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Derniers chiffres officiels

113 condamnés à mort attendent leur exécution dans les "couloirs de la mort" au Maroc (2014)
En 2012, 6 peines de mort ont été prononcées au Maroc et 10 en 2013.

Une situation en totale contradiction avec :

  • - les engagements pris par le Maroc avec les instances de droits de l'Homme,
  • - les recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER)
  • - la nouvelle constitution qui se réfère au droit à la vie et au droit international.

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Nouvelle constitution marocaine

EXTRAITS

Article 20 : “ Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droi t”.

Article 22 : “ Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit et par quelque personne que ce soit, privée ou publique. (...) ”

Abolition !

Le Maroc sera-t-il le second pays arabe (après Djibouti) à abolir la peine de mort? Le royaume pratique depuis 1993 (date de la dernière exécution) un moratoire de fait.
Le débat
est lancé. Juristes, syndicats et partis politiques sont interpellés. Les associations plus que jamais mobilisées.
Le Maroc renforcera-t-il encore son image de pays soucieux des droits de l'homme en abolissant définitivement la peine de mort ?
liste des articles -

ACTU

L'Afrique en marche vers l'abolition. Le Burundi et le Togo abolissent. Le Kenya commue toutes les condamnations à mort (4000). Le Gabon a définitivement aboli la peine de mort (loi votée en février 2011), suivi du Bénin (en août 2011).

Ailleurs : Les élus du Sénat et de la Chambre des représentants du Maryland (Est des Etats-Unis) devraient voter dans les prochains jours une proposition de loi visant à abolir la peine de mort(fév/mars 2013) 

En Tunisie, bien qu'ayant signé le 20 décembre 2012, avec 109 autres Etats, le moratoire des Nations Unies sur l'application de la peine de mort, la Tunisie continue à condamner à mort. En février 2013, le 12 fév 2013, la chambre criminel de la cour d'appel de Sousse condamnait le tueur en série Kamel Lahouel.

En Algérie, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDDH) reçoit en nov. 2011 le feu vert de la présidence de la République pour entamer un programme national devant aboutir à l'abolition de la peine de mort dans la législation algérienne. Mais pourquoi cette proposition de référendum ?
Au Maroc, le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'IER dont l'abolition de la peine de mort. Un Collectif d'ONG appelait en mai 2011 le gouvernement à adopter l'abolition de la peine de mort et à l'inscrire dans la constitution. La Coalition mondiale contre la peine de mort a tenu son assemblée générale du 24 au 26 juin 2011 à Rabat.Le texte intégral de la réforme de la constitution proposée.
Art. 20 : "Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit".
 

- Le Réseau des parlementaires abolitionnistes ont annoncé officiellement, le 4/04/13 lors d'une rencontre avec Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, leur participation au 5ème Congrès mondial contre la peine de mort  organisé par ECPM à Madrid du 12 au 15 juin 2013.  

Mai 2014 : Les détenus franco-marocains emprisonnés au Maroc ne sont plus transférés en France en raison de la suspension des accords de coopération judiciaires entre les deux pays. Ils envisagent de recourir à la grève de la faim pour être entendus. Parmi eux, plusieurs se disent victimes de tortures. Le Maroc semble craindre pleuvoir les plaintes pour torture, après l'affaire des plaintes contre le chef de la DGST Abdellatif Hammouchi

- La peine de mort en 2012 : la carte du monde

14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 13:08

La section marocaine d'Amnesty International rêve d'un Maroc exempt de peine mort. Raison pour laquelle elle a choisi de célébrer la journée mondiale de droits humains sous ce mot d'ordre.

A cette occasion, une lettre vient d'être expédiée à l'adresse du ministre de la Justice sommant le gouvernement à «prendre les mesures nécessaires» pour soutenir la résolution onusienne relative au moratoire universel sur les exécutions qui sera votée le 18 décembre par l¹Assemblée générale des Nations unies.

«La peine de mort ne doit pas avoir place dans toute société qui prétend valoriser les droits de l¹homme, l¹intimité de la personne et sa dignité» note Amnesty Maroc, avec l¹appui de nombreux arguments contre la peine capitale.
La violation du droit sacré à la vie, les erreurs judiciaires, le recours à cette peine pour la liquidation d¹opposants politiques, exacerbation des sentiments de revanche et de haine, absence d¹effet dissuasif sue la criminalité.
«Nous vous invitons d¹entreprendre des pas palpables pour garantir, sans retard, la signature et l¹approbation de la résolution» précise la lettre.
Outre cette initiative auprès du gouvernement, Amnesty Maroc organise en collaboration avec le Barreau d¹avocats de Tanger, demain samedi un sit-in symbolique d¹une heure à la place de l¹ONU au centre ville, partir de 16h à laquelle prendront part des acteurs politiques et associatifs favorables à l¹abolition abolitionnistes et défenseurs des droits de l¹homme.
Une table ronde sur le thème «Peine de mort : Où va le Maroc ?» sera organisée et caractérisée par l¹ouverture de pétitions à signer.
Par ailleurs, un atelier de formation sur les techniques d¹éducation sur les droits de l¹homme aura lieu à Marrakech dès ce vendredi.
En commémorant la journée mondiale des droits de l¹homme dans une ambiance de mobilisation en faveur du moratoire sur la peine de mort, Amnesty Maroc lance un appel à la société civile, partis politiques, syndicats et public pour «adhérer à sa campagne visant à l¹abolition de la peine de mort au Maroc et dans le reste du monde».
Il est à souligner que la résolution onusienne relative au moratoire sur la peine de mort a été adoptée en novembre dernier par la troisième commission à une majorité de 99 voix contre 52. Le Maroc a choisi de s¹abstenir à l¹instar de 32 autres pays.

Mustapha Znaidi

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 13:19


Le Maroc s’abstiendra à l’ONU, le 16 décembre prochain, lors du vote de la résolution instituant un moratoire sur la peine de mort. Cette décision est un recul, comparée aux engagements (pour l’abolition) pris par feu Mohamed Bouzoubaâ, l’ex- ministre de la Justice, et feu Driss Benzekri, ex-président du CCDH.

Cependant, une lueur d’espoir persiste : “Le ministre de la Justice, Abdelouahed Radi, a lancé un appel aux juges pour ne plus prononcer des peines capitales. Et cela ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd”, nous a déclaré Youssef Madad, membre de l’Observatoire marocain pour l’abolition de la peine de mort. Pendant ce temps, 125 condamnés attendent toujours dans les couloirs de la mort.

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 14:00

Le Maroc, pays «abolitionniste de fait», s'abstiendra lors du vote, le 16 décembre, d'une résolution de l'Assemblée générale de l'ONU instituant un moratoire de la peine de mort.


Le Maroc ne se prononcera pas contre la peine de mort lors du prochain vote par l'Assemblée générale des Nations unies d'une résolution visant à instituer un moratoire de la peine capitale.  L'annonce a été faite, mardi, par le ministre de la Justice, Abdelouahed Radi, devant la Chambre des conseillers.
«Il y a débat au Maroc entre les abolitionnistes et les partisans du maintien de la peine de mort. Nous nous abstiendrons car nous ne sommes pas  encore arrivés à trancher», a déclaré M. Radi.
«On ne peut pas improviser des positions du jour au lendemain sur ce genre  de questions», a-t-il ajouté. Le ministre a néanmoins précisé que des discussions sont en cours  avec des ONG marocaines abolitionnistes, mais également avec des pays arabes et  musulmans sur cette question.
«Actuellement au Maroc, il n'y a consensus ni sur l'abolition ni sur le  maintien de la peine de mort», a souligné M. Radi.  Mais «le Maroc a une ferme volonté de faire en sorte que les tribunaux ne  prononcent plus ce genre de verdicts qui n'est plus accepté», a déclaré le ministre, ajoutant que depuis 1973, seules deux condamnations à mort ont été exécutées, la dernière il y a 14 ans. À noter que «le nombre de Marocains condamnés à cette peine s'élève actuellement à 125  personnes», a-t-il précisé. Par ailleurs, la résolution qui sera votée le 16 décembre par l'Assemblée générale de  l'ONU avait été adoptée en commission en novembre. Elle engage tous les Etats  qui pratiquent la peine capitale «à instituer un moratoire sur les exécutions en vue d'abolir la peine de mort».  Un réseau d'ONG marocaines réclame régulièrement l'abolition de la peine de  mort. Le Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) avait soutenu  cette demande. La position du Maroc par rapport à la peine de mort «reste, à plusieurs égards, ambiguë», juge un récent rapport de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH). Le rapport publié au terme d'une mission d'enquête sur la situation de la peine de mort au Maroc, estime que «d'un côté, les tribunaux continuent à prononcer la peine de mort pour des actes de terrorisme comme pour des crimes de droit commun». De l'autre côté, précise le même document, plusieurs manifestations publiques sur la peine de mort ont pu être organisées «avec succès, bénéficiant notamment d'une large couverture médiatique».
De même, souligne-t-on auprès de cette organisation qui regroupe quelque 155 organisation de défense des droits de l'Homme à travers le monde, plusieurs déclarations émanant de représentants des autorités ainsi que du Conseil consultatif des droits de l'Homme,CCDH, sur «une très probable et imminente abolition» ont été faites au cours des dernières années. «Nous souhaitons que la peine de mort soit abolie (...) et, qu'avec le  soutien de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l'interdiction absolue de la peine capitale soit inscrite dans la Constitution», avait déclaré en mars dernier l'ancien président du CCDH, Driss Benzekri, décédé le 20 mai. De même, d'autres acteurs concernés par la question à l'échelle de notre pays, notamment les parlementaires et la société civile, «se sont ouverts au débat sur ce sujet qui, aujourd'hui, ne semble plus tabou», souligne le rapport de l'ONG.
L'organisation note en ce sens, des «développements encourageants» et une «mobilisation croissante» de la société civile au sein de notre pays. En outre, au Maroc aucune personne n'a été exécutée depuis 1993, ce qui en fait un pays «abolitionniste de fait».


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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 13:00

Abdelouahed Radi

" le Maroc a une ferme volonté de faire en sorte que les tribunaux ne prononcent plus ce genre de verdicts qui n'est plus accepté ".

(Devant la Chambre des conseillers, décembre 2007)

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 03:30

Le Maroc se dirige progressivement vers un règlement de la problématique de la peine capitale, d'abord en diminuant le nombre des jugements, puis en ordonnant des sursis à leur exécution avant de les abolir définitivement, a affirmé le ministre de la Justice, Abdelwahed Radi.

La peine de mort n'est plus acceptée, a estimé M. Radi qui répondait mardi à une question à la Chambre des Conseillers, ajoutant qu'il s'agit d'une problématique compliquée qui, outre sa dimension légale, obéit à des considérations politiques, philosophiques, religieuses et morales, liées aux spécificités de chaque société.

Il n'y a pas d'unanimité au Maroc autour de l'abolition de la peine capitale ni autour de son maintien, d'où l'importance d'approfondir le débat sur cette question, a-t-il souligné.

Parallèlement, le Maroc contribue avec sérieux à ce débat aussi bien au niveau national (associations des droits de l'Homme) qu'international (Nations unies, organisations arabes et islamiques), a affirmé le ministre.

Il a également rappelé le colloque organisé par le ministère de la Justice en 2004 à Meknès, et qui a recommandé le recours à la démarche progressive dans le règlement de cette problématique.

Cette rencontre a constitué un tournant dans ce dossier, a fait remarquer M. Radi, précisant que suite à ce colloque, la nouvelle Loi pénale a diminué de 22 à 11 le nombre des crimes passibles de la peine de mort.

Depuis 1973, 133 personnes ont été condamnées à mort, et seulement deux d'entre elles ont été exécutées, a relevé M. Radi, ajoutant que le dernier cas d'exécution a eu lieu il y a 14 ans et que le nombre des condamnés à cette peine s'établit actuellement à 125 personnes.

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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 17:41

NEW YORK (AFP) — Une commission de l'Assemblée générale de l'ONU a adopté pour la première fois jeudi, à l'issue d'un débat houleux, une résolution appelant à un moratoire sur les exécutions en vue de l'abolition totale de la peine de mort.

Cette résolution, rédigée par l'Italie et parrainée par 87 Etats, a été adoptée par 99 voix contre 52, avec 33 abstentions, par la 3e commission de l'Assemblée, chargée des affaires sociales, humanitaires et culturelles.

En conséquence, son adoption définitive par l'Assemblée générale, où siègent les 192 Etats membres de l'ONU, ne devrait pas poser de problèmes et pourrait intervenir début décembre, selon les diplomates.

Les Etats-Unis et un certain nombre de pays en voie de développement ont voté contre la résolution. Les opposants avaient déposé de nombreux amendements pour tenter de diluer le texte mais ceux-ci ont tous été repoussés.

La résolution stipule que l'application de la peine de mort "porte atteinte à la dignité humaine", qu'"il n'y a pas de preuve irréfutable" qu'elle a un effet dissuasif et que toute erreur judiciaire dans son application est "irréversible et irréparable".

Elle engage tous les Etats qui pratiquent la peine capitale "à instituer un moratoire sur les exécutions en vue d'abolir la peine de mort". Elle les appelle également à "limiter progressivement l'application de la peine de mort et réduire le nombre d'infractions qui emportent cette peine".

Elle engage enfin les Etats qui ont aboli la peine de mort "à ne pas l'introduire de nouveau".

Deux précédentes tentatives pour faire adopter une telle résolution par l'Assemblée générale de l'ONU ont échoué en 1994 et 1999.

Selon Amnesty international, 133 pays ont aboli la peine de mort par la loi ou en pratique, tandis que 64 pays et territoires conservent et utilisent ce châtiment, même si le nombre d'Etats qui le pratiquent à une fréquence annuelle est largement inférieur à ce chiffre.

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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 17:37
"Faire preuve de réalisme"

La Commission des Nations unies aux droits de l’homme a adopté un projet de résolution appelant à un moratoire sur la peine de mort. Ce n’est pas le premier texte adopté sur ce sujet. Qu’apporte-t-il de nouveau ?

- L’initiative de ce texte revient à l’Italie, soutenue dans sa démarche par d’autres pays européens. Ce n’est pas une initiative du Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, qui par ailleurs soutient l’abolition de la peine de mort. L’idée des auteurs est de donner par le biais de ce texte une impulsion à un mouvement croissant contre la peine de mort. Car chaque année, le soutien à une résolution contre la peine de mort est de plus en plus important. Ce mouvement traduit l’évolution des mentalités, des mœurs, des avancées dans la façon de concevoir la justice. L’humanité a mis du temps avant de reconnaître l’égalité de tous les hommes en adoptant la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il lui faut du temps aussi pour abolir la peine de mort. Le premier texte international qui a été ratifié sur la peine de mort remonte aux années 70. Il s’agit du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Cette fois il s’agit cependant d’un appel à un moratoire mondial et non à l’abolition de la peine de mort. Pourquoi avoir revu les exigences à la baisse ?

- Les auteurs du texte font preuve de réalisme en voulant une approche progressive vers l’abolition de la peine de mort. De nombreux pays (52 pays ont voté contre et 33 se sont abstenus) ne sont pas prêts à passer le cap de l’abolition. Il y a des blocages politiques, législatifs, et aussi de l’opinion publique. L’argument utilisé le plus par les pays qui s’opposent à l’abolition – ils ne s’en cachent d’ailleurs pas, le vote n’est pas secret et ils en débattent ouvertement - c’est que d’une part il s’agit selon eux d’une question interne et que d’autre part la peine de mort n’est pas interdite par le droit international.

Qu’attendre de ce texte ? Peut-il d’une manière ou d’une autre avoir un impact ?

- Il peut avoir un impact sur l’opinion publique, et il appuie toutes les organisations qui œuvrent par le monde pour l’abolition de la peine de mort. En leur apportant un soutien au plus haut niveau international, il donne à leur travail un surcroît de légitimité. A terme, cette résolution pourrait aider à persuader d’autres pays à se rallier à ce mouvement. Certes cela reste encore hypothétique. D’autant que cette résolution n’est pas contraignante. Mais on espère que ce mouvement va prendre encore plus d’ampleur. Le Rwanda par exemple a aboli la peine de mort en juin dernier. S’il y a bien un pays pour lequel cette abolition était justifiée c’est celui là. Ce pays qui a tellement souffert du génocide a décidé que ce châtiment ne pouvait ni panser les plaies ni aider la société à se réconcilier. C’est ce type de démarche qui nous fait espérer.

Interview de Jose Diaz par Sarah Halifa-Legrand
(le vendredi 16 novembre 2007)
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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 01:04

Le roi Mohammed VI du Maroc a grâcié 750 détenus de droit commun à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, la fête clôturant le Ramadan. Cette grâce n'a cependant pas profité aux prisonniers islamistes.

La grâce sur le reliquat de la peine d'emprisonnement a profité à 105 prisonniers alors que les autres détenus ont bénéficié de différentes mesures allégeant leurs peines, a indiqué vendredi le ministère de la Justice. Deux détenus ont vu la prison à perpétuité commuée en prison à durée déterminée.

Le roi du Maroc n'accorde en revanche plus de grâce aux détenus islamistes depuis les les attentats du 11 mars, du 10 avril et du 14 avril à Casablanca où six kamikazes se sont sont fait exploser et un septième a été abattu par la police. Ces attentats ont tué un policier et blessé 45 personnes dont neuf grièvement.

 
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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 03:46
STRASBOURG (Reuters) - La France a ratifié mercredi le protocole 13 de la Convention européenne des droits de l'homme qui "abolit la peine de mort en toutes circonstances, même pour les actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre", annonce le Conseil de l'Europe.

 

Elle devient le 40e pays, parmi les 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, à prendre cet engagement Le Parlement français avait donné son feu vert à cette ratification le 26 juillet dernier mais Paris a attendu la journée européenne contre la peine de mort, récemment instituée au sein du Conseil de l'Europe, pour officialiser son adhésion.

La peine de mort a été abolie en France le 9 octobre 1981 au début du premier septennat de François Mitterrand. Depuis le 24 février 2007, cette interdiction est inscrite dans la Constitution, à l'article 66-1, qui dispose que "nul ne peut être condamné à la peine de mort".

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 00:16

La FIDH vient de publier le rapport de sa mission d’enquête réalisée au Maroc sur la situation et qui a pris fin en janvier. Selon l’organisation, l’abolition est «très probable et imminente»

La position du Maroc par rapport à la peine de mort «reste, à plusieurs égards, ambiguë», affirme un rapport de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH). Le rapport qui sanctionne les travaux d’une mission d’enquête sur la situation de la peine de mort au Maroc, estime que «d’un côté, les tribunaux continuent à prononcer la peine de mort pour des actes de terrorisme comme pour des crimes de droit commun». De l’autre côté précise, le même document, plusieurs manifestations publiques sur la peine de mort ont pu être organisées «avec succès, bénéficiant notamment d’une large couverture médiatique». De même, souligne-t-on auprès de cette organisation qui regroupe quelque 155 organisation de défense des droits de l’Homme à travers le monde, plusieurs déclarations émanant de représentants des autorités ainsi que du Conseil consultatif des droits de l’Homme, sur «une très probable et imminente abolition» ont été faites au cours des dernières années. Par ailleurs, d’autres acteurs concernés par la question à l’échelle de notre pays, notamment les parlementaires et la société civile, «se sont ouverts au débat sur ce sujet qui, aujourd’hui, ne semble plus tabou», souligne le rapport de l’ONG.

L’organisation note en ce sens, des «développements encourageants» et une «mobilisation croissante» de la société civile au sein de notre pays. En outre, bien que le Maroc n’ait exécuté personne depuis 1993, ce qui en fait un pays «abolitionniste de fait», souligne-t-on auprès de l’ONG, 133 condamnés à mort, dont 5 femmes, sont toutefois détenus dans les couloirs de la mort des prisons marocaines.

En outre, relève la FIDH, à l’issue de son enquête conclue par une mission de suivi organisée fin janvier, la plupart des acteurs rencontrés se sont prononcés «en faveur d’une campagne en vue de la ratification du Deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques». Le document vise, rappelons-le, à abolir la peine de mort. Au terme de sa mission et au regard de ces informations recueillies par ses enquêteurs, la FIDH a adressé, dans son rapport publié mardi 2 octobre, une série de recommandations aux différents groupes concernés.
L’organisation appelle, en premier lieux, le ministère de la Justice à régler les cas, objet de ses engagements pris auprès de la mission lors de la rencontre de janvier. La FIDH l’appelle également à «se conformer aux recommandations faites par l'Instance Equité et Réconciliation à l'issue des ses travaux et abolir la peine de mort dans les plus brefs délais».
En outre, la FIDH appelle les parlementaires abolitionnistes à «adopter une position commune claire». Pour ce qui du collectif des abolitionnistes relevant de la société civile, l’organisation internationale les incite à «coordonner davantage leurs efforts», entre eux et en direction des groupes parlementaires abolitionnistes, afin de «contrer une certaine inertie».
La FIDH appelle, en dernier lieu, la Coalition marocaine contre la peine de mort à, entre autres, s'ouvrir à des intellectuels, des artistes et des personnalités en vue et, à nommer des «ambassadeurs de l’abolition».
Pour rappel, le bureau international de la FIDH, présidé par la Tunisienne Souhayr Belhassen, compte 15 vice-présidents dont la présidente de l’OMDH, Amina Bouayach, et 5 secrétaires généraux parmi lesquels figure le Marocain Driss El Yazami.

Tahar Abou El Farah

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Derniers Articles

CoalitionsMaghreb

LE MAROC
Née le 10 octobre 2003, la Coalition Nationale pour l'Abolition de la Peine de mort au Maroc (CNAPM) rassemble aujourd'hui 7 ONG :

L'Observatoire Marocain des Prisons / L' AMDH / Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice / L'OMDH / Le Centre pour les Droits des Gens (CDG) / L'association des barreaux d'avocats au Maroc / Amnesty International section marocaine.
LA TUNISIE
a également sa Coalition nationale contre la peine de mort, fondée à Tunis le 14 juin 2007 par 7 ONG de défense des droits de l'Homme et une centaine de personnalités des arts, du spectacle et des lettres.
article

 

 

 

 

 

L'ALGERIE
Le 10 octobre 2009, la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme) crée l'Alliance algérienne contre la peine de mort. Un premier pas vers l'abolition !

 

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Algérie, Tunisie, Maroc.
Qui abolira en premier ?

* L'Algérie est le seul pays arabe à avoir voté pour la résolution en faveur d'un moratoire sur la peine de mort adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 2007

* La Tunisie. Le président Ben Ali s'était engagé à ne jamais signer l'exécution d'un condamné à mort (interview du Figaro Magazine, nov. 2007). Le gouvernement de transition a annoncé qu'il allait signer le 2ème protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort .

* Le Maroc Le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation comprenant l'abolition de la peine de mort. Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) mis en place par le roi en mars 2011 devrait agir en ce sens.  

 

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Etat des lieux de la peine de mort au Maroc (vidéo)  http://www.dailymotion.com/video/xl8sln_mustapha-znaidi-au-rassemblement-de-soutien-a-troy-davis-a-paris-21-09-2011_news 

 

TORTURE / Sur les 141 pays au monde accusés par Amnesty International de pratiquer la torture, le Maroc figure parmi les cinq États où la pratique de la torture est la plus systématique.

Hchouma !

 
Top 5 des pays exécuteurs : Chine (2400 exécutions!), Iran, Irak, Arabie saoudite, États-Unis  (2013). 
La Chine, l’Iran et les États-Unis ont constamment figuré sur la liste des 5 pays ayant exécuté le plus grand nombre de prisonniers depuis les six dernières années. La Chine est responsable, et de loin, du plus grand nombre d’exécutions.