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Derniers chiffres officiels

113 condamnés à mort attendent leur exécution dans les "couloirs de la mort" au Maroc (2014)
En 2012, 6 peines de mort ont été prononcées au Maroc et 10 en 2013.

Une situation en totale contradiction avec :

  • - les engagements pris par le Maroc avec les instances de droits de l'Homme,
  • - les recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER)
  • - la nouvelle constitution qui se réfère au droit à la vie et au droit international.

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Nouvelle constitution marocaine

EXTRAITS

Article 20 : “ Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droi t”.

Article 22 : “ Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit et par quelque personne que ce soit, privée ou publique. (...) ”

Abolition !

Le Maroc sera-t-il le second pays arabe (après Djibouti) à abolir la peine de mort? Le royaume pratique depuis 1993 (date de la dernière exécution) un moratoire de fait.
Le débat
est lancé. Juristes, syndicats et partis politiques sont interpellés. Les associations plus que jamais mobilisées.
Le Maroc renforcera-t-il encore son image de pays soucieux des droits de l'homme en abolissant définitivement la peine de mort ?
liste des articles -

ACTU

L'Afrique en marche vers l'abolition. Le Burundi et le Togo abolissent. Le Kenya commue toutes les condamnations à mort (4000). Le Gabon a définitivement aboli la peine de mort (loi votée en février 2011), suivi du Bénin (en août 2011).

Ailleurs : Les élus du Sénat et de la Chambre des représentants du Maryland (Est des Etats-Unis) devraient voter dans les prochains jours une proposition de loi visant à abolir la peine de mort(fév/mars 2013) 

En Tunisie, bien qu'ayant signé le 20 décembre 2012, avec 109 autres Etats, le moratoire des Nations Unies sur l'application de la peine de mort, la Tunisie continue à condamner à mort. En février 2013, le 12 fév 2013, la chambre criminel de la cour d'appel de Sousse condamnait le tueur en série Kamel Lahouel.

En Algérie, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDDH) reçoit en nov. 2011 le feu vert de la présidence de la République pour entamer un programme national devant aboutir à l'abolition de la peine de mort dans la législation algérienne. Mais pourquoi cette proposition de référendum ?
Au Maroc, le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'IER dont l'abolition de la peine de mort. Un Collectif d'ONG appelait en mai 2011 le gouvernement à adopter l'abolition de la peine de mort et à l'inscrire dans la constitution. La Coalition mondiale contre la peine de mort a tenu son assemblée générale du 24 au 26 juin 2011 à Rabat.Le texte intégral de la réforme de la constitution proposée.
Art. 20 : "Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit".
 

- Le Réseau des parlementaires abolitionnistes ont annoncé officiellement, le 4/04/13 lors d'une rencontre avec Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, leur participation au 5ème Congrès mondial contre la peine de mort  organisé par ECPM à Madrid du 12 au 15 juin 2013.  

Mai 2014 : Les détenus franco-marocains emprisonnés au Maroc ne sont plus transférés en France en raison de la suspension des accords de coopération judiciaires entre les deux pays. Ils envisagent de recourir à la grève de la faim pour être entendus. Parmi eux, plusieurs se disent victimes de tortures. Le Maroc semble craindre pleuvoir les plaintes pour torture, après l'affaire des plaintes contre le chef de la DGST Abdellatif Hammouchi

- La peine de mort en 2012 : la carte du monde

14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 03:15

Trois Marocains ont été condamnés mardi à la peine de mort par un tribunal de Meknès qui les a reconnus coupables des meurtres d'un avocat et de son épouse en 2006, a indiqué l'agence marocaine MAP.

L'avocat, Me Ibrahim Hassitou, et son épouse, Maria Bennani, ont été assassinés par deux frères, Abdelkrim et Mhamed Bouaami. Ils ont été condamnés à la peine de mort avec leur complice, Aziz Akd.
Un co-accusé a été condamné à la prison à vie et deux femmes, également impliquées dans cette affaire, ont écopé respectivement de deux ans et demi de prison ferme et un an de prison avec sursis.

Les personnes condamnées étaient poursuivies notamment pour "constitution de bande de malfaiteurs, homicide volontaire avec préméditation, mutilation de corps (...), vol qualifié, proxénétisme, adultère et complicité".

Selon l'accusation, les agresseurs se sont introduits par effraction au domicile des victimes, qu'ils ont égorgées et dont ils ont mutilé les corps avant de les transporter jusqu'à Oued Cherrat, près de la ville de Témara, au sud de Rabat.

La police avait saisi les armes du crime ainsi que les objet volés dont des bijoux.
Les tribunaux marocains prononcent des condamnations à mort mais celles-ci ne sont de fait plus appliquées depuis 1994.

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 03:09

Meknès- La troisième chambre de la cour d'appel de Meknès a condamné à la peine capitale trois personnes pour le meurtre, en 2006, de Me Ibrahim Hassitou, avocat au barreau de Meknès et de son épouse Maria Bennani.

Le tribunal, qui a prononcé son verdict, mardi à l’aube, a ainsi condamné à la peine capitale les deux frères Bouaami (Abdelkrim et Mhamed) et leur complice Aziz Akd. Le tribunal a également condamné à la peine perpétuelle Badr Rahhali, alors que Malika T. a écopé de 2 années et demie de prison ferme et Fatima E. d’un an de prison avec sursis tandis que les autres accusés ont été acquittés.

Les mis en cause étaient poursuivis pour constitution de bande de malfaiteurs, homicide volontaire avec préméditation, mutilation de corps, dissimulation des traces de crime et d’objets provenant de délit, vol qualifié, proxénétisme, adultère et complicité.

L’Affaire remonte à 2006, quand les services de la police de Meknès ont été avisés de la disparition, le 16 février de cette année, du couple Ibrahim Hassitou et Maria Bennani. Sur ordre du parquet, les services de la sécurité de la ville se sont mobilisés et ont oeuvré en coordination avec leurs collègues de Rabat, à démêler l’écheveau de ce double meurtre. Leurs investigations vont conduire à l’interpellation à Rabat de l’un des accusés, dont l’interrogatoire a permis l’identification des autres complices.

Après s’être assurés de l’identité des auteurs de ce double meurtre, les éléments de la police ont appréhendé les trois frères Bouaami, bouchers de leur état au quartier Nejjarine (ancienne médina de Meknès), qui sont passés aux aveux lors de l’interrogatoire préliminaire en dévoilant les détails du crime, la manière dont il a été commis et le lieu où ils se sont débarrassés des restes des corps des victimes.

Dans le cadre de cette affaire, les éléments de la police ont également arrêté des femmes pour achat de bijoux appartenant à l’épouse assassinée, et saisi des outils ayant servi au crime ainsi que d’autres objets volés appartenant aux deux victimes.

La reconstitution du crime qui a eu lieu en juin 2007 sous la supervision du procureur général du Roi près la Cour d’appel de Meknès, a montré que les agresseurs se sont introduits par effraction dans le domicile des victimes qu’ils ont égorgées et dont ils ont mutilé les corps avant de les transporter jusqu’à oued Cherrat, près de la ville de Témara (préfecture de Skhirat-Témara).

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 23:13

La Chambre criminelle de la Cour d'appel de Settat a condamné, jeudi soir, à la peine de mort le meurtrier de trois jeunes filles à Settat.

Le représentant du ministère public avait requis la peine maximale à l'encontre de l'accusé.
Le prévenu (H.R), âgé de 33 ans, a été poursuivi, notamment, pour meurtre avec préméditation, viol entraînant la perte de virginité, vol qualifié et ivresse publique et manifeste.
Les services de sécurité de Settat avaient arrêté le prévenu en mars 2008 pour son implication présumée dans le viol et le meurtre de trois jeunes filles entre le 2 janvier 2007 et le 9 février 2008.

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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 03:45

Le ministère de la justice s'emploie à actualiser l'arsenal juridique national de façon à l'adapter aux nouveautés intérieures et aux normes internationalement admises, a déclaré mercredi le ministre de la justice, Abdelwahed Radi.

Le ministre de la justice, Abdelwahed Radi

En réponse à une question orale du groupe Rassemblement et Authenticité à la Chambre des

 

représentants sur «la révision de lois dont la promulgation remonte à l'époque coloniale», le ministre a affirmé que le Maroc, pays ouvert sur son environnement extérieur, est appelé à se doter d'un système juridique évolué, de nature à répondre aux attentes de tous, à assurer la paix sociale et économique, à protéger les libertés et les biens et à concourir à l'édification de la démocratie.

M. Radi a rappelé les nombreuses lois promulguées à l'initiative du gouvernement qui, a-t-il dit, vient d'élaborer deux projets de loi relatifs à la conservation foncière et aux droits mobiliers, qui seront prochainement présentés au parlement.

Un chantier est ouvert pour l'élaboration, avec la participation des secteurs concernés, d'un projet de loi régissant le domaine forestier, a-t-il précisé.

A une question du groupe de l'Alliance des forces démocratiques sur «l'abolition de la peine de mort», M. Radi a souligné que le Maroc a adhéré au «débat sérieux et constructif» qui se déroule au niveau national et international sur cette question.

Les condamnés à mort au Maroc sont actuellement au nombre de 129, mais le Royaume fait partie des pays où l'exécution de la peine capitale est rarissime, sachant que seuls deux sentences du genre ont été exécutées en trente ans.

Feu S.M. le Roi Hassan II procédait à la commutation de la peine capitale en peine de réclusion à perpétuité et, à l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance, S.M. le Roi Mohammed VI avait pris des mesures de grâce en faveur de 25 condamnés à mort, a-t-il rappelé.

De plus, a-t-il ajouté, la peine de mort a fait l'objet de l'un des principaux axes du colloque sur la « politique criminelle» que le ministère avait organisé en 2004 et qui avait débouché sur une recommandation favorable à une limitation progressive de cette pratique judiciaire.

Sur la base de cette recommandation, le législateur a réduit, dans le projet de code pénale, le nombre des crimes passibles de la peine de mort de 31 à 9 seulement, auxquels il a ajouté le génocide et le crime contre l'humanité.

 

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 21:37

L’abolition de la peine de mort par le Maroc a fait l’objet, récemment à Rabat, d’une rencontre-débat, à laquelle ont participé des intervenants nationaux et internationaux. S’il existe un moratoire de fait depuis plusieurs années, le nombre de condamnations à mort a augmenté.

«Le Maroc a fait un grand pas concernant la peine de mort. Depuis 1993, le pays pratique un moratoire de fait. Le pays se dirige vers une forme d’abolition de la peine capitale», déclare à ALM, Ahmed Herzeni, président du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH) avant d’ajouter que : «pour le moment, les conditions ne sont pas favorables pour abolir la peine de mort avec la montée du terrorisme». Le Royaume est abolitionniste de fait et non dans la loi. Un séminaire de réflexion sur la peine de mort a été organisé les 11 et 12 octobre à Rabat par le CCDH et l’Association française «Ensemble contre la peine de mort» ( ECPM). «L’objectif de ce séminaire n’est pas de faire de la propagande mais d’ouvrir un débat sur la question de la peine de mort à partir des approches  juridiques, sociologiques et religieuses», affirme M. Herzeni. Les débats ont été  animés par des experts nationaux et internationaux, afin d’élaborer un argumentaire avec les acteurs concernés de la société marocaine (société civile, ouléma, partis politiques, parlementaires, universitaires). «Le référentiel religieux ne pourrait être un prétexte pour maintenir la peine de mort», indique Amina Bouayach, présidente de l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH). Et de poursuivre : «il faut revoir l’ensemble du système pénal marocain». Lors de cette rencontre, Abdelouahad Radi, ministre de la justice a expliqué que la suspension de l’application des jugements de la peine capitale provient de la nécessité d’observer «un moment de réflexion» sur la question. M. Radi n’a pas manqué de préciser que l’abstention du Maroc à voter la résolution contre la peine de mort lors de la 62-ème session de l’Assemblée générale des Nations unies  s’inscrit dans le cadre du processus d’approfondissement de la réflexion engagé à ce sujet. Ce qui est certain c’est que les avis continuent de diverger à ce sujet. Si les partisans de la peine de mort y voient un moyen dissuasif de la criminalité, notamment l’homicide volontaire, d’autres réclament son abolition car elle touche un droit important des droits de l’Homme qui est celui du droit à la vie. Le Maroc fait partie des pays «plus aptes» à abolir cette peine. «Le Maroc, considéré par la communauté internationale comme abolitionniste de fait, est un pays digne de l’abolition de la peine de mort», a déclaré Richard Sédillot, un participant membre de l’Association ECPM.
«Le Maroc donnerait un signal fort comme premier pays arabe à abolir la peine de mort. C’est un pays qui a toujours établi des ponts entre l’orient et l’occident», a estimé de son côté Claudius Fischbach, un représentant de l’ambassade d’Allemagne. Les participants à ce séminaire ont reconnu que  la difficulté de cette problématique émane de l’interconnexion entre des aspects à caractère politique, pénal et sociétal, appelant le législateur à ne pas succomber à la subjectivité en vue de préserver l’intérêt général.
S’il existe un moratoire de fait depuis plus d’une dizaine d’années, les condamnations à mort continuent d’être prononcées par les tribunaux, tant à l’encontre des personnes accusées de terrorisme qu’en matière de droit commun. Celles-ci ont augmentées en chiffres passant de 129 en 2006 à 133 en 2007. Pour la plupart des détenus qui se trouvent à la prison centrale de Kénitra, leur seul espoir reste le recours en grâce.

Leila Zerrour

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 15:09

Le séminaire sur la peine de mort, organisé par le Conseil Consultatif des droits de l'Homme (CCDH) et l'Association française "Ensemble contre la peine de mort" (ECPM), a pris fin dimanche à Rabat.

La question du maintien ou de l'abolition de la peine de mort est un sujet litigieux qui pose de nombreuses interrogations d'ordre philosophique, sociologique, juridique ou encore religieux, ont souligné les participants au terme des travaux de cette rencontre.

Ils ont relevé, dans un document émanant de cette rencontre, que la difficulté de cette problématique émane de l'interconnexion entre des aspects à caractère politique, pénal et sociétal, appelant le législateur à ne pas succomber à la subjectivité en vue de préserver l'intérêt général.

Cette question nécessite un débat sérieux et scientifique et une combinaison des approches humanistes, juridiques et jurisprudentielles en vue de parvenir à une solution satisfaisant toutes les parties, ont-ils noté, ajoutant que le débat autour de la peine de mort implique une remise en question de l'ensemble du système pénal, en vue de combler les lacunes et freiner la criminalité.

Le séminaire sur la peine de mort a été marquée par la présentation de plusieurs communications traitant de cette question, notamment, sous les angles de la religion et de la criminologie.

Ainsi, M. Ahmed Abbadi, secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Ouléma, a évoqué le cadre référentiel de l'application de la peine de mort en Islam (Hûdud), et qui se limite à des cas bien précis comme l'apostasie, le meurtre avec préméditation et la haute trahison.

De son côté, l'universitaire et pénaliste, M. Mohamed Idrissi Alami Machichi, a abordé la question sous l'angle de la criminologie, estimant que la criminalité est un phénomène social qui, naturellement, existe dans toute vie de société et est en interaction avec plusieurs facteurs endogènes et exogènes qui peuvent être biologiques ou acquis.

La criminologie, a-t-il dit, se borne à l'étude du phénomène criminel et de son traitement, ajoutant que cette discipline doit cerner le crime tel qu'il a été décidé par le code pénal.

Cette rencontre avait pour principal objectif de préparer les conditions d'un débat scientifique objectif et serein sur cette question selon les approches juridique, religieuse, sociologique et des droits de l'Homme.

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 14:54

APA-Rabat (Maroc) Un séminaire sur la peine de mort au Maroc a pris fin dimanche soir sans trancher sur l’abolition de cette peine dans le Royaume chérifien admettant le caractère «litigieux » et problématique de la question.

Organisé conjointement par le Conseil Consultatif des droits de l’Homme (CCDH) et l’Association française « Ensemble contre la peine de mort » (ECPM), le séminaire de Rabat a préféré appeler à un « débat objectif » sur la question au regard de sa sensibilité puisque intrinsèquement liée à la loi islamique.

Seul un «débat scientifique et serein » est à même de tirer au clair cette question «fondamentalement problématique », ont laissé les intervenants qui étaient de différents horizons.

C’est la première rencontre en son genre au Maroc sous l’égide de l’instance officielle du CCDH. Qualifié d’ « abolitionniste de fait », le Maroc continue de condamner à mort des accusés sans pour autant les exécuter.

La dernière exécution remonte à 1993 à l’encontre d’un commissaire condamné de viols et d’abus de pouvoir.

Selon les ONG des droits de l’homme au Maroc, les tribunaux chérifiens auraient prononcé depuis l’indépendance en 1956 quelque 350 condamnations dont 211 auraient été exécutés.

Quelque 150 personnes croupissent toujours dans « les couloirs de la mort », indiquent les mêmes sources.

L’abolition «de jure » de la peine capitale au Maroc reste «délicate » sans un « consensus » entre les juristes « positivistes » et les Oulémas (docteurs de loi islamique), indiquent des sources concordantes à Rabat.

YB/mn/APA
13-10-2008
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 00:17
Rabat : La section marocaine d'Amnesty Internationale (AI- Maroc) organise un concours pour l'obtention du Prix du meilleur blog dédié à l'abolition de la peine de mort dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA).

Un communiqué d'AI - Maroc indique que ce Prix, ouvert aux bloggeurs de la région MENA, âgés de 18 à 25 ans, vise à encourager cette catégorie à adhérer aux efforts visant à "affranchir le monde de la peine de mort" et à promouvoir le respect du droit sacré à la vie.

Ce concours, qui contribuera à la promotion du "blogage" parmi les milieux des jeunes en tant que moyen efficace pour la diffusion de la culture des droits de l'Homme, constitue une occasion pour enrichir le débat dans la région MENA au sujet de la peine de mort et de renforcer la dimension internationale du combat contre la peine de mort.

S'adressant à des bloggeurs arabophones, francophones et anglophones, ce concours se poursuivra jusqu'au 10 décembre prochain, correspondant à la journée internationale des droits de l'Homme.
Les personnes intéressées peuvent envoyer leurs candidatures sur le site: www.amnestymaroc.net.
Le 18 décembre 2007, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution en faveur d'un moratoire mondial sur les exécutions.

MAP

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 01:27

 Un sit-in symbolique a été observé mercredi devant le siège du Parlement, à l'occasion de la célébration de la journée mondiale contre la peine de mort.

Initiée par la Coalition marocaine contre la peine de mort, ce sit-in a connu la participation de plusieurs représentants d'associations et d'organisations de défense des droits humains et ceux du monde des médias et de la culture.

Ce sit-in, indique la Coalition dans un communiqué lu à cette occ asion, s'inscrit dans le cadre de la journée mondiale contre la peine de mort, célébrée par le mouvement de défense des droits humains à l'échelle planètaire, le 10 octobre de chaque année.

"C'est la sixième édition, depuis la décision de la Coalition mondiale contre la peine de mort en 2003, de faire de cette journée une opportunité visant le renforcement de la dimension internationale de l'abolition de la peine capitale", ajoute le communiqué.

La Coalition marocaine, qui regroupe l'Organisation marocaine des droits de l'Homme, l'Association marocaine des droits humains, l'Observatoire marocain des prisons, le Forum marocain vérité et justice, Amnesty International - section marocaine, le Centre des droits des gens et l'Association des barreaux d'avocats du Maroc, a appelé à "la concrétisation des résultats du colloque national sur la politique pénale organisé par le ministère de la Justice en décembre 2004 à Meknès".

Dans ce communiqué, la coalition a en outre invité "les médias à contribuer à la sensibilisation de la société à la nécessité d'abandonner cette peine" et de promouvoir "la culture de la tolérance et des droits de l'Homme, à leur tête le droit sacré à la vie".

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 01:22

La Coalition marocaine contre la peine de mort a exprimé sa "grande inquiétude" de la poursuite de prononciation de condamnations à la peine capitale par les tribunaux marocains et appelé à la suppression de cette peine de la législation du royaume chérifien, dans dans un communiqué transmis jeudi à la PANA à Rabat à la veille de la célébration de la Journée mondiale contre la peine de mort.

La Coalition, qui a réitéré dans son communiqué son "grand étonnement" de l'attitude d'abstention au vote de la résolution 149/62 relative au moratoire sur les exécutions de la peine adoptée lors de la 62ème session de l'Assemblée générale des Nations unies, appelle l'Etat marocain à revoir sa position en adhérant au groupe de pays ayant signé cette résolution qui constitue une étape importante sur la voie de l'abolition totale de la peine de mort.

Tout en rappelant les précédentes promesses officielles concernant l'abolition de la peine de mort, la Coalition enregistre avec "regret" le non-respect des dites promesses et renouvelle son appel pressant à l'adhésion du Maroc aux mécanismes internationaux s'y rapportant, à travers la ratification du 2ème Protocole facultatif concernant la peine de mort, annexe au Pacte international relatif aux droits politiques et civiques et aussi du statut de la Cour pénale internationale (CPI) qui ne prévoit pas de peine de mort, même pour des cas de délits des plus graves tels que les crimes de guerre, génocide et crimes contre l'humanité.

Elle demande, en outre, la concrétisation des résultats du Colloque national sur la politique pénale organisée par le ministère de la Justice en décembre 2004 à Meknès et appelle à une réforme profonde du système pénal marocain, en vue de l'harmoniser avec les principes de liberté, justice et droits de l'homme, et à la refonte du concept de la sanction et son application, dont une véritable réforme d’institutions pénitentiaires, selon une approche des droits de l’homme conforme aux normes internationales et les règles minimales de traitement des prisonniers.

Dans ce sens, la Coalition marocaine appelle à approuver les résolutions du Comité onusien des droits de l'homme émises en 2004 ayant recommandé la réduction au minima du nombre d'infractions passibles de la peine de mort et aussi la commutation de la peine au profit de personnes condamnées, dans la perspective d'une abolition définitive.

La Coalition, qui exprime également sa "forte indignation" à propos des conditions matérielles, psychologiques et humaines graves des condamnés à mort au sein des prisons au Maroc, réitère son appel à l'ouverture des prisons aux visites d'organisations de défense des droits humains pour s'enquérir de l'état des lieux et contribuer à l'amélioration des conditions d'incarcération, dans le cadre d'un véritable partenariat entre toutes les parties concernées.

La Coalition appelle, d'autre part, toutes les composantes de la société marocaine à soutenir son combat visant l'abolition législative et judiciaire de la peine de mort et invite les médias à contribuer à la sensibilisation de la société à la nécessité d'abandonner cette peine et à promouvoir la culture de tolérance et des droits de l’Homme, dont le droit sacré à la vie.

A noter que les tribunaux marocains continuent à prononcer des condamnations à mort, mais cette peine n'a pas été appliquée depuis 1994.
 
Rabat - 09/10/2008

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Derniers Articles

CoalitionsMaghreb

LE MAROC
Née le 10 octobre 2003, la Coalition Nationale pour l'Abolition de la Peine de mort au Maroc (CNAPM) rassemble aujourd'hui 7 ONG :

L'Observatoire Marocain des Prisons / L' AMDH / Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice / L'OMDH / Le Centre pour les Droits des Gens (CDG) / L'association des barreaux d'avocats au Maroc / Amnesty International section marocaine.
LA TUNISIE
a également sa Coalition nationale contre la peine de mort, fondée à Tunis le 14 juin 2007 par 7 ONG de défense des droits de l'Homme et une centaine de personnalités des arts, du spectacle et des lettres.
article

 

 

 

 

 

L'ALGERIE
Le 10 octobre 2009, la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme) crée l'Alliance algérienne contre la peine de mort. Un premier pas vers l'abolition !

 

 _________________________

 

 

Algérie, Tunisie, Maroc.
Qui abolira en premier ?

* L'Algérie est le seul pays arabe à avoir voté pour la résolution en faveur d'un moratoire sur la peine de mort adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 2007

* La Tunisie. Le président Ben Ali s'était engagé à ne jamais signer l'exécution d'un condamné à mort (interview du Figaro Magazine, nov. 2007). Le gouvernement de transition a annoncé qu'il allait signer le 2ème protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort .

* Le Maroc Le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation comprenant l'abolition de la peine de mort. Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) mis en place par le roi en mars 2011 devrait agir en ce sens.  

 

________

 

Etat des lieux de la peine de mort au Maroc (vidéo)  http://www.dailymotion.com/video/xl8sln_mustapha-znaidi-au-rassemblement-de-soutien-a-troy-davis-a-paris-21-09-2011_news 

 

TORTURE / Sur les 141 pays au monde accusés par Amnesty International de pratiquer la torture, le Maroc figure parmi les cinq États où la pratique de la torture est la plus systématique.

Hchouma !

 
Top 5 des pays exécuteurs : Chine (2400 exécutions!), Iran, Irak, Arabie saoudite, États-Unis  (2013). 
La Chine, l’Iran et les États-Unis ont constamment figuré sur la liste des 5 pays ayant exécuté le plus grand nombre de prisonniers depuis les six dernières années. La Chine est responsable, et de loin, du plus grand nombre d’exécutions.