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Derniers chiffres officiels

113 condamnés à mort attendent leur exécution dans les "couloirs de la mort" au Maroc (2014)
En 2012, 6 peines de mort ont été prononcées au Maroc et 10 en 2013.

Une situation en totale contradiction avec :

  • - les engagements pris par le Maroc avec les instances de droits de l'Homme,
  • - les recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER)
  • - la nouvelle constitution qui se réfère au droit à la vie et au droit international.

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Nouvelle constitution marocaine

EXTRAITS

Article 20 : “ Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droi t”.

Article 22 : “ Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit et par quelque personne que ce soit, privée ou publique. (...) ”

Abolition !

Le Maroc sera-t-il le second pays arabe (après Djibouti) à abolir la peine de mort? Le royaume pratique depuis 1993 (date de la dernière exécution) un moratoire de fait.
Le débat
est lancé. Juristes, syndicats et partis politiques sont interpellés. Les associations plus que jamais mobilisées.
Le Maroc renforcera-t-il encore son image de pays soucieux des droits de l'homme en abolissant définitivement la peine de mort ?
liste des articles -

ACTU

L'Afrique en marche vers l'abolition. Le Burundi et le Togo abolissent. Le Kenya commue toutes les condamnations à mort (4000). Le Gabon a définitivement aboli la peine de mort (loi votée en février 2011), suivi du Bénin (en août 2011).

Ailleurs : Les élus du Sénat et de la Chambre des représentants du Maryland (Est des Etats-Unis) devraient voter dans les prochains jours une proposition de loi visant à abolir la peine de mort(fév/mars 2013) 

En Tunisie, bien qu'ayant signé le 20 décembre 2012, avec 109 autres Etats, le moratoire des Nations Unies sur l'application de la peine de mort, la Tunisie continue à condamner à mort. En février 2013, le 12 fév 2013, la chambre criminel de la cour d'appel de Sousse condamnait le tueur en série Kamel Lahouel.

En Algérie, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDDH) reçoit en nov. 2011 le feu vert de la présidence de la République pour entamer un programme national devant aboutir à l'abolition de la peine de mort dans la législation algérienne. Mais pourquoi cette proposition de référendum ?
Au Maroc, le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'IER dont l'abolition de la peine de mort. Un Collectif d'ONG appelait en mai 2011 le gouvernement à adopter l'abolition de la peine de mort et à l'inscrire dans la constitution. La Coalition mondiale contre la peine de mort a tenu son assemblée générale du 24 au 26 juin 2011 à Rabat.Le texte intégral de la réforme de la constitution proposée.
Art. 20 : "Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit".
 

- Le Réseau des parlementaires abolitionnistes ont annoncé officiellement, le 4/04/13 lors d'une rencontre avec Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, leur participation au 5ème Congrès mondial contre la peine de mort  organisé par ECPM à Madrid du 12 au 15 juin 2013.  

Mai 2014 : Les détenus franco-marocains emprisonnés au Maroc ne sont plus transférés en France en raison de la suspension des accords de coopération judiciaires entre les deux pays. Ils envisagent de recourir à la grève de la faim pour être entendus. Parmi eux, plusieurs se disent victimes de tortures. Le Maroc semble craindre pleuvoir les plaintes pour torture, après l'affaire des plaintes contre le chef de la DGST Abdellatif Hammouchi

- La peine de mort en 2012 : la carte du monde

25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 21:08

Un Collectif d'ONG a appelé mercredi le gouvernement à adopter l'abolition de la peine de mort et à l'inscrire dans la constitution qui sera prochainement révisée.

 

"Nous appelons les autorités marocaines à constitutionnaliser la droit à la vie en inscrivant l'abolition de la peine de mort dans la prochaine révision constitutionnelle", a déclaré Me Abderahim Jamaï, le président du Collectif pour l'abolition de la peine de mort lors d'une rencontre avec la presse.

M. Jamaï a également appelé les autorités marocaines à adhérer au Protocole de Rome contre la peine de mort.

 

Selon Raphael Chenuil-Hazan, directeur de la Coalition mondiale contre la peine de mort, présent à la conférence de presse, "nous espérons pousser le gouvernement marocain à abolir la peine de mort qui est une négation du droit à la vie".

 

M. Jamaï a aussi appelé à ce que la commission pour la réforme de la constitution, mise en place en mars par le roi Mohammed VI et présidée par le juriste Abdeltif Menouni, "ne soit pas sélective et prévoie l'abolition de la peine capitale".

Lors de cette rencontre, le Collectif marocain a annoncé que la Coalition internationale pour l'abolition de la peine de mort tiendra, pour la première fois dans un pays arabe, sa prochaine assemblée générale à Rabat, du 24 au 26 juin.

 

Selon les chiffres du Collectif marocain contre la peine de mort, 133 personnes condamnées à la peine capitale attendent leur exécution dans les prisons du royaume.

Deux condamnations à mort ont eu lieu au Maroc depuis 1973, la dernière en 1993.

 

Avec afp

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 19:18

logo_Fifdh_2011.jpgLe festival international du film sur les droits de l’Homme du Maroc (FIFDHM) soufflera du 17 au 21 mai à Rabat sa troisième bougie. Cette année, la Tunisie est l’invitée d’honneur. Un hommage sera également rendu au feu Driss Benzekri, figure de proue des droits de l’Homme au Maroc.

 

Cette édition sera forcément singulière car elle intervient dans une conjoncture arabe et marocaine particulière marquée par l’émergence des mouvements de contestation dans plusieurs pays du monde arabe et par le lancement au Maroc de plusieurs chantiers en rapport avec les droits humains déclinés principalement dans l’annonce des réformes constitutionnelles et la décision royale de l’institutionnalisation des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation(IER), la nomination du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) à la place du Conseil constitutionnel des Droits de l’Homme (CCDH) et enfin la création de l’institution l’Intermédiaire «Al Wassit» qui remplace «Diwan al madalim». Ce n’est pas pour rien que la Tunisie ait été choisie comme invitée d’honneur. Ce pays du Maghreb a connu tout récemment «la révolution du jasmin», un mouvement initié principalement par les jeunes pour la revendication des changements politiques économiques et sociaux. Cette édition sera aussi l’aubaine de rendre hommage à l’un des grands militants des droits de l’Homme, en l’occurrence le défunt Driss Benzekri.

Il a œuvré pendant des années pour la consécration des droits humains au Maroc.

Il a été désigné à la tête de l’Instance Equité et réconciliation, créée en 2003 visant à rendre justice aux victimes des violations des droits de l’Homme, une expérience qui a abouti à des recommandations importantes en la matière. Un autre acquis de cette instance, c’est la tenue des audiences publiques diffusées sur les chaînes de télévision.

Ce festival est donc une opportunité de jeter la lumière sur cette phase importante de l’histoire du Maroc et son pilote décédé en 2007.

Pour cette édition, 62 films sont inscrits dont quinze seront en lice.

Ils sont issus de vingt deux pays dont le Canada, le Sénégal, la Tunisie, le Qatar ainsi que ceux de l’Europe. Outre les professionnels, les cinéastes et les critiques du cinéma, des invités de marque égayeront de leur présence cette manifestation et se plancheront ensemble sur l’interactivité entre le cinéma et la situation des droits de l’Homme.

Il s’agit de Moncef Marzouki, militant tunisien, et ex-opposant à l’ancien régime. Il a également annoncé sa candidature à la présidentielle. La sœur de Bouazizi, celui qui a déclenché la contestation en Tunisie, sera aussi de la partie. De l’Egypte, le jeune Wael Ghanim, l’un des initiateurs de la révolution égyptienne et directeur Moyen Orient - Afrique du nord de Google sera au rendez-vous.

Outre les projections, tables rondes et débats, le festival organise un forum sur la thématique « les Jeunes et la Démocratie en Afrique du Nord et au Moyen Orient» en collaboration avec l’organisation Humain Rights.

Soumia Yahia

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 00:47

asdhom.jpgASDHOM

79, rue des Suisses 92000 Nanterre

asdhom@asdhom.org www.asdhom.org

 

 

L’ASDHOM a été informée des violences policières exercées aujourd’hui, 15 mai 2011, par les forces de l’ordre marocaines contre les manifestants du Mouvement 20 février à Témara, non loin de Rabat.

Témara abrite le siège de la Direction de la surveillance du territoire (DST) qui n’est en fait qu’un centre de détention secret et qui a vu passer plusieurs victimes. Plusieurs témoignages relayés par les associations de défense des droits de l’Homme affirment que ce lieu a servi de centre secret de torture après la promulgation de la loi antiterroriste en 2003 après les attentats terroristes de Casablanca.

Le mouvement du 20 février a marché aujourd’hui sur ce centre pour réclamer sa fermeture et la libération de ses « pensionnaires ». Les forces de l’ordre l’en ont empêché en usant de la violence causant plusieurs blessés.

L’ASDHOM soutient les manifestants du 20 février dans leur action et dénonce les violences policières dont ils ont été victimes. Elle dénonce également l’utilisation de ce centre en dehors de tout cadre légal.

 

Elle interpelle les autorités marocaines pour procéder à la fermeture définitive de ce centre, de faire la lumière sur les violations des droits de l’Homme qui y sont perpétrées et réhabiliter toutes les victimes y ayant séjourné.

L’ASDHOM rappelle que les autorités marocaines doivent se conformer aux conventions internationales qui interdisent les enlèvements et la mise au secret de personnes ainsi que tout traitement inhumain, cruel et dégradant.

 

Paris, le 15 mai 2011

Pour le bureau exécutif

Le secrétaire général

Ayad AHRAM




Autres articles et documents sur le sujet :

Aufaitmaroc

RFI Témoignage audio.

AFP dépêche

VIDEO 1 http://youtu.be/W_BGxMh2pZ8 

VIDEO 2 http://youtu.be/JRHMZhColRU 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 01:35

Notre rassemblement d’aujourd’hui s’inscrit dans le cadre du soutien apporté par le comité « Libérez Zakaria Moumni » à la famille Moumni, représentée ici par Mme Taline Moumni, dans son combat contre l’injustice dont a été frappé le champion du monde de Light Contact Zakaria Moumni.

Ce comité de soutien est composé de :

La famille Moumni

L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)

Les Amis de l’AMDH-Paris

Le Forum Marocain Vérité et Justice-Section de France (FMVJ-France)

L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

L’Association des Marocains en France (AMF)

La Voie Démocratique (VD)

Le Parti de l’Avant-garde Démocratique et Socialiste (PADS)

Le Forum pour la Solidarité et la Citoyenneté des Marocains à l’Etranger (FSCME)

Le Parti Socialiste Unifié (PSU)

liberez-Zakaria-Moumni.JPGCe comité reste ouvert à tous les soutiens et entend mener des actions de solidarité avec Zakaria Moumni en interpellant les autorités marocaines. Et c’est dans cette dynamique que s’inscrit notre premier rassemblement d’aujourd’hui devant l’Ambassade du Maroc à Paris.

Zakaria Moumni a décroché le titre de champion du monde en 1999 à Malte. A ce titre et comme le prévoit le décret du 9 mars 1967, il avait droit à un poste de conseiller sportif au sein de la Fédération marocaine. Lui, il n’en a pas bénéficié et quand il a osé réclamer ce droit, il s’est vu condamner à 3 ans de prison ferme, le 4 octobre 2010, dans un procès monté de toutes pièces.

Il a été enlevé le 27 septembre 2010 à l’aéroport de Rabat à sa descente de l’avion en provenance de Paris où il vit depuis plusieurs années avec sa femme Taline Moumni.

Il a été conduit discrètement, les yeux bandés, au centre de torture de Témara où il a subi les pires sévices. Sous la torture et les yeux toujours bandés, Zakaria a signé des documents qui vont le faire condamner dans un procès expéditif, tenu le jeudi 30 septembre 2010 sans avocat, ni témoins, dans une salle quasi vide.

Son épouse, Madame Taline Moumni, n’avait aucune nouvelle de lui jusqu’à ce que Maître Abderrahim Jamai ait pris en charge le dossier. Elle a enfin découvert que Zakaria a été condamné pour « escroquerie » suite à une soi-disant plainte déposée par deux personnes de nationalité marocaine à qui il aurait promis un contrat de travail en Europe. Personne n’a vu ces « plaignants » qui ne se sont jamais présentés aux différentes audiences du procès. Les recherches effectuées par Maître Jamai et les demandes formulées pour une confrontation avec ces « plaignants » sont restées infructueuses.

Le comité « Libérez Zakaria Moumni » a demandé, par tous les moyens de communication possible (Mail, Lettre A/R, Téléphone), une audience à l’Ambassadeur du Maroc en France pour l’interpeller, à l’occasion de ce rassemblement, sur le dossier de Zakaria. L’Ambassade n’a même pas daigné répondre au comité.

Comment peut-on interpréter ce refus de recevoir le comité ?

Notre Ambassade serait-elle soumise aux ordres comme l’est la justice au Maroc ?

Cette justice qui a condamné lourdement Zakaria par ce qu’il a osé dénoncer la corruption au sein de la Fédération de boxe au Maroc et réclamer ses droits.

Nous n’acceptons pas cette injustice qui caractérise l’Etat de non droit qui prévaut au Maroc.

Nous ne lâcherons pas et nous ne laissons pas tomber la famille Moumni dans sa quête de liberté et de dignité pour Zakaria.


Comité « Libérez Zakaria Moumni »

Paris, le 13 mai 2011
http://www.liberez-zakaria-moumni.org

 

 


 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 13:59

190 détenus politiques et d'opinion, dont la plupart sont de la "Salafia jihadia", ainsi que les groupes de Belliraj et Tamek et le détenu d'opinion Chakib Khyari ont été libérés par grâce royale.

 

Ce matin du jeudi, on apprend la libération de plusieurs groupes de détenus politiques et d'opinion. La rumeur autour de leur libération avait circulé il y a près d'un mois de celà.

Les cinq détenus du groupe Belliraj, accusés de terrorisme dans un pàrocès jugé inéquitable par leurs avocats, ainsi que les organisations nationales et internationales des droits de l'homme sortiront et seront reçus dans un premier temps par le Conseil national des droits de l'homme. Ils marcheront ensuite avec leurs familles et les militants jusqu'à la salle des conférences du Club des avocats de Rabat, où on les accuillira.

Les détenus Sahraouis du groupe de Salem Talmek ont été également libérés. Les quatre prisonniers arrêtés en Septembre 2009, et présentés dans un premier temps devant le tribunal militaire pour répondre à des accusations comme l'intelligence avec l'ennemi.

A aussi été libéré, le militant des droits de l'homme Chakib El Khiyari, qui avait été condamné à trois ans de prison en février 2010 pour "atteinte à corps constitués", "infraction au code des changes", et "dépôt de fonds dans une banque étrangère sans l'autorisation", dans un procès qualifié de politique par les ONG des droits de l'homme.

Par ailleurs, des mesures d'allègement de peines ont été prises au profit des prisonniers de la Salafia jihadia, détenus à la prison de Salé.


Message de A. Ahram (ASDHOM) :

 

Je viens d’avoir au téléphone la femme de Sriti, l’un des prisonniers politiques du groupe Belliraj. Elle me confirme leur libération survenue vers 11h (heure locale) aujourd’hui. Les prisonniers d’opinion sahraouis ainsi que le défenseur des droits de l’Homme Chakib El Khyari sont de la partie également. Ils se dirigent actuellement au Conseil National des Droits de l’Homme pour une conférence de presse en présence de leurs familles.

Une page se tourne, mais le combat lui, continue.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 19:39

Mustapha El Manouzi : Le FVJ contre le principe de la sacralité des institutions

Le Forum vérité et justice (FVJ) a présenté, lundi 11 avril, ses propositions pour la réforme constitutionnelle. Le mémorandum du FVJ demande que la nouvelle Constitution consacre la suprématie du texte constitutionnel et qu’elle mentionne clairement la supériorité des traités internationaux relatifs aux droits de l’Homme sur le droit interne. La copie du FVJ propose de consacrer un chapitre spécial dans la Constitution aux droits de l’Homme qui détaille les droits sociaux, économiques et politiques des citoyens. Le FVJ demande, également, que le gouvernement assume pleinement la responsabilité d’assurer la protection des droits de l’ Homme. Il suggère, en outre, d’interdire le cumul de pouvoirs, de supprimer le principe de la sacralité des institutions et de consacrer le principe de la séparation des pouvoirs. Présidé par Mustapha El Manouzi, le FVJ veut instaurer l’incompatibilité de l’exercice des grandes responsabilités publiques avec l’exercice d’une activité financière ou économique, comme il demande de constitutionnaliser les instances nationales des droits de l’Homme et l’Instance centrale de prévention de la corruption. Concernant le volet identitaire, le mémorandum indique que l’arabe et l’amazigh sont les deux langues officielles du Royaume. Evoquant la justice, le FVJ demande le renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire, comme il précise que le Conseil supérieur de la magistrature doit être le garant de l’indépendance de la justice. La copie du Forum propose, par ailleurs, l’élargissement du domaine de la loi et que le Parlement exerce seul le pouvoir législatif. Le FVJ veut aussi que le gouvernement veille sur la politique interne et externe du pays et exerce les pouvoirs organique et exécutif.

 

Khadija Rouissi : Bayt al Hikma propose une monarchie parlementaire dualiste

Le mémorandum de l’Association Bayt al Hikma présidée par Khadija Rouissi propose que le préambule fasse partie intégrante de la Constitution et selon lequel le Royaume du Maroc, Etat souverain, est un pays musulman, riche de sa diversité religieuse, linguistique et culturelle, dont les langues officielles sont l’arabe et l’amazigh. Bayt al Hikma propose une monarchie parlementaire dualiste, démocratique et sociale, où l’Islam est la religion officielle, «non la religion d’Etat» précise Mme Rouissi. «La qualification de la monarchie comme parlementaire dualiste correspond mieux à la nouvelle configuration de répartition des compétences entre les deux pôles de l’exécutif, et entre l’exécutif et le Parlement conformément au quatrième fondement énoncé dans le discours royal du 9 mars 2011», explique-t-elle. L’abolition de la peine de mort est également proposée. Pour Mme Rouissi, le chapitre des droits de l’Homme doit être exhaustif, donc la Constitution garantit 12 droits dont l’inviolabilité, le respect et la protection de la dignité humaine, le droit à la vie, à l’intégrité physique et mentale, le droit à la liberté et à la sûreté, le droit au respect de la vie privée, familiale et le respect de secret des correspondances, le droit à la protection des données à caractère personnel, le droit de se marier et le droit de fonder une famille, la liberté d’opinion, la liberté d’expression... Il faut aussi garantir que «Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants».

 

Amina Bouayach : L’OMDH pour un Conseil supérieur de la magistrature présidé par un juge élu

L’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH) a présenté, lundi 11 avril, ses propositions pour la réforme de la Constitution. Devant la Commission Mennouni, l’OMDH a plaidé pour la mise en place d’une Constitution qui assure aux citoyens leur droit de participer à la gestion des affaires publiques en leur accordant la possibilité de choisir leurs représentants à travers des élections honnêtes et transparentes. C’est ce qu’a indiqué Saïd El Bekri, membre du Conseil national de l’OMDH, dans une déclaration à ALM. Selon la même source, l’OMDH demande que la nouvelle Constitution consacre un chapitre aux droits de l’Homme. D’ailleurs, le mémorandum de l’OMDH, tel que présenté par M. El Bekri, détaille les droits et les libertés politiques, économiques, sociaux et culturels ainsi que la nouvelle génération des droits de l’Homme que le texte constitutionnel est appelé à consacrer. Pour ce qui est des institutions et pouvoirs constitutionnels, l’OMDH demande le renforcement de l’indépendance du pouvoir exécutif ainsi que le renforcement des prérogatives du Premier ministre. Concernant la justice, l’OMDH propose dans son mémorandum que le pouvoir judiciaire soit indépendant à l’égard des autres pouvoirs. Pour ce faire, l’OMDH, dont la présidente Amina Bouayach est membre de la CCRC, suggère que les juges soient indépendants à l’égard du ministère de la Justice et que ce dernier s’occupe seulement des affaires administratives. L’OMDH demande, en outre, que le Conseil supérieur de la magistrature, présidé par un juge élu, soit le garant de l’indépendance de la Justice. Concernant les mécanismes de contrôle et de la bonne gouvernance, le mémorandum de l’OMDH propose de renforcer le rôle du Parlement en matière de contrôle de la gestion des ressources de l’Etat.

 

Fouzia Assouli. : La LDDF pour constitutionnaliser les droits fondamentaux des femmes

La constitutionnalisation de l’égalité homme-femme, l’inscription des droits fondamentaux des femmes et la garantie de leur application constituent les grandes lignes des propositions que devait présenter Fouzia Assouli à la Commission Mennouni lundi après midi. Mme Assouli représentera la Ligue démocratique des droits de la femme (LDDF) mais aussi leur réseau des femmes solidaires. Et ce à travers un mémorandum détaillé qui recoupe les soucis des femmes de 122 associations et coopératives régionales de femmes ainsi que de femmes issues de l’immigration. Elle devra présenter un deuxième mémorandum au nom du Printemps féminin de la démocratie et de l’égalité qui regroupe 18 associations, étant membre du comité pilote de ce collectif. Selon elle, la participation à cette Commission constitue un tournant historique qui impose d’être clair dans le choix démocratique. «Outre la séparation de pouvoir, la démocratie réside dans un ensemble de valeurs et de droit qui doivent être garantis et respectés», explique la présidente de la LDDF. «Les 51% de la société marocaine ne doivent plus être considérés comme des citoyens de seconde zone. Dans 15 ans, la majorité des cadres du Maroc seront des femmes. Il faut donc constitutionnaliser la citoyenneté complète de la femme», a souligné Mme Assouli.

 

Jamal Chahdi : Le CDG demande la suppression de la Chambre des conseillers

Contacté par Mennouni , le Centre des droit des gens (CDG) présentera un mémorandum à la Commission dans les quatre jours qui suivent, a indiqué à ALM Jamal Chahdi, son président. Parmi les propositions, on note la constitutionnalisation des droits des femmes notamment l’égalité de leur représentation dans tous les conseils, la constitutionnalisation de l’égalité entre les citoyens en dehors de toute discrimination liée au sexe, à la religion ou à la race, la suprématie des conventions internationales sur les lois nationales, ainsi que le respect des droits de l’Homme tels que précisés dans la déclaration des droits universels. Dans son mémorandum, le CDG appelle à une véritable séparation des pouvoirs, ainsi que l’indépendance de la justice. «Les juges et la Cour suprême ne doivent plus être dépendants du ministère de la Justice», précise M Chahdi. Aussi selon lui, le découpage régional doit prendre en compte les spécificités culturelles de chaque région quitte à augmenter leur nombre et ce pour une mise en place d’une autonomie de chaque région. Le renforcement du pouvoir des élus qui ne doivent plus dépendre du ministère de l’Intérieur, leurs critères (Les élus doivent avoir un niveau d’étude supérieur ou égale au Bac, et doivent aussi déclarer leur bien et rendre compte de leur bilan) figurent aussi parmi les propositions du CDG au même titre que la suppression de la deuxième Chambre. La reddition des comptes du conseil administratif des régions doit se faire avec le contrôle de la société civile. Aussi, les préfectures doivent consolider le principe d’égalité des sexes et mettre en place des centres pour femmes. La Constitution doit également consolider la démocratisation des subventions pour les associations selon des critères sains et objectifs loin de tout clientélisme.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 02:02
sur le site lakome
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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 01:15

affiche_spectateur.JPGPour célébrer la Journée Internationale du Théâtre, la compagnie Teatr Daha-Wassa, avec le soutien du Ministère de la Culture et en collaboration avec le Théâtre National Mohammed V, présente

 

dimanche 27 mars à 19h au Théâtre de l’Institut Cervantes de Casablanca sa nouvelle production en darija "Le spectateur condamné à mort” de l’auteur roumain Matéi Visniec avec mise en scène d’Ahmed Hammoud.

 

Spectacle en darija. Entrée de 20dh sur place

 

Il s'agit d'une comédie absurde, -une parmi les premiers combats de Matei Visniec-, qui dénonce les parodies de justice.

La troupe Teatr Daha Wassa, qui signifie “Ici et Maintenant”, est née suite à la rencontre de jeunes artistes de tous les horizons dans un atelier libre donné par l'Institut supérieur d'art dramatique et d'animation culturelle (ISADAC). Elle veut proposer une manière différente de faire du théâtre, ouverte sur le public, en apportant une vision nouvelle de la création artistique au Maroc et établir des rapports stimulants avec les jeunes.

Né en 1956 en Roumanie sous Ceausescu, Matei Visniec est historien et philosophe de formation. Poète, il publie ses premiers textes en 1972. Il passe plus tard au théâtre, censuré par le régime communiste.
Aujourd'hui, il vit à Paris et travaille pour Radio France Internationale en tant que journaliste. L'auteur compte près de 25 pièces (des pièces jouéers dans le monde entier),
"Le spectateur condamné à mort" a été écrit en 2006. Depuis la chute du communisme, Matéi Visniec est l'auteur dramatique le plus joué en Roumanie.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 08:05

Aux Etats Unis, l'Illinois abolit la peine de mort. Le gouverneur de l'Etat du Midwest où se trouve Chicago a signé le décret d'abolition le 9 mars. L'Illinois est le 16e Etat américain à abandonner la peine capitale.

 

Deux mois après son adoption par le Parlement de l'Illinois, le texte abolissant la peine de mort dans l'Etat-fief du président Obama a été ratifié par le gouverneur.

 

Elu au mois de novembre dernier, Pat Quinn s'était prononcé pour la peine de mort, à plusieurs reprises. « Cela a été une décision difficile à prendre » a reconnu le gouverneur de l'Illinois qui devrait commuer dans les tous prochains jours les peines des 15 condamnés, actuellement dans le couloir de la mort, en peine de prison à vie sans possibilité de libération.

 

L'Illinois, où depuis 1976 et le retour de la peine de mort aux Etats-Unis, 12 personnes seulement ont été exécutées. Mais « depuis 1977, a rappelé Pat Quinn dans son discours, l'Illinois a sorti 20 personnes du couloir de la mort dont 7 ont été disculpées. C'est un record qui doit nous faire réfléchir », conclut le gouverneur.

 

Sur le plan national, 46 personnes ont été exécutées en 2010. En 1999, elles étaient 98 à avoir subi la peine capitale. L'Illinois est le 16e Etat à abolir la peine de mort. Il en faudrait 26 sur 50 pour espérer obtenir de la Cour suprême qu'elle l'abolisse sur tout le territoire américain.

 

Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 01:00

Sebbar : La création du CNDH, une étape très avancée dans le processus de respect des droits de l'homme au Maroc

 

La mise en place du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) constitue une étape très avancée dans le processus institutionnel de défense et de respect des droits de l'Homme au Maroc, a affirmé Mohamed Sebbar, secrétaire général de cette nouvelle institution.

 

«Ce conseil constitue une étape plus avancée que ce qui existait auparavant, compte tenu des prérogatives expliquées dans le Dahir le régissant», a indiqué Sebbar qui était l'invité, mardi soir, de l'émission ‘Daif wa Hadath» de la chaîne internationale ‘France 24'.

 

«Ce dahir garantit l'indépendance des membres du Conseil, de son président et de son secrétaire général, qui ne seront jamais questionnés sur des faits, des gestes ou des paroles concernant l'exercice de leurs fonctions», a-t-il ajouté, soulignant que «cette indépendance n'est pas seulement garantie par le texte mais aussi par les personnes».

 

Concernant les dossiers qu'il juge prioritaires pour le CNDH, Sebbar a indiqué que «parmi les nouvelles prérogatives du Conseil, c'est qu'il peut s'opposer de lui-même à toute atteinte aux droits de l'Homme», précisant que «tous les dossiers sont ouverts», car «le Maroc a déjà connu un progrès dans le domaine des droits de l'Homme, progrès qui était peut être relatif et limité au début des années 90».

 

«Nous avons ouvert avec beaucoup d'audace et de courage les dossiers du passé», a-t-il insisté, notant que «le Maroc se distingue par une grande dynamique de sa société civile, avec à sa tête les associations des droits de l'Homme qui ont su imposer leur agenda».

«Nous avons parcouru de grandes étapes, mais nous n'avons pas encore répondu aux attentes de ces associations», a-t-il toutefois relevé.

 

Il est donc de «notre devoir de contribuer avec force à élargir le champ des libertés, à garantir l'accès de tous les citoyens à leurs droits élémentaires, et à asseoir les bases de l'Etat des droits de l'Homme, de la citoyenneté, de l'égalité et de la dignité», a-t-il dit.

Interrogé sur les conditions de détention en milieu carcéral au Maroc, le Secrétaire général du CNDH a indiqué que parmi les prérogatives du nouvel organisme figure «le droit de visiter les prisons et de s'assurer que les détenus vivent dans des conditions exemplaires».

Pour lutter contre le surpeuplement dans les prisons, il a jugé important de revoir l'application des peines pour que les établissements pénitenciers du royaume ne soient pas seulement un lieu de punition mais plutôt des institutions qui contribuent à l'intégration des prisonniers dans la société.

 

A la question de savoir si la peine de mort pourrait être abolie au Maroc, considéré comme un «Etat abolitionniste de fait», Sebbar a souligné que «le Royaume n'applique pas cette peine qui touche un droit sacré de l'être humain, le droit à la vie».

 

Il a rappelé que l'abolition fait partie des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation, affirmant par la même occasion «soutenir» la demande des organisations internationales, régionales, arabes et marocaines, des droits de l'Homme pour son abolition.

 

Interrogé sur les manifestations du 20 février dernier, le secrétaire général du CNDH a souligné que ces mouvements «ont prouvé que nous avons une jeunesse mûre, responsable et enthousiaste», notant que leurs revendications sont «légitimes», et qu'«il faudrait les prendre en considération dans tout ce qui concerne la réforme générale dans notre pays».

 

Il a, en revanche, estimé «impossible de comparer ce qui se passe au Maroc à ce qui se passe dans d'autres pays arabes dans le domaine des droits de l'Homme».

«Nous avons comme ambition de ne pas nous comparer aux autres pays arabes mais aux pays de l'autre rive de la Méditerranée», a-t-il dit, estimant toutefois que «ce qui s'est passé en Tunisie ou en Egypte, nous rend enthousiaste pour franchir de nouvelles étapes dans le processus de réformes dans notre pays».

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Published by Le Maroc contre la peine de mort - dans Presse Maroc
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CoalitionsMaghreb

LE MAROC
Née le 10 octobre 2003, la Coalition Nationale pour l'Abolition de la Peine de mort au Maroc (CNAPM) rassemble aujourd'hui 7 ONG :

L'Observatoire Marocain des Prisons / L' AMDH / Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice / L'OMDH / Le Centre pour les Droits des Gens (CDG) / L'association des barreaux d'avocats au Maroc / Amnesty International section marocaine.
LA TUNISIE
a également sa Coalition nationale contre la peine de mort, fondée à Tunis le 14 juin 2007 par 7 ONG de défense des droits de l'Homme et une centaine de personnalités des arts, du spectacle et des lettres.
article

 

 

 

 

 

L'ALGERIE
Le 10 octobre 2009, la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme) crée l'Alliance algérienne contre la peine de mort. Un premier pas vers l'abolition !

 

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Algérie, Tunisie, Maroc.
Qui abolira en premier ?

* L'Algérie est le seul pays arabe à avoir voté pour la résolution en faveur d'un moratoire sur la peine de mort adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 2007

* La Tunisie. Le président Ben Ali s'était engagé à ne jamais signer l'exécution d'un condamné à mort (interview du Figaro Magazine, nov. 2007). Le gouvernement de transition a annoncé qu'il allait signer le 2ème protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort .

* Le Maroc Le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation comprenant l'abolition de la peine de mort. Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) mis en place par le roi en mars 2011 devrait agir en ce sens.  

 

________

 

Etat des lieux de la peine de mort au Maroc (vidéo)  http://www.dailymotion.com/video/xl8sln_mustapha-znaidi-au-rassemblement-de-soutien-a-troy-davis-a-paris-21-09-2011_news 

 

TORTURE / Sur les 141 pays au monde accusés par Amnesty International de pratiquer la torture, le Maroc figure parmi les cinq États où la pratique de la torture est la plus systématique.

Hchouma !

 
Top 5 des pays exécuteurs : Chine (2400 exécutions!), Iran, Irak, Arabie saoudite, États-Unis  (2013). 
La Chine, l’Iran et les États-Unis ont constamment figuré sur la liste des 5 pays ayant exécuté le plus grand nombre de prisonniers depuis les six dernières années. La Chine est responsable, et de loin, du plus grand nombre d’exécutions.