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Derniers chiffres officiels

113 condamnés à mort attendent leur exécution dans les "couloirs de la mort" au Maroc (2014)
En 2012, 6 peines de mort ont été prononcées au Maroc et 10 en 2013.

Une situation en totale contradiction avec :

  • - les engagements pris par le Maroc avec les instances de droits de l'Homme,
  • - les recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER)
  • - la nouvelle constitution qui se réfère au droit à la vie et au droit international.

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Nouvelle constitution marocaine

EXTRAITS

Article 20 : “ Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droi t”.

Article 22 : “ Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit et par quelque personne que ce soit, privée ou publique. (...) ”

Abolition !

Le Maroc sera-t-il le second pays arabe (après Djibouti) à abolir la peine de mort? Le royaume pratique depuis 1993 (date de la dernière exécution) un moratoire de fait.
Le débat
est lancé. Juristes, syndicats et partis politiques sont interpellés. Les associations plus que jamais mobilisées.
Le Maroc renforcera-t-il encore son image de pays soucieux des droits de l'homme en abolissant définitivement la peine de mort ?
liste des articles -

ACTU

L'Afrique en marche vers l'abolition. Le Burundi et le Togo abolissent. Le Kenya commue toutes les condamnations à mort (4000). Le Gabon a définitivement aboli la peine de mort (loi votée en février 2011), suivi du Bénin (en août 2011).

Ailleurs : Les élus du Sénat et de la Chambre des représentants du Maryland (Est des Etats-Unis) devraient voter dans les prochains jours une proposition de loi visant à abolir la peine de mort(fév/mars 2013) 

En Tunisie, bien qu'ayant signé le 20 décembre 2012, avec 109 autres Etats, le moratoire des Nations Unies sur l'application de la peine de mort, la Tunisie continue à condamner à mort. En février 2013, le 12 fév 2013, la chambre criminel de la cour d'appel de Sousse condamnait le tueur en série Kamel Lahouel.

En Algérie, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDDH) reçoit en nov. 2011 le feu vert de la présidence de la République pour entamer un programme national devant aboutir à l'abolition de la peine de mort dans la législation algérienne. Mais pourquoi cette proposition de référendum ?
Au Maroc, le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'IER dont l'abolition de la peine de mort. Un Collectif d'ONG appelait en mai 2011 le gouvernement à adopter l'abolition de la peine de mort et à l'inscrire dans la constitution. La Coalition mondiale contre la peine de mort a tenu son assemblée générale du 24 au 26 juin 2011 à Rabat.Le texte intégral de la réforme de la constitution proposée.
Art. 20 : "Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit".
 

- Le Réseau des parlementaires abolitionnistes ont annoncé officiellement, le 4/04/13 lors d'une rencontre avec Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, leur participation au 5ème Congrès mondial contre la peine de mort  organisé par ECPM à Madrid du 12 au 15 juin 2013.  

Mai 2014 : Les détenus franco-marocains emprisonnés au Maroc ne sont plus transférés en France en raison de la suspension des accords de coopération judiciaires entre les deux pays. Ils envisagent de recourir à la grève de la faim pour être entendus. Parmi eux, plusieurs se disent victimes de tortures. Le Maroc semble craindre pleuvoir les plaintes pour torture, après l'affaire des plaintes contre le chef de la DGST Abdellatif Hammouchi

- La peine de mort en 2012 : la carte du monde

22 juillet 2005 5 22 /07 /juillet /2005 00:00


Deux adolescents homosexuels ont été exécutés publiquement le 19 juillet 2005, sur la place de la « justice » de la ville de Mashhad.
L’un était âgé de 18 ans, l’autre était mineur.

Ils ont été identifiés par les initiales M.A. and A.M. Selon Outrage. Les deux jeunes gens auraient admis sous la torture avoir eu des relations sexuelles avec des hommes.

Leur avocat, Monsieur Rezazadeh, estimait que les jeunes gens n’avaient pas conscience que les relations homosexuelles et le fait de boire de l’alcool était interdit.

Avant leur exécution, ils avaient été emprisonnés 14 mois et avaient reçus 228 coups de fouet. La nouvelle de cette exécution a été rendue publique, avec photos, le 19 juillet par l’INSA, l’ Iranian Students News Agency.

On estime à 4000 le nombre de gays et lesbiennes à avoir été exécutés depuis l’arrivée au pouvoir des Ayatollahs en 1979.


Au Maroc
, on est encore loin de la charia, heureusement!

Le discours homophobe n'en est pas moins présent. Certains rêvent déjà de voir les gays disparaitre. Le quotidien islamiste « Attajdid »  du 3 janvier 2005, dirigé par Abdelilah Benkirane  voyait dans le tsunami (200.000 morts) une vengeance divine contre "les homosexuels et les trafiquants d'enfants ». On peut trouver des propos similaires dans des journaux plus respectables (?) comme Maroc-Hebdo: Dans une interview consternante de Mohamed Asseban, membre du Conseil des Oulémas de Rabat-Salé, intitulé le " bûcher pour les homos", le journaliste Abdelali Darif Alaoui
 se demandait, après avoir regreté le laxisme des autorités, pourquoi on constatait "une différence entre le droit positif et la charia sur ce point".
Quant aux arrestations et emprisonnements qui ont lieu dans le royaume (souvent sur la base de procès verbaux "bidons" pour prostitution), elles passionnent très peu les associations de droits de l'homme, marocaines comme étrangères.

YB avec INSA

Plus d’infos sur le site internet d’Outrage : http://www.outrage.org.uk/pressrelease.asp?ID=302
Envoyez des protestions dans les ambassades d’Iran de votre pays, Exigez de votre propre gouvernement de rompre les relations diplomatiques avec l’Iran et d’imposer des sanctions commerciales contre l’Iran.
Pour écrire à l'ambassade d'Iran à Paris : http://amb-iran.fr/index.php?lang=fr&page=02-02-01-01-03
Pétition Ensemble contre la peine de mort :  " pas d'homo à l'échafaud "

 

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20 juillet 2005 3 20 /07 /juillet /2005 00:00

Notre voisin sénégalais a aboli récemment la peine de mort.
Le coordonnateur de la Coalition pour l'Abolition de la Peine de Mort au Sénégal revient sur la question

Il ne faut pas regretter l'abolition de la peine de mort

De Seydi GASSAMA (*) dans le quotidien sénégalais Le Soleil

 

La contribution du professeur Assane Sylla : « La regrettable suppression de la peine de mort », parue dans le quotidien le Soleil du 13 juin dernier, appelle de notre part une réaction.

Celle-ci ne vise pas à rouvrir le débat sur la peine de mort, dont le Président de la république et l'Assemblée nationale ont saisi l'inefficacité et la cruauté en initiant son abolition en 2004. Elle vise simplement à éclairer l'opinion publique, puisque le professeur semble lancer un appel au rétablissement de la peine de mort - du moins pour une certaine catégorie de crimes - dans notre pays.

Les militants des droits humains que nous sommes ont été choqués, au même degré que les autres composantes de la nation, par les crimes crapuleux qui ont coûté la vie aux personnes citées par le professeur Sylla. Mais l'histoire de la Cour d'assises est jalonnée, depuis 1967, date de la dernière exécution au Sénégal, de crimes tout aussi crapuleux : homicides de conjoints, de proches parents, d'employeurs, etc. Nous tairons les noms pour ne pas réveiller la douleur des parents.

Que le professeur Sylla et tous ceux qui partagent son opinion patientent un peu. Les administrations compétentes du gouvernement devraient pouvoir nous donner, à la fin de l 'année, des statistiques qui permettent de mesurer, en les comparant à celles des 35 dernières années, l'effet de la suppression de la peine de mort sur le taux de criminalité au Sénégal.

En attendant, toutes les études menées jusqu'ici, dans différentes régions du monde dont certaines sous l'égide des Nations Unies, montrent que la peine de mort n'a aucun effet dissuasif sur la criminalité.

Nous avons demandé pendant des années, au président Diouf puis au président Wade, d'abolir la peine de mort. Le président Wade a eu le courage et la lucidité politiques de l'abolir. C'est tout à l'honneur de notre pays. La tendance actuelle vers une abolition universelle de la peine de mort devrait d'ailleurs s'accélérer, car nous ne voyons pas comment tous ces Etats, qui ont ratifié le statut de la Cour pénale internationale, vont gérer la contradiction qui consiste à écarter du champ d'application de la peine de mort les crimes les plus graves : crimes de génocide, crimes de guerre, crimes contre l 'humanité, qui emportent des milliers de vies humaines et à la maintenir pour le petit brigand qui commet un meurtre au cours d'un hold-up.

D'un point de vue religieux, le défunt Pape Jean Paul II s'était prononcé publiquement contre les exécutions et avait appelé, à plusieurs reprises, des Chefs d'Etat à accorder la grâce à des condamnés à mort. Son successeur, Benoît XVI, n'a pas renié cette position.

En islam, Dieu, bien qu'ayant prescrit la peine capitale pour les meurtriers, exhorte les parents des victimes au pardon ; pardon qui annule automatiquement la sentence de mort, contrairement au code pénal laïc sénégalais où ce même pardon des parents n'annulait pas l'action du ministère public.

C'est pour cela d'ailleurs que très peu de meurtriers sont exécutés dans les pays arabo-musulmans. La peine de mort a toujours été, en réalité, un instrument de pouvoir qui permet, aux régimes archaïques et corrompus du golfe arabo-persique, d'étouffer les aspirations de leurs peuples à la démocratie et à la justice sociale.

Monsieur le professeur, les criminels sont le produit de notre société, des injustices et des exclusions qui la caractérisent. On ne naît pas criminel, on le devient. Loin de nous l'idée d'absoudre des meurtriers. Mais nous devons nous attaquer aux causes, pas seulement aux effets.

(*) Directeur Amnesty International Sénégal et Coordonnateur de la Coalition pour l'Abolition de la Peine de Mort au Sénégal ( CAPM

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30 juin 2005 4 30 /06 /juin /2005 00:00

La campagne pour l'abolition de la peine de mort dans les Etats de la Cedeao et la Mauritanie a été lancée par Amnesty en 2003. Mais depuis avril 2005, après le procès de Nioro, il ne se passe plus de jour sans qu'une lettre n'atterrisse sur le bureau du Président de la République à Koulouba.

 Dans une série de lettres adressées au Président de la République Amadou Toumani Touré, des mili­tants d'Amnesty International à travers le monde lui demandent d'abolir la peine de mort au Mali.

 Si la plupart des lettres rappellent que le Mali n'a procédé à aucune exécution depuis 1980, elles consta­tent cependant que le nombre de condamnations à mort y demeure l'un des plus élevés d'Afrique de l'Ouest. «En avril 2005, la Cour d'assises de Nioro a condamné cinq personnes à la peine de mort suite à un procès au cours duquel 84 personnes ont été jugées pour association de mal­faiteurs, assassinats avec préméditation et entrave à la liberté de culte» font remarquer toutes les lettres adressées au président ATT.

 Les auteurs des missives à l'intention du président de la république ont indi­qué que depuis l'adoption de la déclaration universel­le des droits de l'Homme en 1948, plus des deux tiers des pays du monde ont aboli en droit ou en fait la peine inhumaine, cruelle et dégradante.

Selon eux, la même ten­dance existe en Afrique de l'Ouest où, au cours des dernières décennies, le nombre de pays abolition­nistes de la peine de mort est passé de 1 à 10. Ils ont estimé que les deux tiers des 15 pays membres de la Cedeao se sont engagés de manière décisive sur la voie de la reconnaissance du caractère sacré du droit à la vie.

 Les militants d'Amnesty international ont indiqué que le Sénégal qui a aboli la peine capitale le 10 décembre 2004 est le dixiè­me Etats de la Cedeao à avoir pris cette courageuse décision.
«Nous souhaitons que votre pays devienne le onzième Etats abolition­niste de la Cedeao» ont-ils révélé. Pour cela, ils ont demandé au président Amadou Toumani Touré de reconduire de toute urgen­ce le moratoire sur les exé­cutions en attendant de ratifier le deuxième proto­cole facultatif se rapportant au pacte international rela­tif aux droits civils et poli­tiques en vue de l'abolition définitive de la peine de mort au Mali.

Dans toutes les lettres, les responsables d'Amnesty international ont rappelé au président ATT que le moratoire sur la peine de mort décrété, en 2002 par l'ancien président Alpha Oumar Konaré, pour une période de deux ans a expi­ré depuis mai 2004 et n'a pas été renouvelé.

Même si le Mali n'ap­plique plus la peine de mort dans les faits, la non recon­duction du moratoire est perçue comme un recul dans la protection des droits humains au Mali.

 


Assane Koné

 

 

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26 juin 2005 7 26 /06 /juin /2005 00:00

Au Mexique, le Parlement a mis le point final au débat sur la peine de mort, vendredi soir.
La peine capitale, qui n'était plus en vigueur depuis des décennies, a ainsi été abolie de façon définitive et explicite dans la Constitution.

 L'amendement a été adopté par 412 députés, contre 2 abstentions. Le Mexique n'a exécuté aucun détenu depuis 1961, poursuivant de facto une politique d'abolition.

En vertu de cette réforme, les personnes arrêtées au Mexique et extradées vers des pays qui pratiquent encore la peine de mort, comme les États-Unis, ne pourront pas être condamnées à la peine capitale.

L'amendement doit encore être approuvé par les législatures des 31 États du pays, mais l'opposition à ces changements demeure faible.

En 2001, le Mexique s'est tourné vers la Cour internationale de justice, à La Haye, pour forcer les États-Unis à cesser d'exécuter les citoyens mexicains qu'ils ont condamnés à mort.

À ce moment, 54 Mexicains étaient dans les couloirs de la mort de 10 États américains. Selon le gouvernement mexicain, certains avaient avoué leur crime sous pression.

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12 juin 2005 7 12 /06 /juin /2005 00:00

Communiqué du PCHR

 
L’Autorité Nationale Palestinienne a fait exécuter 4 personnes à Gaza. Le PCHR (Palestinian Centre for Human Rights) est très préoccupé par ce développement, les premières exécutions depuis 2002, et répète que la peine de mort est une violation du droit à la vie. C’est une punition cruelle et inhumaine qui ne sert pas à décourager les criminels.
 

Le PCHR en appelle à nouveau au président Abbas afin qu’il ne fasse pas appliquer de condamnations à mort et au Conseil Législatif Palestinien (CLP) afin d’annuler la loi concernant la peine de mort.

Au petit matin de dimanche 12 Juin 2005, l’Autorité Nationale Palestinienne (ANP) a fait exécuter 4 prisonniers condamnés pour des meurtres et autres crimes commis entre 1995 and 2000. Les exécutions ont eu lieu entre 4 et 5 heures du matin au QG de la police (al-Jawazat) et au QH de la sécurité (Saraya) à Gaza sans annonce préalable qu’elles allaient avoir lieu.




Les personnes exécutées sont :

1.Mohammed Daoud al-Khawaja, 24 ans , du camp de réfugiés al-Shati à Gaza. Al-Khawaja a été condamné à mort par la Haute Cour de Sûreté de l’Etat le 12 septembre 2000 après avoir été jugé coupable du meurtre de Mustafa Baroud le 5 september 2000. Il a été exécuté par un peloton d’exécution à al-Jawazat.

2.Wa’el Sha’ban al-Shoubaki, 33 ans, de Gaza. Al-Shoubaki a été condamné à mort par le Tribunal central de Gaza le 15 mars 1996 après avoir été jugé coupable du meurtre de Suhail al-Sayed. Il a été pendu à Saraya.

3.Ouda Mohammed Abu ’Azab, 31 ans, de Khan Yunis. ‘Azab a été condamné à mort par le Tribunal central de Gaza le 31 octobre 1995 après avoir été jugé coupable de kidnapping et de meurtre. Il a été pendu à Saraya.

4.Salah Khalil Musallam, 27 ans, de Khan Yunis. Musallam a été condamné à mort par un tribunal militaire le 25 janvier 1995 après avoir été jugé coupable de cambriolage et de meurtre. Il a été pendu à Saraya.

Ces exécutions sont les premières depuis le 7 août 2002 quand l’ANP a fait exécuter Bashir Sameeh ’Abdul Latif qui avait été condamné par un tribunal militaire à Ramallah pour le meurtrle de Halima and Tamam ’Abdullah Qutairi.

 

 

 

 

 

 

 

Selon les informations recueillies par le PCHR, l’ANP a fait appliquer 9 condamnations à mort depuis son établissement en 1994 et 9 autres prisonniers ont été tués dans d’autres circonstances, dont des exécutions extra-judiciaires par des hommes armés qui ont attaqué des prisons et tribunaux. Depuis 1994 les tribunaux palestiniens ont émis 73 condamnations à mort.

Le 7 février 2005 le PCHR a adressé une lettre au nouveau président Mahmoud Abbas en lui demandant de ne pas faire appliquer les condamnations. Le PCHR a réitéré sa position, à savoir que la peine de mort constitue une violation flagrante du droit à la vie et est une punition cruelle et inhumaine.

Le PCHR a aussi indiqué au président Abbas qu’il y a un courant généralisé vers l’abolition de la peine de mort, car il est prouvé qu’elle ne décourage pas les criminels dans les pays qui l’appliquent. A ce moment là le PCHR ca appelé le Conseil législatif (CLP) à abroger immédiatement la législation sur la peine de mort.

Il est significatif que la plupart des condamnations à mort ont été prononcées par la Cour de Sûreté de l’Etat qui a été établie par l’ANP en 1995.

Le PCHR a déjà dénoncé régulièrement l’existence de cette cour dont les critères ne permettent pas de jugements équitables -les juges sont des officiers de la sécurité, les procès sont sommaires et ne laissent pas de temps à la défense pour s’organiser et on ne peut faire appel des verdicts et condamnations.

 

Le PCHR est très sérieusement préoccupé par la possibilité que l’application de ces 4 condamnations ouvre la voie à d’autres exécutions dans un avenir proche.

Le PCHR insiste sur l’application du droit mais réitère son rejet de la peine de mort.

La peine de mort est une punition cruelle et inhumaine qui viole le droit à la vie.

1. Le PCHR appelle l’ANP et le CLP à abolir formellement la peine de mort dans la législation palestinienne et à commuer les condamnations en peines de prison.

2. Etant donné que la plupart de ces condamnations ont été émises par la Cour de Sureté de l’Etat, le PCHR demandent qu’elles soient revisées par des tribunaux civils.

3. Le PCHR est préoccupé par le choix des critères qui ont amené à l’exécution de ces 4 prisonniers , plutôt que d’autres, aussi condamnés à mort. Le PCHR note que ceux qui ont été exécutés étaient condamnés pour des crimes et non pour collabotration avec les forces d’occupation israéliennes, ce pourquoi de nombreuses personnes ont été condamnées à mort.

4. Le PCHR s’oppose à l’application selective des décisions des tribunaux et affirme que des dizaines de décisions émises par les tribunaux palestiniens, dont la Haute Cour de Justice Palestinienne, n’ont toujours pas été apliquées.

Charte de l'association

En mars l'Autorité palestinienne avait annoncé la reprise des exécutions après une suspension de presque trois années, la derniere exécution remontait au 7 août 2002.

 Une reflexion sur la peine de mort "Les musulmans face à la peien de mort" par sami Aldeeb, arabe chrétien d'origine palestinienne, docteur en droit et responsable du droit arabe et musulman à l'Institut suisse de droit comparé. Sami Aldeeb est l'auteur d'une centaine d'articles sur le Proche Orient et le droit musulman.

http://www.lpj.org/Nonviolence/Sami/articles/frn-articles/Mort.htm

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11 décembre 2004 6 11 /12 /décembre /2004 00:00

Le Sénégal est devenu vendredi le quatrième pays d'Afrique de l'Ouest à abolir la peine capitale pour tous les crimes, décision que les militants des droits de l'homme citent en exemple pour d'autres pays de la région.

Le Sénégal, souvent célébré pour sa solide tradition démocratique dans une partie du monde où domine l'instabilité, n'avait appliqué la peine de mort que deux fois depuis son accession à l'indépendance en 1960.

La première exécution fut celle d'un homme accusé d'avoir cherché à tuer le président Léopold Sédar Senghor, premier chef d'Etat du Sénégal indépendant. La seconde, celle de l'assassin d'un député.

La chambre basse du parlement s'est prononcée pour l'abolition à une écrasante majorité.

"Les seules fois que le Sénégal a utilisé la peine de mort, c'était pour des raisons politiques. Et on ne peut pas tuer pour une raison politique", a déclaré Doudou Wade, président du groupe parlementaire du parti au pouvoir, le Parti démocratique sénégalais (PDS).

Amnesty International a noté que le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et la Côte d'Ivoire étaient les trois seuls autres pays de la région à avoir déjà aboli la peine capitale. D'autres Etats ouest-africains sont considérés comme abolitionnistes de fait parce qu'ils n'ont procédé à aucune exécution depuis plus de dix ans.

Au total, 134 pays ont aboli la peine de mort à travers le monde, soit dix de plus qu'au début de 2003, indiquait la semaine dernière un organisme de défense des droits de l'homme


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14 novembre 2004 7 14 /11 /novembre /2004 00:00

Tous les conférenciers prévus à la table consacrée à la peine de la mort dans le monde arabe et musulman n’étaient pas présents, le jeudi 7 octobre 2004, au Congrès contre la peine de mort... Les absents ont été retenus aux frontières, interrogés par les autorités de leur pays, et certains ont vu leurs documents confisqués.

On ne badine pas avec ce sujet délicat dans les États où la contestation politique est sévèrement punie. Taïeb Baccouche en sait quelque chose. Président de l’Institut arabe des droits de l’Homme (Tunis), il avait été condamné à la peine de mort pour avoir participé à une grève générale dans la Tunisie indépendante, interprétée comme une atteinte à la sécurité de l’État. Ce militant pour l’abolition de la peine de mort se réjouit de ce que « la justice n’ait pas suivi ce procureur zélé ».

L’Institut arabe des droits de l’Homme a organisé, en 1995, la première conférence internationale dans le monde arabe sur la peine de mort. « L’évènement était audacieux tant l’opinion publique ne remettait pas en question la peine pénale ancestrale, inscrite dans les mÏurs et les lois d’inspiration religieuse ou laïque. » Contre les intimidations, M. Baccouche déclare qu’« il faut avoir le courage de militer contre la peine de mort » et rappelle qu’« il faut aussi lutter contre les terrorismes d’État générateurs de terrorisme individuel ». Si les condamnations à la peine capitale et les exécutions ont diminué en Tunisie, il reste que, dans le climat actuel de lutte contre le terrorisme, la justice dans les pays arabes et musulmans tend à devenir de plus en plus répressive, notamment en Tunisie et au Maroc.

À cet égard, soulignons que le Liban, l’Irak et l’Afghanistan ont restauré la peine de mort cette année.

Liban : un début d’espoir

Ogarit Younan a initié avec Walib Slaybi, en 1997, la Campagne nationale pour l’abolition de la peine de mort au Liban. « La loi civile et la loi militaire sont imprégnées de la peine de mort », affirme-t-elle. De 1943 à 2004, le Liban a exécuté 54 hommes, en majorité des pauvres, dont plusieurs pères de famille. « Le premier motif de meurtre est le vol », souligne Mme Younan. Au Liban, société de 4 millions d’habitants et de 18 confessions religieuses, la parité entre les confessions existe jusque dans les exécutions. « Plusieurs décisions ont été prises pour respecter cet équilibre confessionnel, pour des raisons politiques. » Si aucun juge dans sa fonction officielle n’a osé dénoncer la peine de mort, une mobilisation auprès des parlementaires, intensifiée en 2001, a conduit à l’annulation de la loi 302/94 selon laquelle « le tueur sera tué », sans considération de circonstances atténuantes.

Elle félicite Salim El-Hoss, ex-premier ministre libanais, d’avoir osé se prononcer officiellement contre la peine de mort. Selon un sondage d’opinion auprès des 128 députés, ils seraient en faveur à 74 % de l’abolition progressive ou immédiate de la peine de mort.

Turquie : le repentir

Après un moratoire, la Turquie a aboli la peine de mort en 2002 et, au début de 2004, la peine de mort pour les crimes de guerre. Cem Sofuoglu, avocat en Turquie, rappelle comment la peine de mort, utilisée sous les régimes militaires, a laissé une tache sur l’histoire de la Turquie. « Des ministres ont été pendus en 1923 par une décision des officiers militaires. La Turquie conserve la honte d’avoir pendu deux de ses ministres et un premier ministre. » En 1972, lors d’une intervention militaire, la Turquie a ordonné la pendaison de 14 meurtriers et de 3 activistes politiques de gauche. « Plus tard, ces hommes sont devenus des martyrs dans l’opinion de la gauche. » Aujourd’hui, les crimes politiques n’existent plus dans le Code criminel moderne; l’État a reconnu ses erreurs et avoué que ces exécutions étaient illégales. De fait, la volonté de la Turquie d’accéder à l’Union européenne a accéléré l’abolition de la peine de mort.

Jordanie : la main américaine

Ahmed Obeidat, vice-président de la Commission royale des droits de l’Homme de Jordanie et ex-premier ministre, dresse un bilan de la situation en Jordanie. « Il existe cinq lois qui prévoient la pénalité de mort : le code pénal, les lois pénales militaires, les lois antidrogues, les lois sur les armes et les munitions, et les lois sur la protection des secrets d’État. Il existe 29 crimes punissables de mort, dont la plupart sont du ressort des cours militaires de l’État. D’un point de vue officiel, cette peine est utilisée en dernier recours et pour les crimes les plus sérieux. » Toutefois, depuis le 11 septembre 2001, M. Obeidat note l’influence des États-Unis sur la législation de la Jordanie, qui a adopté de nouveaux amendements à son code pénal en matière de sécurité nationale.

Lapidation : une atrocité à bannir

Noura Borsali est journaliste en Tunisie. La description d’une scène de lapidation devrait à elle seule convaincre les plus récalcitrants à l’abolition de la peine de mort. Mais au cas où cela ne suffirait pas, Mme Borsali poursuit avec la démonstration que « le Coran ne prévoit nullement la lapidation pour l’adultère. Le Coran mentionne la flagellation pour les hommes. Pour les pécheresses, un verset prévoit de les enfermer dans leur maison jusqu’à ce que la mort les enlève ou que Dieu leur procure quelque moyen de salut ». Pour Mme Borsali, c’est la preuve que ce châtiment ne saurait être définitif. « C’est à l’Ancien Testament, à la loi de Moïse, que l’on doit la lapidation. Mais, avec le temps, cet horrible châtiment a été relégué au musée des horreurs. » Bien que le sujet soit controversé dans les pays musulmans, il reste que les femmes sont les principales victimes de la lapidation.

Myriam Jézéquel, Ph. D. (philosophie du droit) de l’Université de la Sorbonne Ð Paris IV, est chercheuse et consultante en gestion de la diversité et en affaires interculturelles

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Derniers Articles

CoalitionsMaghreb

LE MAROC
Née le 10 octobre 2003, la Coalition Nationale pour l'Abolition de la Peine de mort au Maroc (CNAPM) rassemble aujourd'hui 7 ONG :

L'Observatoire Marocain des Prisons / L' AMDH / Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice / L'OMDH / Le Centre pour les Droits des Gens (CDG) / L'association des barreaux d'avocats au Maroc / Amnesty International section marocaine.
LA TUNISIE
a également sa Coalition nationale contre la peine de mort, fondée à Tunis le 14 juin 2007 par 7 ONG de défense des droits de l'Homme et une centaine de personnalités des arts, du spectacle et des lettres.
article

 

 

 

 

 

L'ALGERIE
Le 10 octobre 2009, la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme) crée l'Alliance algérienne contre la peine de mort. Un premier pas vers l'abolition !

 

 _________________________

 

 

Algérie, Tunisie, Maroc.
Qui abolira en premier ?

* L'Algérie est le seul pays arabe à avoir voté pour la résolution en faveur d'un moratoire sur la peine de mort adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 2007

* La Tunisie. Le président Ben Ali s'était engagé à ne jamais signer l'exécution d'un condamné à mort (interview du Figaro Magazine, nov. 2007). Le gouvernement de transition a annoncé qu'il allait signer le 2ème protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort .

* Le Maroc Le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation comprenant l'abolition de la peine de mort. Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) mis en place par le roi en mars 2011 devrait agir en ce sens.  

 

________

 

Etat des lieux de la peine de mort au Maroc (vidéo)  http://www.dailymotion.com/video/xl8sln_mustapha-znaidi-au-rassemblement-de-soutien-a-troy-davis-a-paris-21-09-2011_news 

 

TORTURE / Sur les 141 pays au monde accusés par Amnesty International de pratiquer la torture, le Maroc figure parmi les cinq États où la pratique de la torture est la plus systématique.

Hchouma !

 
Top 5 des pays exécuteurs : Chine (2400 exécutions!), Iran, Irak, Arabie saoudite, États-Unis  (2013). 
La Chine, l’Iran et les États-Unis ont constamment figuré sur la liste des 5 pays ayant exécuté le plus grand nombre de prisonniers depuis les six dernières années. La Chine est responsable, et de loin, du plus grand nombre d’exécutions.