GENEVE (AFP) — L'Arabie saoudite a été vivement critiquée vendredi à l'ONU pour ses discriminations à l'égard des femmes, sa pratique de la peine de mort et des châtiments
corporels ou encore les violations des droits des travailleurs migrants.
Devant le Conseil des droits de l'homme, plusieurs pays, majoritairement occidentaux, ont appelé l'Arabie saoudite à prendre des mesures pour mettre fin aux nombreuses violations recensées par
les défenseurs des droits de l'homme dans le pays.
Ces critiques se sont exprimées dans le cadre du "débat interactif" qui constitue le moment fort de l'examen périodique universel (EPU), auquel était soumise l'Arabie saoudite.
Mécanisme essentiel du Conseil des droits de l'homme, l'EPU consiste à passer en revue la situation des droits de l'homme dans chacun des pays membres de l'ONU une fois tous les quatre ans.
L'EPU prévoit qu'après la présentation de son rapport par l'Etat concerné, membres du Conseil -au nombre de 47- et pays
observateurs disposent de deux minutes chacun pour s'exprimer.
A l'instar du Royaume-Uni, du Canada ou de la Norvège, plusieurs pays ont demandé à l'Arabie Saoudite de supprimer le système de tutelle des femmes qui les maintient dans une situation de dépendance dans de très nombreux aspects de la vie privée et professionnelle et restreint leur liberté de mouvement et de travail.
Certains se sont émus du nombre d'exécutions capitales dans le pays et touchant des jeunes de moins de 18 ans, des pays
comme la Suisse ou l'Italie demandant un "moratoire" de la peine de mort "en vue de son abolition".
La Suisse a demandé l'"abolition" des flagellations et amputations et plusieurs pays ont dénoncé les "châtiments corporels".
Autre sujet sensible évoqué, le sort des quelque sept millions de travailleurs migrants, dont bon nombre sont victimes "de formes extrêmes d'abus et d'exploitation
au travail qui se rapprochent parfois de l'esclavage" selon l'organisation Human Right Watch.
La Suède et le Bangladesh ont exprimé leur "préoccupation" à l'égard des femmes migrantes, "en particulier des employées de maison", demandant à l'Arabie saoudite de prendre des mesures pour
améliorer leur situation.
Ces voix critiques sont parvenues à s'exprimer malgré le flot de prises de position très conciliantes par des pays peu enclins à la critique.
Sur les soixante autorisés à s'exprimer au "débat interactif", plus d'une quarantaine ont vanté peu ou prou le bilan du pays l'encourageant à "poursuivre" ses efforts, suscitant en coulisse des commentaires désabusés de certains diplomates.
"Ces louanges adressées par certains Etats à l'Arabie saoudite sont tellement grossiers qu'ils discréditent leurs auteurs", a confié à l'AFP un diplomate occidental.
"Le but de l'EPU n'est pas que les problèmes ne soient soulevés que par les seuls Etats
occidentaux", a-t-il poursuivi.
Dans son rapport, l'Arabie saoudite a défendu son "particularisme religieux et culturel", se présentant comme une "société tribale (qui s'est) rapidement transformée" et "a une expérience limitée
en matière de droits de l'homme dans leur forme moderne", a expliqué Zaid al-Hussein, vice-président de la Commission des droits de l'homme saoudienne.
Pour lui, les rares violations admises sont imputables à des cas individuels et à une mauvaise pratique de l'islam, qui accorde selon lui à travers la loi islamique, la Charia, une large place au concept de droits de l'homme.
LE MAROC
Née le 10 octobre 2003, la Coalition
Nationale pour l'Abolition de la Peine de mort au Maroc (CNAPM) rassemble aujourd'hui 7 ONG :
L'Observatoire Marocain des Prisons / L'
AMDH / Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice / L'OMDH / Le Centre pour les Droits des Gens (CDG) / L'association des barreaux d'avocats au Maroc / Amnesty
International section marocaine.
LA TUNISIE
a également sa Coalition nationale contre la peine de mort, fondée à Tunis le 14 juin
2007 par 7 ONG de défense des droits de l'Homme et une centaine de personnalités des arts, du spectacle et des lettres.
article
L'ALGERIE
Le 10
octobre 2009, la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme) crée l'Alliance algérienne contre la peine de mort. Un premier pas vers l'abolition !
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Hani Ramadan
légitime la lapidation « la lapidation constitue une punition, mais aussi une sorte de purification » écrivait-il dans Le Monde en 2002. Comme en 2008, Hani Ramadan, frère de
Tariq, était encore l'invité du Congrès de l'UOIF 2009 aux côtés de
l'extrême droite lepéniste (Soral, Dieudonné...).
Mais qu'est-ce que la lapidation exactement ? Cliquez sur l'image pour voir la vidéo (insoutenable) proposée par Iran
Resist.
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