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Derniers chiffres officiels

113 condamnés à mort attendent leur exécution dans les "couloirs de la mort" au Maroc (2014)
En 2012, 6 peines de mort ont été prononcées au Maroc et 10 en 2013.

Une situation en totale contradiction avec :

  • - les engagements pris par le Maroc avec les instances de droits de l'Homme,
  • - les recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER)
  • - la nouvelle constitution qui se réfère au droit à la vie et au droit international.

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Nouvelle constitution marocaine

EXTRAITS

Article 20 : “ Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droi t”.

Article 22 : “ Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit et par quelque personne que ce soit, privée ou publique. (...) ”

Abolition !

Le Maroc sera-t-il le second pays arabe (après Djibouti) à abolir la peine de mort? Le royaume pratique depuis 1993 (date de la dernière exécution) un moratoire de fait.
Le débat
est lancé. Juristes, syndicats et partis politiques sont interpellés. Les associations plus que jamais mobilisées.
Le Maroc renforcera-t-il encore son image de pays soucieux des droits de l'homme en abolissant définitivement la peine de mort ?
liste des articles -

ACTU

L'Afrique en marche vers l'abolition. Le Burundi et le Togo abolissent. Le Kenya commue toutes les condamnations à mort (4000). Le Gabon a définitivement aboli la peine de mort (loi votée en février 2011), suivi du Bénin (en août 2011).

Ailleurs : Les élus du Sénat et de la Chambre des représentants du Maryland (Est des Etats-Unis) devraient voter dans les prochains jours une proposition de loi visant à abolir la peine de mort(fév/mars 2013) 

En Tunisie, bien qu'ayant signé le 20 décembre 2012, avec 109 autres Etats, le moratoire des Nations Unies sur l'application de la peine de mort, la Tunisie continue à condamner à mort. En février 2013, le 12 fév 2013, la chambre criminel de la cour d'appel de Sousse condamnait le tueur en série Kamel Lahouel.

En Algérie, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDDH) reçoit en nov. 2011 le feu vert de la présidence de la République pour entamer un programme national devant aboutir à l'abolition de la peine de mort dans la législation algérienne. Mais pourquoi cette proposition de référendum ?
Au Maroc, le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'IER dont l'abolition de la peine de mort. Un Collectif d'ONG appelait en mai 2011 le gouvernement à adopter l'abolition de la peine de mort et à l'inscrire dans la constitution. La Coalition mondiale contre la peine de mort a tenu son assemblée générale du 24 au 26 juin 2011 à Rabat.Le texte intégral de la réforme de la constitution proposée.
Art. 20 : "Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit".
 

- Le Réseau des parlementaires abolitionnistes ont annoncé officiellement, le 4/04/13 lors d'une rencontre avec Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, leur participation au 5ème Congrès mondial contre la peine de mort  organisé par ECPM à Madrid du 12 au 15 juin 2013.  

Mai 2014 : Les détenus franco-marocains emprisonnés au Maroc ne sont plus transférés en France en raison de la suspension des accords de coopération judiciaires entre les deux pays. Ils envisagent de recourir à la grève de la faim pour être entendus. Parmi eux, plusieurs se disent victimes de tortures. Le Maroc semble craindre pleuvoir les plaintes pour torture, après l'affaire des plaintes contre le chef de la DGST Abdellatif Hammouchi

- La peine de mort en 2012 : la carte du monde

26 décembre 2005 1 26 /12 /décembre /2005 00:00

La chambre criminelle près des différents tribunaux algériens a rendu lors de sa session d'automne, pas moins d'une trentaine de peines capitales, contre des suspects impliqués dans des crimes de droit commun, notamment des meurtres, dont la dernière en date fut prononcée le 18 décembre à Tébessa (est du pays), rapporte la presse algérienne.

La même source indique que les dernières exécutions des peines capitales remontent au mois d'octobre 1993, date à laquelle 13 personnes ont été passées aux armes, pour leur implication dans l'attentat de l'aéroport d'Alger, qui avait fait plusieurs morts et blessés et des dégâts matériels considérables.

L'exécution des condamnés à mort n'intervient qu'après épuisement de tous les recours, y compris le recours en grâce auprès du chef de l'Etat, ajoute la même source, qui indique que le ministre de la justice, Tayeb Belaiz, avait affirmé en 2004 à Constantine, qu'une proposition était à l'étude sur l'abolition de la peine capitale.

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22 décembre 2005 4 22 /12 /décembre /2005 19:17

Mohcine Bouârfa et Taoufik Hanouichi, deux intégristes, membres de la cellule de Meknès, ont été condamnés, mardi soir, en appel, à la peine de mort par la Chambre criminelle (2ème degré) de l'annexe de la Cour d¹appel à Salé.

La Cour a également confirmé la condamnation à la réclusion perpétuelle des dénommés Taha El Belghiti, Zine El Abidine Meskini, Mohamed Azzouzi et Tarik Yahyaoui.

Ils sont accusés du meurtre à l'arme blanche de l'ancien chef de division des affaires générales de la préfecture de Meknès, d'un gendarme, d'un citoyen marocain de confession juive et de deux auxiliaires d'autorité.

La Cour a aussi confirmé les peines de prison ferme prononcées à l'encontre d¹Ahmed El Mosaddek (20 ans), Driss Riab (20 ans), Mohamed Aknid (20 ans), Abdelilah Abdelaziz (10 ans), Said Belefkih (7ans), Brahim Kheyi (3 ans), Mohamed Lamseyeh (1 an), Serghiri Hmissi (1 an), Ali Hmissi (1 an) et Abdelkader Kerchaoui (1 an).

La juridiction a décidé de réduire les peines de prison ferme de Noureddine Kara (de 10 à 6 ans), Aziz Sbihi (de 5 à 4 ans), Mohamed Rabhi (de 5 à 3 ans), Mohamed Tamlakatan (de 5 à 1 an), Abdelhak Ait Beyyi (de 2 à 1 an), Sabah Ziyani (d'un an à 6 mois) et Touriya Hidouri (d¹un an à 6 mois).
La Cour a acquitté Mouncif Rami, Abdelhak Chaâbi et Sellam El Aaji, et les a condamnés à une amende de 5.000 dhs chacun.

La Chambre a également relaxé Tijani El Mandour, Driss El Mandour, Qeddour El Mandour, Bouchra Bouârfa, Fatima Bouârfa, Fatiha Slimani, Lemfeddel Banâissa, Mohamed Lagrini, Mohamed Laâfou, Mohamed Laâfou Ben Ahmed, Younès Cherkaoui, Mouhcin Riyab, Mohamed Riyab, Rachid Rozik, Mohamed Rozik, Jalil Ouhmed, Amina Bakhiyi, Mohamed Laâfou Ben Mohamed, Ahmed Sayeh et Lhoussein Moutiâ.

Les membres de ce groupe sont poursuivis, chacun en ce qui le concerne, pour «constitution d'une bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes, atteinte à l'intégrité physique des personnes, vols, racket, actes de vandalisme, violence, falsification et usage de documents administratifs, possession d¹explosifs, recel d¹objets acquis suite à un acte terroriste, atteinte à la sûreté intérieure de l¹Etat, réunions publiques sans autorisation et exercice d¹activités au sein d'une association non reconnue.

 

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Published by Maroc - dans Presse Maroc
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22 décembre 2005 4 22 /12 /décembre /2005 00:00

Un trafiquant de drogue, âgé de 45 ans, a mis le feu dans une cellule de la prison civile de Safi. La Cour l'a condamné à vingt ans de réclusion criminelle.

Chambre criminelle près la Cour d’appel de Safi. Noureddine se tient, ce jour de décembre, devant les Magistrats. Ce détenu, qui purge encore une peine d’emprisonnement pour trafic de drogue, est accusé d'un délit gravissime qu'il aurait commis à l'intérieur de la prison. Il est accusé d’avoir mis volontairement le feu dans une cellule à la prison civile de Safi. Une accusation qui lui coûterait, selon les dispositions de l’article 580 du code pénal, la peine de mort.

Les larmes aux yeux, les membres de sa famille assistaient à l'audience. L’avocat de la défense leur a expliqué qu’il fera tout son possible pour qu’il soit acquitté. Ou au moins qu’il soit condamné à une légère peine d’emprisonnement.

Noureddine risque donc gros. S'il est reconnu coupable, il peut écoper d'une lourde peine.
« Non, Monsieur le président, je n’ai jamais mis le feu dans la cellule. », répond ce quadragénaire qui tente de se disculper devant les juges. Il a clamé son innocence partout, devant le parquet général, le juge d’instruction en phase préliminaire et même en phase détaillée.
Il leur a expliqué qu’après avoir épluché les légumes, il a allumé le four électrique pour préparer son déjeuner.

Il a précisé qu’avant de rejoindre un autre détenu dans une autre cellule, il fut surpris par le feu. Son drap en laine a brûlé. Il était affolé, il ne savait pas quoi faire que de jeter son drap en dehors de la cellule devant les yeux des autres détenus. A-t-il raison ou tort ? Seuls les témoins peuvent infirmer ou confirmer l’accusation. A ce propos, trois témoins, tous des détenus à la prison civile de Safi, ont été convoqués.

«C’est lui qui a mis le feu dans la cellule Monsieur le président», a affirmé le premier témoin. Quelle preuve avance-t-il pour corroborer sa thèse ? Celui-ci a précisé se trouver au moment des faits en compagnie d’autres détenus dans la cellule quand ils ont entendu un brouhaha général qui émanait de la cellule mitoyenne.
« Je suis sorti pour voir ce qui se passait. J’ai remarqué Noureddine qui tenait dans sa main son drap en laine enflammé. J’ai commencé à crier en sollicitant les compagnons de cellule d’éteindre le feu », a-t-il indiqué.

Selon le premier témoin, Noureddine a jeté le drap enflammé dans le passage menat aux autres cellules. Toutefois, ce témoignage ne confirme ni infirme l'accusation puisque le détenu ne l’a vu qu’en train de le jeter dehors de la cellule.

Le deuxième témoin a expliqué à la Cour que le mis en cause avait menacé de se suicider si les responsables de la prison refusaient de répondre positivement à sa demande. Le mis en cause, selon ce détenu, voulait rencontrer une commission pour effectuer une inspection à la prison civile de Safi, suite à une grève de la faim observée par quelques prisonniers. Il voulait dénoncer des malversations commises par les fonctionnaires de cet établissement pénitentiaire. Un troisième témoin a confirmé à la Cour les déclarations de celui-ci.

À défaut de réponse, ajoute le troisième témoin, il a décidé de protester en mettant le feu.
«As-tu demandé de rencontrer la commission d’inspection ?», a demandé le président de la Cour Noureddine. Ce dernier a affirmé que sa demande n’a rien avoir avec le feu.
Il a également nié avoir menacé les responsables de la prison de recourir au suicide comme moyen de protestation. La Cour a écouté le réquisitoire du ministère public et la plaidoirie de l’avocat de la défense. Après quoi, elle a reconnu Noureddine coupable et l’a condamné à 20 ans de réclusion criminelle.


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Published by Abderrafii Aloumliki - dans Presse Maroc
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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 21:14

Un tribunal marocain a confirmé en appel à Salé, près de Rabat, la condamnation à mort de deux islamistes accusés de «constitution de bande criminelle dans le but de commettre des actes terroristes», a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Toufik Hanouichi et Mouhsin Bouarfa - les deux principaux accusés parmi un groupe d'une cinquantaine de personnes - ont été condamnés en juillet à la peine capitale en première instance. Mardi, le tribunal de Salé a confirmé cette condamnation en appel.

La peine de mort n'a pas été appliquée au Maroc depuis 1994, date de l'exécution d'un commissaire de police pour de multiples crimes sexuels.

Pour les autres accusés qui avaient fait appel, 10 peines de prison allant de un an à 20 ans ont été confirmées, alors que sept ont eu une réduction de peine. Plus de 20 personnes ont été relaxées.

La plupart des prévenus avaient été arrêtés le 26 janvier 2004 lors d'un vaste coup de filet policier dans les villes de Meknès et Fès (200 km à l'est de Rabat). Un policier et un intégriste marocain présumé avaient été tués dans cette opération.

Toufik Hanouichi et Mouhsin Bouarfa, selon l'accusation, dirigeaient une «cellule trerroriste» dite «cellule de Meknès». Ils sont accusés d'être impliqués dans le meurtre de deux auxiliaires d'autorité, d'un fonctionnaire de Meknès, d'un gendarme, et d'un Marocain de confession juive.

La «cellule de Meknès» a été jugée dans la cadre de la «Loi antiterroriste» adoptée après les attentats de Casablanca qui ont fait 45 morts dont 12 kamikazes le 16 mai 2003.

Plus de 3000 «extrémistes» ont été arrêtés depuis ces attentats, imputés à des islamistes radicaux, a indiqué début décembre un responsable de la police marocaine.


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20 décembre 2005 2 20 /12 /décembre /2005 00:00

Mohcine Bouârfa et Taoufik Hanouichi, deux intégristes, membres de la cellule de Meknès, ont été condamnés, mardi soir, en appel, à la peine de mort par la Chambre criminelle (2ème degré) de l'annexe de la cour d'appel à Salé.

La cour a également confirmé la condamnation à la réclusion perpétuelle des dénommés Taha El Belghiti, Zine El Abidine Meskini, Mohamed Azzouzi et Tarik Yahyaoui.

Ils sont accusés du meurtre à l'arme blanche de l'ancien Chef de division des affaires générales de la préfecture de Meknès, d'un gendarme, d'un citoyen marocain de confession juive et de deux auxiliaires d'autorité.

La Cour a aussi confirmé le jugement de 20 ans de prison ferme prononcé à l'encontre de Ahmed El Mosaddek et Mohamed Aknid.

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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 22:38

LOS ANGELES (AFP) - Le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a refusé sa grâce au condamné à mort Stanley "Tookie" Williams, qui sera donc exécuté comme prévu dans la nuit de lundi à mardi près de San Francisco.

"Les affaires de grâce sont toujours difficiles et celle-ci ne constitue pas une exception. Après avoir étudié les preuves, fait des recherches historiques, entendu les arguments et avoir envisagé les conséquences, je n'ai trouvé aucune justification pour accorder une grâce", a indiqué M. Schwarzenegger dans un communiqué.

"Les faits ne justifient pas d'aller à l'encontre du verdict du jury ou de la décision des tribunaux dans cette affaire", a conclu le gouverneur républicain, mettant fin aux espoirs des partisans de Williams qui avaient conjuré l'élu d'épargner cet ancien chef de gang devenu apôtre de la non-violence et érigé en symbole.

L'affaire "Tookie", fondateur d'un gang des rues à Los Angeles en 1971 et condamné à la peine capitale en 1981 pour le meurtre de quatre personnes, est très sensible du fait de la personnalité de ce détenu noir.

 Williams, qui a toujours clamé son innocence, s'est en effet reconverti en prison comme militant contre la violence, a écrit des livres pour enfants et a même été proposé pour le prix Nobel de la paix.

 Agé de 51 ans, Williams a reçu le soutien depuis plusieurs semaines des organisations de défense des droits de l'homme comme Amnesty International, de responsables religieux comme Jesse Jackson et de célébrités comme le rappeur Snoop Dogg, Bianca Jagger ou Jamie Foxx.

Williams doit être exécuté mardi à 00H01 (08H01 GMT) par injection d'un produit mortel au pénitencier de San Quentin près de San Francisco, où il a passé près de la moitié de sa vie.

Lundi matin, un témoignage de dernière minute avait fait surface, donnant de l'espoir aux défenseurs du condamné. Un ancien détenu avait affirmé qu'un compagnon de cellule qui avait témoigné contre Williams lors de son procès aurait reçu pour ce faire des informations des adjoints du shérif et avait imité l'écriture de Williams pour fabriquer une preuve et l'envoyer dans le couloir de la mort.

"Je me souviens précisément qu'il m'avait dit qu'il allait +se débarrasser de ce nègre+", en faisant allusion à Williams, a affirmé Gordon Bradbury von Ellerman, 46 ans, dans une déclaration sous serment.

Les avocats de Williams espéraient que ce témoignage pourrait disculper le condamné et faire rebondir l'affaire qui a déjà fait couler beaucoup d'encre et mobilisé des milliers de personnes aux Etats-Unis. En vain.

Connu comme partisan de la peine de mort, M. Schwarzenegger, ancien acteur reconverti dans la politique a depuis son élection rejeté les deux recours en grâce qui lui ont été présentés.

Des pétitions circulaient partout, recueillant des dizaines de milliers de signatures et certains n'avaient pas hésité à ériger "Tookie" en symbole et à agiter le spectre du racisme.

Dès vendredi, les autorités de Los Angeles avaient appelé au calme dans le cas où sa grâce serait refusée, alors que les émeutes meurtrières de 1992 sont dans tous les esprits.

Six cent quarante-sept personnes, 633 hommes et 14 femmes, se trouvent dans le couloir de la mort et 11 ont été exécutées depuis 1978 en Californie, où aucun condamné à mort n'a été grâcié depuis 1967, quand Ronald Reagan, alors gouverneur de l'Etat, avait sauvé de l'exécution un condamné atteint de maladie mentale.

 

 

 

 ______________________________________________________

 
Peine de Mort au Maroc vous invite à écrire au gouverneur Terminator
http://www.govmail.ca.gov/ 
Possible aussi pour écrire directement au gouverneur :
Fax: 1-916-445-4633 - Tel: 1-916-445-2841
Email :
governor@governor.ca.gov

La pétition en ligne à cette adresse : http://www.petitiononline.com/stw4804/petition.html
Déjà plus de 74600 signatures!

Le site de soutien à Stanley Williams
http://www.savetookie.org/

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Published by AFP - dans ET AILLEURS
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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 00:00

Abdelaziz Mouride, journaliste, bédéiste,
ex-détenu de la prison de Kénitra,


Des cris terribles, jamais entendus

" La prison centrale de Kénitra rassemblait les condamnés de longue peine et tous les condamnés à mort. Ma cellule donnait exactement sur la petite cour où les condamnés se réunissaient pour taper sur un chiffon enroulé en guise de ballon. En fait, des chaussettes. Chaque jour ils jouaient ainsi. Ils n’avaient droit à rien. Pas même aux contacts avec les autres détenus.

Nous ne les croisions d’ailleurs jamais. Même lorsqu’ils allaient aux douches, les gardiens évacuaient les couloirs. Vers 17 heures, ils regagnaient leurs cellules. Ils n’avaient de contact avec personne, ni autres détenus, ni famille. Certains étaient là depuis 10, 20 ans… la plupart pour des meurtres.

A chaque mouvement de la prison, à chaque changement de gardien, à chaque renforcement de surveillance… ils se disaient « ça y est ça va être mon tour ! » Le plus insupportable : lorsqu’un gardien venait ouvrir leur porte en pleine nuit. Les exécutions avaient toujours lieu la nuit.

J’ai été témoin auditif de départs pour des exécutions. J’avais été réveillé par des cris bestiaux terribles. J’ai entendu la grille de la cour s’ouvrir avec fracas, les pas cadencés des gendarmes. C’était deux types qui avaient tué des enfants. Les gendarmes leur disaient de se taire. Je devinais qu’on leur cagoulait la tête, qu’on les menottait.

Ils ont ensuite été traînés. C’était terrible. L’un hurlait « je suis le seul responsable, mon ami n’y est pour rien ! » Et puis ce fut le silence total, un silence glacial. Il était impossible pour mes camarades et moi de dormir. C’était horrible. J’avais en tête ce cri, jamais entendu. L’homme avait été traîné, on a même dit ensuite qu’il avait fait dans son froc.
Pendant plus d’une semaine les autres condamnés ne se sont plus  manifestés. Ils ont cessé de jouer au foot, ne parlaient plus, ne faisaient plus un bruit ».

 

 Pour Peine De Mort au Maroc

 

 

 

 A. Mouride a été arrêté en nov. 1974,

il passe un an et demi au dépôt de Derb Moulay Cherif
avant de regagner la prison de Kénitra en 1976 d’où il sortira en 1984.

Il raconte ici l'histoire de Moutachawik et Bouchaib.

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10 décembre 2005 6 10 /12 /décembre /2005 00:00

MEXICO (AP) - Le Mexique a formellement aboli la peine de mort vendredi, à la veille de la journée mondiale des droits de l'Homme.

L'amendement de la constitution abolissant la peine de mort avait été approuvé par le Parlement mexicain en juin et par la majorité des assemblées des provinces du pays depuis, mais il a été publié au Journal officiel mexicain vendredi, faisant ainsi acte de loi.

Si la peine capitale était toujours officiellement légale jusqu'à ce récent amendement, les autorités mexicaines n'ont plus exécuté de détenu depuis 1961 et refusent généralement d'extrader des prisonniers risquant la peine de mort aux Etats-Unis.

Le président mexicain Vicente Fox a qualifié cette journée d'"historique". "Le Mexique partage l'idée selon laquelle la peine capitale est une violation des droits de l'Homme", a-t-il déclaré. "Aujourd'hui la peine de mort a été abolie".

 

 

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8 décembre 2005 4 08 /12 /décembre /2005 00:00
La 10ème réunion des Etats parties à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, a élu à Genève pour un mandat de 4 ans, la marocaine Mme Essadia Belmir, Président de Chambre à la Cour Suprême et ancien membre du Conseil constitutionnel, comme membre au Comité contre la torture par 86 voix sur 114 votants (soit la majorité des voix).

Le Comité contre la torture est chargé de l'examen des rapports périodiques des Etats parties sur la mise en oeuvre de la Convention contre la Torture.
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6 décembre 2005 2 06 /12 /décembre /2005 00:00

Jugé pour le massacre de 148 chiites en 1982, l'ancien raïs a coupé plusieurs fois la parole à un témoin.

La troisième audience du procès de Saddam Hussein s'est terminée lundi 5 décembre à 19H00 (16H00 GMT) et la quatrième audience a été fixée à mercredi, selon les journalistes sur place.
La troisième audience du procès, lundi à Bagdad, a été émaillée de vifs échanges entre les avocats de la défense et le président du tribunal et de plusieurs incidents impliquant l'ancien dictateur et ses sept co-accusés.
Tous sont jugés pour le massacre de 148 habitants du village chiite de Doujail au nord de Bagdad, tués en représailles après un attentat commis en 1982 contre le convoi du président déchu.
Les accusés qui ont tous plaidé non coupables risquent la peine de mort par pendaison.
Le premier témoin à être entendu personnellement au procès, Ahmed Hassan Mohammed, a raconté comment des arrestations de masse étaient intervenues avant même la visite de Saddam Hussein en 1982 à Doujail, marquée par un attentat contre le convoi présidentiel. Un deuxième témoin a été entendu.
De son côté, Saddam Hussein a déclaré pendant l'audience qu'il n'avait "pas peur de la peine de mort".

 

"Je n'ai pas peur de la peine de mort", a-t-il dit lorsque le président du tribunal a voulu l'interrompre alors qu'il répondait à un témoin.

Légitimité contestée

Le procès ouvert le 19 octobre, ajourné une première fois au 28 novembre, a repris lundi devant le Haut tribunal pénal, dont la légitimité a été d'emblée contestée par la défense.
Le président du tribunal, le magistrat kurde Rizkar Amine a refusé de débattre de ce sujet provoquant le retrait temporaire des avocats, notamment les anciens ministres de la Justice, l'Américain Ramsey Clark et le Qatariote Najib Nouaïmi.
"Nous demandons deux interventions. La première par Ramsey Clark sur la légitimité du tribunal et la deuxième par Nouaïmi sur la protection des avocats", a dit Khalil al-Doulaïmi, principal avocat de Saddam Hussein, qui préside le collectif de défense.
"Faites une demande par écrit et il vous sera répondu par écrit", a répliqué le juge Amine, en réfutant les arguments de la défense sur le caractère illégitime de tribunal.
"Je veux juste deux minutes", a insisté Ramsey Clark. Devant le refus persistant du président du tribunal de lui accorder la parole, la défense s'est retirée du prétoire.
"A votre guise. On devra alors nommer d'autres avocats", a alors répliqué le juge Amine.
Saddam Hussein, qui n'a rien perdu de sa pugnacité depuis le début du procès, a alors interpellé vivement le président du tribunal: "Comment (le tribunal) est-il légitime, alors qu'il a été formé sous l'occupation"?, a-t-il dit tout en refusant par avance la désignation d'autres avocats.

Tribunal international

Finalement, les avocats sont revenus dans la salle, le président Amine ayant changé d'avis et accepté qu'ils présentent oralement leurs doléances.
"La défense ne pourra pas continuer à participer au procès si la protection des avocats n'est pas assurée", a dit Ramsey Clarke. Deux avocats de Saddam ont été assassinés et un autre blessé depuis l'ouverture du procès.
Me Najib Al Nouami a contesté la légitimité du tribunal soulignant que "les tribunaux d'exception sont interdits par le droit international et (que) ce tribunal en est un".
"Les charges retenues contre mon client sont passibles d'un tribunal international et non de ce tribunal", a insisté Me Nouami.
La déposition du premier témoin à être entendu personnellement dans ce procès, Ahmed Hassan Mohammed, 38 ans, membre du parti chiite Al Dawa, a été interrompue à plusieurs par le demi-frère de Saddam Hussein, qui méthodique, s'intéressant aux moindres détails, a qualifié témoin de "menteur" et son témoignage de "mise en scène".

"Bien sûr que j'y étais"

Coiffé du Keffieh, Barzan, responsable des services de renseignements au moment des faits, a récusé les accusations de "torture et de maltraitance" formulées par le témoin.
Ahmed Mohamed Hassan a affirmé que des arrestations de masse étaient intervenues avant l'arrivée de Saddam Hussein à Doujaïl et donné les noms de plusieurs de ses voisins tués après l'attentat contre le convoi de l'ancien dictateur.
Interrompu par Saddam Hussein, en colère, qui lui a demandé "étiez-vous présent" le témoin, excédé, a répondu: "bien sûr que j'y étais". "Un de mes amis a été torturé. Il a été tué devant moi et j'ai été témoin de ce meurtre", a-t-il poursuivi.
"J'ai vu les corps de nos voisins martyrisés, certains étaient méconnaissables", a-t-il poursuivi.

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Derniers Articles

CoalitionsMaghreb

LE MAROC
Née le 10 octobre 2003, la Coalition Nationale pour l'Abolition de la Peine de mort au Maroc (CNAPM) rassemble aujourd'hui 7 ONG :

L'Observatoire Marocain des Prisons / L' AMDH / Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice / L'OMDH / Le Centre pour les Droits des Gens (CDG) / L'association des barreaux d'avocats au Maroc / Amnesty International section marocaine.
LA TUNISIE
a également sa Coalition nationale contre la peine de mort, fondée à Tunis le 14 juin 2007 par 7 ONG de défense des droits de l'Homme et une centaine de personnalités des arts, du spectacle et des lettres.
article

 

 

 

 

 

L'ALGERIE
Le 10 octobre 2009, la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme) crée l'Alliance algérienne contre la peine de mort. Un premier pas vers l'abolition !

 

 _________________________

 

 

Algérie, Tunisie, Maroc.
Qui abolira en premier ?

* L'Algérie est le seul pays arabe à avoir voté pour la résolution en faveur d'un moratoire sur la peine de mort adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 2007

* La Tunisie. Le président Ben Ali s'était engagé à ne jamais signer l'exécution d'un condamné à mort (interview du Figaro Magazine, nov. 2007). Le gouvernement de transition a annoncé qu'il allait signer le 2ème protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort .

* Le Maroc Le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation comprenant l'abolition de la peine de mort. Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) mis en place par le roi en mars 2011 devrait agir en ce sens.  

 

________

 

Etat des lieux de la peine de mort au Maroc (vidéo)  http://www.dailymotion.com/video/xl8sln_mustapha-znaidi-au-rassemblement-de-soutien-a-troy-davis-a-paris-21-09-2011_news 

 

TORTURE / Sur les 141 pays au monde accusés par Amnesty International de pratiquer la torture, le Maroc figure parmi les cinq États où la pratique de la torture est la plus systématique.

Hchouma !

 
Top 5 des pays exécuteurs : Chine (2400 exécutions!), Iran, Irak, Arabie saoudite, États-Unis  (2013). 
La Chine, l’Iran et les États-Unis ont constamment figuré sur la liste des 5 pays ayant exécuté le plus grand nombre de prisonniers depuis les six dernières années. La Chine est responsable, et de loin, du plus grand nombre d’exécutions.