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Derniers chiffres officiels

113 condamnés à mort attendent leur exécution dans les "couloirs de la mort" au Maroc (2014)
En 2012, 6 peines de mort ont été prononcées au Maroc et 10 en 2013.

Une situation en totale contradiction avec :

  • - les engagements pris par le Maroc avec les instances de droits de l'Homme,
  • - les recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER)
  • - la nouvelle constitution qui se réfère au droit à la vie et au droit international.

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Nouvelle constitution marocaine

EXTRAITS

Article 20 : “ Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droi t”.

Article 22 : “ Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit et par quelque personne que ce soit, privée ou publique. (...) ”

Abolition !

Le Maroc sera-t-il le second pays arabe (après Djibouti) à abolir la peine de mort? Le royaume pratique depuis 1993 (date de la dernière exécution) un moratoire de fait.
Le débat
est lancé. Juristes, syndicats et partis politiques sont interpellés. Les associations plus que jamais mobilisées.
Le Maroc renforcera-t-il encore son image de pays soucieux des droits de l'homme en abolissant définitivement la peine de mort ?
liste des articles -

ACTU

L'Afrique en marche vers l'abolition. Le Burundi et le Togo abolissent. Le Kenya commue toutes les condamnations à mort (4000). Le Gabon a définitivement aboli la peine de mort (loi votée en février 2011), suivi du Bénin (en août 2011).

Ailleurs : Les élus du Sénat et de la Chambre des représentants du Maryland (Est des Etats-Unis) devraient voter dans les prochains jours une proposition de loi visant à abolir la peine de mort(fév/mars 2013) 

En Tunisie, bien qu'ayant signé le 20 décembre 2012, avec 109 autres Etats, le moratoire des Nations Unies sur l'application de la peine de mort, la Tunisie continue à condamner à mort. En février 2013, le 12 fév 2013, la chambre criminel de la cour d'appel de Sousse condamnait le tueur en série Kamel Lahouel.

En Algérie, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDDH) reçoit en nov. 2011 le feu vert de la présidence de la République pour entamer un programme national devant aboutir à l'abolition de la peine de mort dans la législation algérienne. Mais pourquoi cette proposition de référendum ?
Au Maroc, le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'IER dont l'abolition de la peine de mort. Un Collectif d'ONG appelait en mai 2011 le gouvernement à adopter l'abolition de la peine de mort et à l'inscrire dans la constitution. La Coalition mondiale contre la peine de mort a tenu son assemblée générale du 24 au 26 juin 2011 à Rabat.Le texte intégral de la réforme de la constitution proposée.
Art. 20 : "Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit".
 

- Le Réseau des parlementaires abolitionnistes ont annoncé officiellement, le 4/04/13 lors d'une rencontre avec Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, leur participation au 5ème Congrès mondial contre la peine de mort  organisé par ECPM à Madrid du 12 au 15 juin 2013.  

Mai 2014 : Les détenus franco-marocains emprisonnés au Maroc ne sont plus transférés en France en raison de la suspension des accords de coopération judiciaires entre les deux pays. Ils envisagent de recourir à la grève de la faim pour être entendus. Parmi eux, plusieurs se disent victimes de tortures. Le Maroc semble craindre pleuvoir les plaintes pour torture, après l'affaire des plaintes contre le chef de la DGST Abdellatif Hammouchi

- La peine de mort en 2012 : la carte du monde

14 février 2006 2 14 /02 /février /2006 00:00

A l'ouverture de la douzième audience du procès, l'ancien dictateur irakien et ses sept co-accusés ont crié qu'ils ne se nourrissaient plus depuis déjà trois jours

Le demi-frère de Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti, en pyjama, a crié "je sacrifie le sang de mon père et de ma mère pour le parti Baas!"Comme hier, le nouveau président du tribunal Raouf Rachid Abdel Rahman n'est pas parvenu à se faire respecter. Lorsqu'il a usé de son marteau, Saddam Hussein lui a répondu : "c'est sur ta tête que tu devrais frapper !"

Les observateurs qualifient ce procès d'amère farce, comme ce journaliste de la chaîne de télévision Al-Hurra, une télévision arabe financée par les Etats-Unis: "Saddam Hussein et ses co-accusés sont devenus plus forts que les juges de la cour. Preuve en est le dernier ajournement du procès. Tout est hors de contrôle."

Saddam Hussein et ses lieutenants sont jugés devant le Haut tribunal pénal pour le massacre de 148 villageois chiites après une attaque du cortège présidentiel en 1982 à Doujaïl au nord de Bagdad. Ils risquent la peine de mort mais plaident non coupables.

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6 février 2006 1 06 /02 /février /2006 13:52

l'adresse : http://sauvons-moussaoui.over-blog.com

Articles de presse, dépèches, procès, historique... tout sur l'histoire du franco-marocain Zacarias Moussaoui, seul inculpé dans les attentats du 11 septembre 2001.

Pourquoi faut-il sauver Moussaoui ?

-   Parce que le rejet du terrorisme ne doit pas nous faire oublier notre opposition toute aussi résolue à la peine de mort.
-  
Parce qu'une sentence édictant la mort pour intention criminelle, sans qu'il y ait eu passage à l'acte, constituerait un précédent aux Etats-Unis et dans les pays se réclamant de l'état de droit. Zacarias -rappelons-le - était en prison au moment des faits (depuis août 2001 pour expiration de visa)
-  Parce que la justice, où qu'elle s'exerce, doit être équitable et transparente, fondée sur la recherche de la vérité, et non sur une quelconque vengeance d'un Etat frustré de n'avoir pu trouver plus de coupables.
-   Parce que la France l'a lâché
, pire, elle a accepté l'entraide judiciaire avec les Etats-Unis alors même que la peine de mort est requise.
-   Parce que Zacarias Moussaoui
qui s'est ainsi fourvoyé dans l'islam radical, se trouvera sans doute peu de défenseurs.

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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 00:00

L’armée américaine a affirmé avoir adopté de nouvelles procédures militaires rendant possibles des exécutions sur la base de Guantanamo. Cette révélation qui a fait l’effet d’une bombe, a poussé l’armée à démentir l’information.


L'armée américaine a fait savoir, mardi dernier, que de nouvelles procédures militaires concernant la peine de mort rendront possibles des exécutions sur la base de Guantanamo, à Cuba, si des prisonniers y étaient condamnés.

Ces procédures, détaillées dans un document de l'armée de terre et signées par son chef d'état-major, le général Peter J. Schoomaker, sont datées du 17 janvier.
Applicables dès le 17 février, les procédures sont qualifiées de «révision majeure» et concernent les «condamnations à mort imposées par les Cours martiales ou les tribunaux militaires».

Par cette réforme, la peine de mort pourra être appliquée ailleurs qu'à Fort Leavenworth (Kansas, centre), seul site jusque-là autorisé. Elle «permet que d'autres sites soient utilisés pour des exécutions», selon l'armée.

Les procédures pourraient, ainsi, être applicables par les tribunaux d'exception mis en place sur la base américaine de Guantanamo en cas de condamnation à mort de prisonniers. Et «les ennemis combattants pourraient être concernés par cette réglementation», a précisé le porte-parole de l'armée, Sheldon Smith. À ce stade, aucun des dix prisonniers de Guantanamo poursuivis devant des tribunaux militaires d'exception n'est passible de la peine de mort, a ajouté le porte-parole. Aucune date d'exécution n'a par ailleurs été fixée pour les sept hommes se trouvant dans le couloir de la mort à Fort Leavenworth. Mais, l’annonce de cette décision a eu un véritable effet de pavé dans la mare à tel point que l’armée américaine s’est vite rétractée et a démenti l’information. Elle a qualifié les propos de Sheldon Smith de «faux» et de «spéculation».

Info ou intox ? Rien n’est sûr. Pourtant, ce démenti intervient après la publication d'un document signé par le chef d'état-major de l'armée de terre, qui prévoit une révision majeure de la procédure des tribunaux militaires.

Depuis 2002, ce centre de détention comme le flou juridique sur le statut de ses prisonniers sont devenus, aux yeux des organisations de défense des droits de l'Homme, le symbole même des dérives de l'Administration de George W. Bush dans ce qu'il appelle «sa guerre mondiale contre le terrorisme» .

Récemment, un juge de la Cour fédérale a ordonné au gouvernement américain de révéler l'identité des centaines de prisonniers détenus à Guantanamo. Le juge rejette les arguments du Pentagone, selon qui l'identification des prisonniers mettrait leur famille en danger. Cette décision du juge Jed Rakoff fait suite à une procédure judiciaire lancée par l'agence de presse Associated Press, qui remettait en question le statut d'«ennemi combattant» attribué aux prisonniers. L'agence cherchait à obtenir les transcriptions non censurées des quelque 550 auditions militaires qui ont été menées à Guantanamo. Ces transcriptions avaient été publiées l'an dernier par le département de la Défense, qui avait toutefois rayé les noms et les nationalités des détenus. Quelque 500 prisonniers se trouvent actuellement à la base militaire de Guantanamo. Beaucoup y sont depuis plusieurs années.

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Published by Rachid Abbar + agences - dans ET AILLEURS
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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 00:00

Dix détenus de la centrale de Clairvaux (Aube), tous condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité ont écrit à l'AFP pour en appeler "au rétablissement effectif de la peine de mort" pour eux-mêmes.

"Assez d'hypocrisie! Dès lors qu'on nous voue en réalité à une perpétuité réelle, sans aucune perspective effective de libération à l'issue de notre peine de sûreté, nous préférons encore en finir une bonne fois pour toute que de nous voir crever à petit feu, sans espoir d'aucun lendemain après bien plus de 20 années de misères absolues", soulignent-ils.

"Nous, les emmurés vivants à perpétuité du centre pénitentiaire le plus sécuritaire de France (...), nous en appelons au rétablissement effectif de la peine de mort pour nous", poursuivent les détenus.

La lettre - datée du 16 janvier - a été signée par dix hommes qui précisent le temps qu'ils ont passé en prison, de 6 à 28 années: Abdelhamid Hakkar, André Gennera, Bernard Lasselin, Patrick Perrochon, Milivoj Miloslavjevic, Daniel Aerts, Farid Tahir, Christian Rivière, Jean-Marie Dubois et Tadeusz Tutkaj.

"A quoi servent les peines de sûreté qu'on nous inflige quand une fois leur durée dûment purgée on n'a aucun espoir de recouvrer la liberté? (...) Combien d'entre nous - du moins pour ceux qui ne sont pas décédés depuis - ont déjà purgé plusieurs années au-delà même de leur peine de sûreté de 18 ans sans se voir présenter à ce jour une réelle perspective de libération?", s'interrogent-ils.

"Après de telles durées de prison, tout rescapé ne peut que sortir au mieux sénile et totalement brisé. En pareil cas, qui peut vraiment se réinsérer socialement? En fait, pour toute alternative, comme avant 1981, ne nous reste-il pas mieux à trouver plus rapidement dans la mort notre liberté?", ajoutent les dix signataires.

La centrale de Clairvaux, qui accueille environ 170 détenus qui purgent de longues peines, est l'une des prisons au régime carcéral le plus sévère en France.

Peu après la décision de revenir à la stricte obligation de fermeture des portes des cellules en journée, une mutinerie avait éclaté le 16 avril 2003. Un gardien avait été pris en otage et menacé d'un cutter, une dizaine de surveillants pris à partie et quelque 80 détenus avaient incendié des ateliers.

Interrogée par l'AFP, la direction de l'établissement a indiqué qu'elle ignorait par quel biais cette lettre était sortie de la prison.

_____________________________________________________

PDMM :

Il existe en effet une autre forme de peine de mort en France. Les refus répétés par exemple de grâces médicales à l'encontre des prisonniers d'Action Directe illustre cette vengeance d'Etat.

Les prisonniers d’Action directe entament en effet leur vingtième année de détention. Incarcérés depuis le 26 février 1987, ils ont terminé leur peine de sûreté (de 18 ans) depuis un an. Juridiquement, rien n’empêche leur remise en liberté. Ils ont donc fait des demandes de libération conditionnelle. A ce jour, toutes ces demandes ont été rejetées.

Site Ne Laissons Pas Faire :
http://nlpf.samizdat.net

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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 00:00

Le procès de l'assassin présumé de Benjamin Vanseveren, un jeune touriste français de 17 ans poignardé en février 2005 lors d'une visite culturelle au Maroc, est prévu le 6 février devant un tribunal de Fès.

Le père de la victime a toutefois indiqué qu'il n'envisageait pas pour l'instant d'assister au procès d'Abdelilah Al Meziane, un Marocain de 29 ans interpellé juste après l'assassinat, qui a reconnu les faits et encourt la peine de mort.

L'instruction montre que c'est «un crime à connotation islamiste, mais la question à laquelle nous n'avons pas réussi à répondre est de savoir s'il avait été programmé dans un cadre plus large ou si c'est un acte isolé», a poursuivi Eric Vanseveren. «Un crime à connotation religieuse, cela peut arriver n'importe où, mais il faut notamment chercher à vérifier dans l'entourage».

Le 17 février 2005, Benjamin, originaire de Montauban (sud-ouest de la France), avait été assassiné par un inconnu en pleine médina de Fès. Il était accompagné de son père, de son frère Maxime, 9 ans, et de sa tante, ainsi que de sa mère Monique, 48 ans, qui avait été grièvement blessée au rein par le même assaillant armé d'un poignard.

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11 janvier 2006 3 11 /01 /janvier /2006 00:00

C’est mardi dernier que la troisième chambre criminelle de première instance de Tunis a rendu son verdict dans une affaire de meurtre d’un agent de la protection civile par la main de trois énergumènes à cause d’un portable dont usait la victime au moment des faits.


La cour a prononcé la peine de mort à leur encontre alors que deux autres personnes furent inculpées de recel pour un homme qui a racheté le portable volé et de faux témoignage pour une femme qui a voulu disculper son mari, l’un des meurtriers, en donnant une fausse version des faits.

Cette affaire remonte au 4 décembre 2003 lorsque la victime se trouvait du côté de Somrane au Séjoumi en train de passer une communication, aux environs de huit heures du soir, à l’aide de son portable.
C’est alors que s’approchèrent de lui deux des trois inculpés dans le but de lui subtiliser son appareil.
Sentant le danger, la victime s’enfait pour se réfugier dans une pizzaria, mais ses deux agresseurs la pourchassèrent jusque-là alors qu’un troisième se joignit à eux pour l’agresser sauvagement et la blesser au nez à l’aide d’un couteau.

L’agent de la protection civile arriva à se défaire tant bien que mal de ses agresseurs et s’enfuit de nouveau vers l’immeuble où il habitait et qui était proche des lieux de l’agression.Voulant coûte que coûte arriver à leurs fins, les trois meurtriers le rejoignirent et continuèrent de le frapper avec le même acharnement, le blessant avec toutes les armes blanches qu’ils portaient sur eux.
Dans un ultime effort, l’agent pénétra dans l’un des appartements dont la porte était ouverte et c’est là qu’il rendit l’âme.

Après l’arrestation des trois meurtriers, l’enquête a permis d’établir leur culpabilité alors que le portable volé fut vendu à une tierce personne pour 52 dinars. Elle fut accusée à son tour de recel d’objet volé.
Quant à la cinquième inculpée, la femme de l’un des meurtriers, elle déclara lors de l’enquête qu’elle a été approchée par la victime et que son mari n’a fait que la «défendre», ce que la chambre d’accusation à considéré comme un faux témoignage, l’enquête ayant démontré la culpabilité totale des trois meurtriers.
Jugés pour meurtre avec préméditation suivi d’un autre délit, ces derniers dont deux sont natifs de 1981 et le troisième de 1983, furent condamnés à la peine de mort, alors que les deux autres inculpés furent condamnés à deux ans de prison chacun.

T.H

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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 00:00

SACRAMENTO, Californie - Une commission de l'Assemblée de Californie s'est prononcée mardi en faveur d'un moratoire sur la peine de mort, après avoir entendu les témoignages de deux anciens condamnés blanchis par la suite.

La commission a voté en faveur du moratoire par quatre voix contre deux tandis que des experts doivent se pencher sur la question.Pour entrer en vigueur, ce moratoire doit être approuvé dans les prochains mois par une autre commission de l'Assemblée, par les deux chambres de l'Etat, et par le gouverneur Arnold Schwarzenegger.

Lundi, les parlementaires du New Jersey ont voté un moratoire sur la peine de mort, devenant les premiers législateurs américains àsuspendre l'application de la peine capitale depuis la reprise des exécutions aux Etats-Unis en 1976.

La Californie compte 646 condamnés dans ses couloirs de la mort, dont certains s'y trouvent depuis la fin des années 1970. Il est rareque des condamnés soient exécutés en Californie.

C'est le Texas qui a exécuté le plus de condamnés (355) depuis la suspension en 1976 du moratoire qui avait été décidé quatre ans plus tôt par la Cour suprême.

Un sondage Gallup a révélé en octobre dernier que la part d'Américains favorables au maintien de la peine de mort avait chuté à un plus bas de 27 ans à 64%, contre 80% en 1994.

Ce recul s'explique à la fois par la prise de conscience de la possibilité d'erreurs judiciaires, révélées par les analyses ADN, et par lagénéralisation dans la presque totalité des Etats pratiquant la peine de mort de peines d'emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 00:00

A la veille des voeux de la presse, mercredi 4 janvier, Jacques Chirac a annoncé que la Constitution de 1958 allait être révisée, pour y inscrire officiellement l'abolition de la peine de mort, votée en 1981. " Une telle révision (...) consacrera l'engagement de la France. Elle témoignera de notre attachement aux valeurs de la dignité humaine", a-t-il déclaré en répondant, mardi, aux voeux du Conseil constitutionnel. La Constitution sera probablement modifiée par le Congrès (Assemblée nationale et Sénat réunis à Versailles).

L'ancien garde des Sceaux et ancien président du Conseil constitutionnel Robert Badinter, artisan de l'abolition, a qualifié cette annonce de " pas essentielle, symboliquement importante". Le Parti socialiste s'est réjoui de voir consacrer l'une des premières décisions de François Mitterrand. François Rebsamen doute cependant que cette promesse soit tenue. " Il faut qu'il fasse vite", a souligné le numéro deux du PS.

En répondant aux voeux du président de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique et social, le chef de l'Etat a par ailleurs souhaité que la parité hommes femmes, une loi votée sous Lionel Jospin en 2000, soit instaurée dans les exécutifs des conseils régionaux et des communes de plus de 3 500 habitants. M. Chirac a émis le voeu que les sanctions financières contre les partis qui ne respectent pas la parité soient " considérablement renforcées".

Le président, qui s'était effacé pendant quelques mois devant Dominique de Villepin, semble décidé à profiter au mieux de cette période de voeux : il ne laisse pas passer une journée sans annonce. Après dix années de relations houleuses avec la presse, il inaugure, mercredi, une nouvelle formule : les journalistes sont conviés au début du marathon des voeux et auront droit à un vrai discours politique de M. Chirac. "C'est très différent des autres années. Le président souhaite que les échéances futures se passent dans les meilleures conditions. Il veut expliquer pourquoi il faut accélérer l'action", raconte l'un de ses conseillers. Autrement dit, M. Chirac veut peser encore sur l'élection présidentielle de 2007, en ayant réalisé quelques promesses. Il devrait donc expliquer dans le détail comment réformer la justice, le financement de la protection sociale, améliorer le fonctionnement démocratique de l'école et de l'enseignement supérieur, aborder les questions de mémoire collective, etc. Etre présent jusqu'au bout

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Published by Béatrice Gurrey - dans ET AILLEURS
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28 décembre 2005 3 28 /12 /décembre /2005 00:00

Six islamistes appartenant à un groupe accusé de liens avec Al-Qaïda ont été condamnés à mort mardi par la cour criminelle du Koweït pour leur participation à des affrontements meurtriers en janvier avec la police.


Il s'agit de trois Koweïtiens et de trois «bidouns» (Arabes sans nationalité). Tous les six étaient en détention. Un septième accusé, un Koweïtien, a été condamné à la prison à perpétuité.
Vingt-deux autres accusés ont été condamnés à des peines allant de quatre mois à quinze ans de prison. Parmi eux figure un ressortissant australien d'origine arabe, Talal Qadri, auquel la cour a infligé une peine de quatre ans de prison. Les avocats ont indiqué qu'ils feraient appel.

Le procureur avait requis le 11 juin la peine capitale contre 34 des 37 islamistes jugés au cour de ce procès. Dix d'entre eux, en fuite, étaient jugés par contumace. Les condamnés étaient membres d'un groupe, «les Lions de la Péninsule», qui, selon l'accusation, est lié au réseau Al-Qaïda d'Oussama ben Laden. Ils ont été reconnus coupables d'avoir participé en janvier à plusieurs affrontements armés avec les forces de sécurité koweïtiennes au cours desquels quatre policiers avaient été tués et dix blessés. Huit activistes avaient été tués lors de ces combats.

Ils étaient aussi accusés d'avoir planifié l'enlèvement et l'assassinat de soldats américains et d'Occidentaux vivant dans l'émirat et d'avoir préparé des attaques contre des convois militaires américains se rendant en Irak. Le Koweït joue un rôle logistique important pour les forces américaines venant d'Irak ou s'y rendant. Ils étaient aussi poursuivis pour possession d'armes et entraînement au maniement des armes. La défense et le parquet disposent d'un délai d'un mois à partir de la date de publication du verdict pour faire appel. Le verdict devrait être publié d'ici une à deux semaines, a-t-on appris auprès du tribunal.

Le verdict a été rendu en l'absence de tous les accusés. Seuls les avocats et des journalistes étaient présents. Le juge Hani al-Hamdane a acquitté sept accusés, dont un éminent dignitaire islamiste, cheikh Hamed Al-Ali, et l'avocat islamiste Oussama al-Menaouer. L'une des accusés, Nouha, veuve du chef du groupe, atteinte d'un cancer, a été libérée pour raisons de santé contre le versement d¹une caution de 1.700 dollars.
Son époux, Amer Khleif al-Enezi, était décédé durant sa détention, huit jours après son arrestation, le 31 janvier. La séance s¹est déroulée dans le calme et en l'absence des mesures de sécurité renforcées qui avaient caractérisé le déroulement du procès, qui s'était ouvert le 24 mai.

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26 décembre 2005 1 26 /12 /décembre /2005 18:39

La Cour suprême libyenne a annulé les condamnations à mort prononcées contre cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien, accusés d'avoir volontairement inoculé le virus du sida à leurs petits patients. Ils seront rejugés.

La Cour suprême libyenne a annulé, hier, la condamnation à mort de cinq infirmières bulgares et d'un médecin palestinien, jugés coupables le 6 mai 2004 d'avoir inoculé le virus du sida à 426 enfants, dont 51 sont morts, dans un hôpital de Benghazi (nord-est de la Libye).

Après avoir siégé pendant une heure, "la haute juridiction a ordonné qu'un nouveau procès se tienne devant la cour pénale de Benghazi", qui avait déjà traité le dossier en première instance. Le ministre libyen de la Justice, Ali Hasnaoui, a cependant précisé que les juges du futur procès, qui aura lieu dans un mois, ne seraient pas ceux qui avaient prononcé la peine capitale. L'avocat des infirmières, Me Othmane al-Bizanti, s'est félicité que la Cour ait reconnu des "violations de procédures". Il a indiqué vouloir demander la libération des accusés.

Emprisonnés depuis près de sept ans, les cinq infirmières et le médecin, qui clament leur innocence, ont obtenu le soutien de l'Union européenne et des Etats-Unis. Washington a salué la décision "positive" de la justice libyenne, jugeant qu'elle levait "le risque qu'une condamnation à mort soit appliquée". "J'espère que le nouveau procès débutera prochainement et sera conforme aux normes internationalement reconnues d'un procès juste et équitable", a déclaré le secrétaire général du Conseil de l'Europe Terry Davis dans un communiqué. Le Premier ministre britannique Tony Blair, dont le pays assure la présidence de l'UE jusqu'à fin 2005, s'est entretenu samedi dernier avec le dirigeant libyen Muammar al-Kadhafi. La présidence anglaise semble résolue à obtenir la libération des infirmières avant le 31 décembre.
En revanche, l'avocat des parents des victimes, Me Abdallah al-Moghrabi a regretté une décision "prise aux dépens des familles". Peu après la décision de la cour, celles-ci ont crié "à l'injustice" devant le tribunal, puis défilé dans le centre de Tripoli, brandissant des pancartes qui demandaient la pendaison des infirmières et montraient des portraits d'enfants morts du sida.
Vendredi dernier, Tripoli et Sofia avaient annoncé un accord pour la création d'un fonds de compensation international au bénéfice des jeunes victimes, en partenariat avec l'Union européenne, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Cette aide doit permettre d'assurer des soins médicaux permanents aux patients contaminés par le virus, de contribuer à la mise aux normes internationales de l'hôpital de Benghazi et de fournir une contribution financière aux familles des enfants malades ou décédés.

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Published by Valentine Piedelièvre, avec Reuters - dans ET AILLEURS
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Derniers Articles

CoalitionsMaghreb

LE MAROC
Née le 10 octobre 2003, la Coalition Nationale pour l'Abolition de la Peine de mort au Maroc (CNAPM) rassemble aujourd'hui 7 ONG :

L'Observatoire Marocain des Prisons / L' AMDH / Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice / L'OMDH / Le Centre pour les Droits des Gens (CDG) / L'association des barreaux d'avocats au Maroc / Amnesty International section marocaine.
LA TUNISIE
a également sa Coalition nationale contre la peine de mort, fondée à Tunis le 14 juin 2007 par 7 ONG de défense des droits de l'Homme et une centaine de personnalités des arts, du spectacle et des lettres.
article

 

 

 

 

 

L'ALGERIE
Le 10 octobre 2009, la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme) crée l'Alliance algérienne contre la peine de mort. Un premier pas vers l'abolition !

 

 _________________________

 

 

Algérie, Tunisie, Maroc.
Qui abolira en premier ?

* L'Algérie est le seul pays arabe à avoir voté pour la résolution en faveur d'un moratoire sur la peine de mort adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 2007

* La Tunisie. Le président Ben Ali s'était engagé à ne jamais signer l'exécution d'un condamné à mort (interview du Figaro Magazine, nov. 2007). Le gouvernement de transition a annoncé qu'il allait signer le 2ème protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort .

* Le Maroc Le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation comprenant l'abolition de la peine de mort. Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) mis en place par le roi en mars 2011 devrait agir en ce sens.  

 

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Etat des lieux de la peine de mort au Maroc (vidéo)  http://www.dailymotion.com/video/xl8sln_mustapha-znaidi-au-rassemblement-de-soutien-a-troy-davis-a-paris-21-09-2011_news 

 

TORTURE / Sur les 141 pays au monde accusés par Amnesty International de pratiquer la torture, le Maroc figure parmi les cinq États où la pratique de la torture est la plus systématique.

Hchouma !

 
Top 5 des pays exécuteurs : Chine (2400 exécutions!), Iran, Irak, Arabie saoudite, États-Unis  (2013). 
La Chine, l’Iran et les États-Unis ont constamment figuré sur la liste des 5 pays ayant exécuté le plus grand nombre de prisonniers depuis les six dernières années. La Chine est responsable, et de loin, du plus grand nombre d’exécutions.