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Derniers chiffres officiels

113 condamnés à mort attendent leur exécution dans les "couloirs de la mort" au Maroc (2014)
En 2012, 6 peines de mort ont été prononcées au Maroc et 10 en 2013.

Une situation en totale contradiction avec :

  • - les engagements pris par le Maroc avec les instances de droits de l'Homme,
  • - les recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER)
  • - la nouvelle constitution qui se réfère au droit à la vie et au droit international.

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Nouvelle constitution marocaine

EXTRAITS

Article 20 : “ Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droi t”.

Article 22 : “ Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit et par quelque personne que ce soit, privée ou publique. (...) ”

Abolition !

Le Maroc sera-t-il le second pays arabe (après Djibouti) à abolir la peine de mort? Le royaume pratique depuis 1993 (date de la dernière exécution) un moratoire de fait.
Le débat
est lancé. Juristes, syndicats et partis politiques sont interpellés. Les associations plus que jamais mobilisées.
Le Maroc renforcera-t-il encore son image de pays soucieux des droits de l'homme en abolissant définitivement la peine de mort ?
liste des articles -

ACTU

L'Afrique en marche vers l'abolition. Le Burundi et le Togo abolissent. Le Kenya commue toutes les condamnations à mort (4000). Le Gabon a définitivement aboli la peine de mort (loi votée en février 2011), suivi du Bénin (en août 2011).

Ailleurs : Les élus du Sénat et de la Chambre des représentants du Maryland (Est des Etats-Unis) devraient voter dans les prochains jours une proposition de loi visant à abolir la peine de mort(fév/mars 2013) 

En Tunisie, bien qu'ayant signé le 20 décembre 2012, avec 109 autres Etats, le moratoire des Nations Unies sur l'application de la peine de mort, la Tunisie continue à condamner à mort. En février 2013, le 12 fév 2013, la chambre criminel de la cour d'appel de Sousse condamnait le tueur en série Kamel Lahouel.

En Algérie, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDDH) reçoit en nov. 2011 le feu vert de la présidence de la République pour entamer un programme national devant aboutir à l'abolition de la peine de mort dans la législation algérienne. Mais pourquoi cette proposition de référendum ?
Au Maroc, le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'IER dont l'abolition de la peine de mort. Un Collectif d'ONG appelait en mai 2011 le gouvernement à adopter l'abolition de la peine de mort et à l'inscrire dans la constitution. La Coalition mondiale contre la peine de mort a tenu son assemblée générale du 24 au 26 juin 2011 à Rabat.Le texte intégral de la réforme de la constitution proposée.
Art. 20 : "Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit".
 

- Le Réseau des parlementaires abolitionnistes ont annoncé officiellement, le 4/04/13 lors d'une rencontre avec Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, leur participation au 5ème Congrès mondial contre la peine de mort  organisé par ECPM à Madrid du 12 au 15 juin 2013.  

Mai 2014 : Les détenus franco-marocains emprisonnés au Maroc ne sont plus transférés en France en raison de la suspension des accords de coopération judiciaires entre les deux pays. Ils envisagent de recourir à la grève de la faim pour être entendus. Parmi eux, plusieurs se disent victimes de tortures. Le Maroc semble craindre pleuvoir les plaintes pour torture, après l'affaire des plaintes contre le chef de la DGST Abdellatif Hammouchi

- La peine de mort en 2012 : la carte du monde

9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 19:04

"L'abolition une cause universelle", tel était le thème d'une conférence organisée mercredi 7 octobre 2015 à l'Ecole de la Gouvernance et de l'Economie de Rabat, à l'occasion de la journée mondiale contre la peine de mort.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 10:29

Selon l‘épouse du blogueur saoudien, Raif Badawi pourrait être une nouvelle fois jugé pour apostasie, un crime passible de la peine de mort.

 

 

Le cauchemar est sans fin pour le blogueur saoudien, Raif Badawi. Condamné en mai 2014 à dix ans de prison, à une amende de 1000 riyals (225.000 euros), ainsi qu'à 1000 coups de fouet pour avoir «insulté l'islam», le blogueur de 31 ans pourrait repasser devant les tribunaux. Selon sa femme, Ensaf Haidar, les juges du tribunal pénal d'Arabie envisageraient un nouveau procès, cette fois pour apostasie. Raif Badawi serait alors passible de la peine capitale.

 

«Nous avons des raisons de croire que le même juge a de nouveau demandé au chef de la Cour d'appel de juger Raif Badawi pour apostasie. Nous appelons les citoyens du monde et les gouvernements à ne pas laisser Raif Badawi se faire trainer à mort par ces fanatiques. Et nous renouvelons nos appels à sa Majesté le Roi Salman de pardonner Raif Badawi et lui permettre de quitter le pays», a déclaré Ensaf Haidar, qui vit désormais au Canada avec ses trois enfants.

 

En 2013, le même juge avait déjà tenté d'accuser le militant, qui prône la liberté d'expression dans son pays, de renoncer à sa religion musulmane. Le tribunal avait rejeté l'accusation après avoir assuré que le blogueur était bien musulman. Le 7 mai 2014, Raif Badawin fut toutefois reconnu coupable, en appel, d'insulte à l'islam. Il s'est vu infliger, le 9 janvier, les cinquante premiers coups de fouet de sa sentence. Aucune autre flagellation n'a eu lieu jusqu'à présent, notamment en raison d'une «cicatrisation lente» de ses plaies.

 

Une campagne internationale

 

Amnesty International n'a pu confirmer à ce stade les informations de Ensaf Haidar. En janvier, l'organisation a lancé une pétition mondiale pour obtenir la libération du blogueur saoudien. «Plus d'un million de personnes ont appelé à la liberté de Raif Badawi. Ce devrait être la seule chose dont nous devrions entendre parler», a déclaré Philip Luther, directeur de la section Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International. En France, plus de 110 000 personnes ont apporté leur soutien. Outre cette pétition, de nombreuses personnalités, comme Angela Merkel, David Cameron, le Prince Charles et de nombreux Prix Nobel, se sont mobilisés.

 

Le sort inquiétant des défenseurs des droits

 

Amnesty International France rapporte que dans une récente conversation téléphonique avec sa femme, Raif Badawi a confié: «Mon cas n'est pas un cas individuel, c'est un cas de liberté d'expression et de liberté de religion. S'il te plaît, demande à tous ceux qui sont mobilisés pour nous de défendre également tous les prisonniers d'opinion en Arabie Saoudite, peu importe leurs opinions et peu importe que nous soyons d'accord avec eux ou non. Nous devons tous être libérés.» De nombreux militants pour la liberté d'expression seraient en ce moment poursuivis en justice ou déjà incarcérés en prison. C'est notamment le cas de Waleed Abu al Khair, avocat de Raif Badawi et défenseur des droits humains, condamné à quinze ans d'emprisonnement le 12 janvier.

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 10:38

ACTUALISATION 19/01/2015 (10h30): Dimanche 18 janvier, les médias saoudiens ont annoncé l'arrestation de l'homme qui a filmé ces images. Les autorités envisagent de porter plainte contre lui. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur a expliqué que son acte pourrait être considéré comme de la cybercriminalité.

 

 

Femme décapitée en pleine rue à la MecqueCes images, tournées discrètement, montrent l’exécution en public d’une femme dans les rues de la Mecque, lundi. Retirée de YouTube, la vidéo continue de circuler sur d’autres sites. France 24 a décidé de n’en publier que des captures d’écran.

 

Laila Bint Abdul Muttalib Basim, birmane, vivait en Arabie saoudite. La justice du pays l’a jugée coupable d’avoir sexuellement abusé de sa belle-fille de sept ans et de l'avoir tuée.

 

Dans la vidéo, on voit plusieurs policiers la maintenir à terre en pleine rue. Elle clame son innocence et hurle à l’injustice jusqu’à la fin. Un homme la frappe trois fois au cou avec un sabre. Les hurlements de la femme cessent dès le premier coup.

 

Le bourreau lève son sabre dans l'air. Capture d'écran de la vidéo.

 

Puis, une voix s’élève d’un haut parleur : "Annonce du ministère de l’Intérieur… ". Puis la voix déclame des versets du Coran : “La punition de ceux qui font la guerre à Allah et à son messager, et qui les affrontent de toutes leurs forces pour semer la discorde sur la terre, sera la décapitation ou l’amputation des mains et des pieds. "

 

Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, les autorités espèrent que cette exécution découragera d’autres personnes qui pourraient être tentées de commettre des crimes semblables.

 

Le nombre d’exécutions en Arabie saoudite est en augmentation ces dernières années. Il est passé de 78 en 2013 à 87 en 2014. Depuis le début de l'année, Basim est la septième personne à être exécutée, c'est-à-dire en seulement deux semaines.

 

Cette vidéo a été publiée sur Internet alors que l’Arabie saoudite était déjà sous le feu des critiques pour un autre cas d’atteinte aux droits de l’Homme : la semaine dernière, les autorités ont administré 50 coups de fouet à un bloggeur qu’elles accusent "d’insulte à l’Islam ". Une deuxième série de coups de fouet était prévue ce vendredi 16 janvier : Raif Badawi a été condamné à 1 000 coups au total, à raison de 50 tous les vendredis, ainsi que dix ans de prison, mais cette session a été reportée "pour raisons médicales ".


 

Vidéo Pour ceux qui souhaiteraient voir la barbarie saoudienne. Evidemment, ce n'est pas la meilleure pub pour la ville sainte. D'ailleurs la personne qui a filmé l'exécution a été à son tour arrêtée.

http://ivoirtv.net/videos/videos-gags/5055-arabie-saoudite-femme-decapitee.html

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 18:24

Des avocats marocains, issus de six différents barreaux du royaume, se sont joints à la Coalition marocaine et au Réseau des parlementaires contre la peine de mort au Maroc.

 

Après la Coalition marocaine contre la peine de mort et le Réseau des parlementaires contre la peine de mort au Maroc, c’est au tour des avocats de monter au créneau et de s’ajouter à la liste des abolitionnistes. Ceux-ci sont issus de six différents barreaux du royaume. Une conférence de presse, animée par ces trois groupes, a eu lieu, ce mercredi 8 octobre, à Rabat pour annoncer un plan d’action. Cette rencontre avec la presse s’est déroulée en marge d’un nouveau vote sur le moratoire relatif aux exécutions devant l’Assemblée générale des Nations-unies et à la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort, célébrée tous les 10 octobre.


« Protégez ceux qui souffrent de troubles mentaux »

 

Cette année, la Coalition marocaine a placé sa mobilisation sous le thème suivant : « Protégez ceux qui souffrent de troubles mentaux, ne les exécutez pas ». « Pour nous, il est important d’attirer l’attention sur la gravité de la situation inhumaine, de personnes souffrant de maladies ou de troubles mentaux et qui risquent une condamnation à mort ou une exécution », explique le bâtonnier Abderrahim Jamaï, coordonnateur de la Coalition marocaine contre la peine de mort, rapporte Libe.ma.

 

L’organisation a également attiré l’attention sur les conditions de détention des condamnés à mort au Maroc, essentiellement à Kénitra. « Les condamnés à mort vivent dans des conditions inquiétantes et souffrent de graves troubles mentaux et psychiques », selon la coalition.

 

Les trois partenaires - Coalition marocaine, Réseau des parlementaires et Réseau des avocats - entendent présenter en détail la question de la santé mentale et la peine de mort lors d’une journée d’études prévue vendredi 17 octobre.

 

Fouâd Harit.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 04:11

Le président du CNDH Driss el-Yazami le veut, mais le gouvernement des islamistes du Parti justice et développement s'y oppose.

 

Si des peines de mort continuent d'être prononcées au Maroc, un moratoire est appliqué de facto depuis 1993, et le royaume est perçu au sein de la communauté internationale et par des ONG comme l'un des pays arabes susceptibles de franchir le pas de l'abolition. Lors de la présentation d'un rapport devant le Parlement lundi, le président du CNDH, un organisme officiel, a souligné la "nécessité" de "mettre en oeuvre (...) l'abolition de la peine de mort". Selon le résumé de son intervention, il a notamment fait valoir que la mesure figurait parmi "les principales recommandations institutionnelles de l'Instance équité et réconciliation" (IER), instaurée en 2004 afin de se pencher sur les violations des droits de l'homme lors des décennies précédentes.

Le PJD marque son opposition

 

Cette prise de position intervient quelques semaines après celle, contraire, exprimée par le ministre de la Justice, Mustapha Ramid, issu du PJD. "J'affirme qu'il n'y a rien dans les lois internationales qui impose l'abolition de la peine de mort", a-t-il déclaré mi-mai devant le Parlement. "Aux 200 parlementaires qui veulent l'abolir, je vous dis : Vous êtes libres de le faire, mais nous, au gouvernement, nous avons une autre opinion, c'est de réduire le nombre de crimes passibles de la peine de mort", avait-il ajouté.

 

M. Ramid se référait au Réseau des parlementaires contre la peine de mort, créé début 2013 et qui compterait quelque 210 membres. Deux propositions de loi ont été déposées au Parlement, dont une par au moins 39 députés de l'Union socialiste des forces populaires (USFP, opposition). La chambre des Représentants compte 325 députés. Une nouvelle Constitution, adoptée en 2011, dans le tumulte du Printemps arabe, consacre notamment le "droit à la vie", mais sans prévoir explicitement l'abolition de la peine capitale.

Le CNDH a mis plusieurs situations sur la table

 

Le président du CNDH a par ailleurs réaffirmé la nécessité de faire "toute la lumière sur les cas en suspens de disparitions forcées, dont celui de Mehdi Ben Barka", opposant enlevé le 29 octobre 1965 à Paris et dont le sort n'a jamais été élucidé. Driss el-Yazami a également évoqué la persistance d'un "usage disproportionné de la force" et "l'arrestation abusive de militants des droits de l'homme lors de manifestations pacifiques". La "multiplication inquiétante" des violences contre les femmes ainsi que "la courbe ascendante des mariages des mineures" - qui ont doublé en dix ans pour atteindre 35 000 cas en 2013 - ont aussi figuré parmi les points soulevés.

 

Aida Addad avec A fp

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 06:38

Après avoir réalisé une enquête sur la condition des détenus marocains dans les couloirs de la mort, l'OMDH demande au gouvernement l’abolition immédiate de la peine de mort, et formule des recommandations sur les plans humanitaire, pénitentiaire et médical. Explications.

Au Maroc, la peine de mort continue d'être prononcée bien qu’il existe un moratoire de fait sur les exécutions depuis 1993. Ces dernières années, de nombreuses ONG ont multiplié les appels au Maroc afin qu’il abolisse définitivement la peine de mort, conformément à la nouvelle Constitution qui consacre le «droit à la vie». S’il le fait, le Maroc sera le premier pays arabe à prendre une telle mesure.

Désormais, c’est l’OMDH qui s’y met en réalisant une enquête exclusive auprès d’un échantillon de 52 condamnés à mort, dont une femme, incarcérés dans trois prisons, à Kenitra, Meknès et Oujda. Lors de la réalisation de cette enquête, en janvier et février 2013, ce sont 114 condamnés à mort, dont 2 femmes, qui croupissaient dans le couloir de la mort, sans savoir si un jour ils seront fusillés.

Les conclusions mettent en lumière un ensemble de problématiques liées à la peine de mort elle-même, en tant que peine cruelle, inhumaine et dégradante.

Voici les principaux résultats qui en ressortent :

-Les deux tiers (67%) des détenus dans les couloirs de la mort des prisons marocaines souffrent de maladies mentales chroniques. La plupart de ces maladies auraient dues entraîner l’annulation de toute responsabilité pénale lors du procès. En conséquence, soit le tribunal n'a pas eu recours à une expertise psychiatrique; soit il n'a pas fait appel à l'expertise médicale qui détermine l'état mental au moment du crime.

-Bien que le traitement des condamnés à mort par l'administration et les gardiens se soit nettement amélioré au cours de la dernière décennie, leurs conditions de détention restent très difficiles s'agissant notamment des besoins matériels comme la nourriture, les couvertures et les vêtements. L'hygiène est déficiente et inférieure aux normes des droits reconnus aux détenus.

-Les conditions dans les couloirs de la mort accentue le développement de  troubles psychiques, en premier lieu du fait de l'attente qui constitue en elle-même une mort lente. Ces conditions poussent une proportion importante des détenus (35 %) à penser au suicide ou à souhaiter leur l'exécution.

-15,38 % des détenus pensent qu’il est possible que l’Etat procède à la reprise des exécutions, malgré le moratoire de fait respecté par le pays depuis 1993. 

En outre, l’OMDH adresse des recommandations aux autorités politiques, dans le but de  lancer la réforme de la législation pénale et s’engager sur la voie de l’abolition de la peine de mort.

-Sur le plan politique, l’OMDH exhorte le Roi Mohamed VI à exercer son droit de grâce et de commuer toutes les peines de mort en peines d’emprisonnement.

-L’OMDH demande au gouvernement marocain d’officialiser le moratoire sur les exécutions en soutenant la résolution de l’Assemblée générale des Nations-Unies appelant les Etats du monde à suspendre les exécutions, tout en proposant une révision du Code pénal marocain abolissant définitivement la peine de mort.

Sur les plans humanitaire et pénitentiaire :  

-L’ONG demande au ministre de la Justice d’augmenter les budgets alloués à l’administration pénitentiaire, et demande à cette dernière de placer les deux tiers des condamnés à mort, victimes de maladies psychiques, dans des hôpitaux psychiatriques.  

-Dans cette optique, l’OMDH demande au ministre de la Justice de réformer la procédure pénale afin d’instaurer l'obligation de mener une expertise médico-psychique et psychologique dans pour les  crimes les plus graves.

Sur le plan médical: 

-L’OMDH demande au ministre de la Justice de créer un centre médical pénitentiaire pour les criminels aliénés qui sont susceptibles de récidive ; et au ministre de la Justice de créer un service de médecine psychologique, d'éducation, social et régional (SMPESR), chargé du diagnostic médical, de l'expertise médicale et psychique des condamnés et des victimes, et de l'assistance pédagogique et sociale aux prisonniers.

Contacté par nos soins, Mustapha Znaidi, membre de l’OMDH et coordinateur adjoint de la coalition marocaine contre la peine de mort, nous confie que l’OMDH organise dans plusieurs villes une série d’activités durant le mois d’octobre, dont des projections de films traitant de la peine de mort et un sit-in devant le parlement, le 10 octobre prochain à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort.  

Il convient de noter qu’entre 1956 et 1993, 198 personnes furent condamnées à mort et exécutés, selon la méthode légale d’exécution, c’est-à-dire fusillés, avec une pause de onze années de janvier 1982 à août 1993, avec la condamnation très controversée du commissaire Tabit. Pourvu qu’elle soit la dernière.
Par Hamza Mekouar 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 22:56

Sur les centaines de personnes poursuivies en justice suite à l’attentat du 16 mai 2003, perpétré à Casablanca, plusieurs ont été condamnées à la peine capitale. Soad El Khammal, 56 ans, veuve de l’une des victimes de l’attentat, est contre. Bien qu’elle ait perdu son mari ainsi que son enfant ce jour-là, celle qui préside désormais une association des victimes du terrorisme s’oppose à catégoriquement à la peine de mort.

« Aujourd’hui je peux dire que je suis une victime (des attentats). J’ai perdu mon mari et mon enfant, et je suis contre la peine de mort », confie-t-elle dans un entretien accordé à Rtve.es, en Espagne, soulignant qu’il s’agit d’une position personnelle qu’elle ne souhaite pas relier à son activité dans l’association.

Les attentats de Casablanca avaient, pour rappel, fait 41 victimes et une centaine de blessés. Pour ce qui est de la peine de mort, bien qu'elle figure toujours dans le code pénal marocain, aucune exécution n'a eu lieu depuis 1993.

 


 

Son témoignage sur le site de la RTVE : 
Soad El Khammal: "Soy víctima del terrorismo y estoy en contra de la pena de muerte"

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 20:14

Le chef d'Al-Qaïda au Maghreb (Aqmi) Abdelmalek Droukdel et sept islamistes armés, dont six en fuite, ont été condamnés jeudi à mort par le tribunal criminel d'Alger pour assassinats, enlèvements, et attentats à l'explosif, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Droukdel, dit Abou Mossâb Abdelouadoud, et six autres accusés, en fuite, a ont été condamnés à mort par contumace.

Le principal accusé, Mohamed Toumi, présent à l'audience, a également été condamné à la peine capitale. Deux autres accusés, Nabil Brahimi et Mahamed Chemami, qui comparaissaient aussi, ont été acquittés.

 

Le parquet n'a pas requis de peine à l'encontre du fondateur et ancien chef de l'ancêtre d'Aqmi, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) Hassan Hattab et son ancien numéro deux, Saïfi Amar, dit Abderrezak le Para qui faisaient partie des 12 accusés.

 

Les deux hommes font l'objet de finalisation de la procédure de contumace "étant donné qu'ils sont considérés en état de fuite", selon le parquet.

 

Abderrezak le Para, emprisonné en Algérie depuis 2004, est l'auteur de l'enlèvement de 32 touristes européens en 2003 dans le Sahara Algérien. Il attend depuis son jugement, son procès ayant été reporté à plusieurs reprises en raison de l'absence de l'accusé.

Hassan Hattab, placé dans un "lieu sûr" après la levée de l'état d'urgence en février 2011, a été ensuite libéré et mis sous contrôle judiciaire, selon des sources judiciaires.

 

Hattab, qui s'est rendu aux autorités fin septembre 2007, avait été exclu du GSPC, rallié en septembre 2006 au réseau terroriste Al-Qaïda et s'est rebaptisé depuis Aqmi.

Mohamed Toumi, qui a rejoint le maquis au début des violences islamistes en 1992, a été reconnu coupable notamment de l'assassinat de cinq militaires en 1993 à Boumerdes (50 km à l'est d'Alger), de huit gendarmes et 14 policiers en 1994, à Tizi Ouzou (110 km à l'est d'Alger), en Kabylie, et de huit soldats en 2006.

Il a été capturé le 18 mars 2007, lors d'un accrochage entre son groupe et une unité des troupes spéciales de l'armée à Bouira (120 km au sud-est d'Alger) au cours duquel il a tué deux officiers et un soldat.  Slate Afrique avec l'AFP

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 04:32

Le président du tribunal antiterroriste du Maroc a alourdi vendredi en appel toutes les peines contre les auteurs de l'attentat meurtrier de Marrakech (sud), confirmant la peine capitale pour le principal accusé, et prononçant la même peine à l'encontre de son principal complice, a constaté l'AFP.

 

Le principal accusé, le Marocain Adil Al-Atmani, avait été condamné à mort en première instance en octobre et son complice Hakim Dah à la prison à perpétuité pour cet attentat à la bombe perpétré en avril 2011, dans le café Argana de Marrakech (sud) qui avait fait 17 morts le 28 avril dernier, dont onze touristes européens, huit Français et trois Suisses.

La Cour a également alourdi la condamnation de six autres accusés à des peines de 6 à 10 ans de prison et confirmé une peine de deux ans de détention pour le neuvième co-accusé.

Le procureur du tribunal avait requis mercredi la "confirmation" de la peine de mort prononcée en octobre contre Adil Al-Atmani et demandé la "confirmation" de la peine à perpétuité contre Hakim Dah.

 

Dans son réquisitoire, le procureur avait également requis "l'aggravation" du verdict prononcé le 28 octobre en première instance contre sept autres complices pour cet attentat qui avait fait 17 morts en avril 2011, dont des Français et des Suisses.

Les neuf accusés avaient été tous condamnés pour leur "implication avérée" dans l'attentat de Marrakech, principale ville touristique du royaume.

Le parquet avait interjeté appel, en qualifiant de "clémentes" les peines de réclusion prononcées.

Le verdict contre les sept "complices" avait provoqué à cette époque la colère des familles des victimes. Ces dernières avaient crié au scandale.

 

Un des avocats des accusés, Khalil Idrissi a critiqué le verdict "lourd" de la Cour, qu'il a considéré comme étant un acte de "complaisance" envers les familles des victimes et de leurs pays.

Un autre défenseur des accusés, Me Abdelrahman a estimé que "la Cour a aggravé les peines contre plusieurs accusés qui n'ont aucun rapport avec ce crime".

 

Mais les familles des victimes françaises se sont déclarées satisfaites.

"Je peux faire mon deuil maintenant", a déclaré à l'AFP Jacques Maude, un proche d'une des victimes, qui a réitéré sa confiance dans la justice marocaine.

Principal avocat de la partie civile, Me Abdelrahim Jamei a pour sa part commenté: "le dossier est clos, bien que le verdict soit lourd".

 

Cet attentat, qui avait secoué le pays, était le premier à être perpétré au Maroc depuis 2003. Il avait porté un coup très rude au tourisme, une des principales sources de devises étrangères du royaume.

Mercredi, les accusés ont nié catégoriquement les charges retenues contre eux, les avocats de la partie civile ayant pour leur part qualifié de "lâche" cette attitude.

La défense des familles de victimes a renouvelé à cette occasion sa demande, comme elle l'avait fait en octobre, de "ne pas condamner le principal accusé à la peine de mort".

Dès les premières séances du procès, les familles des victimes avaient souhaité que le principal accusé ne soit pas condamné à la peine capitale pour qu'on "ne le considère pas comme un martyr".

Toujours inscrite dans le code pénal --mais en voie d'être formellement supprimée --la peine de mort n'est plus appliquée au Maroc depuis 1992.

La nouvelle constitution votée en juillet prévoit pour la première fois explicitement le "droit à la vie".

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 23:12

Le principal suspect dans l'attentat de Marrakech, qui a fait 17 morts en avril dernier, était jugé au Maroc. Il écope de la peine de mort.

 

Une peine très lourde pour un attentat qui l'était tout autant. Adil Al-Atmani, principal suspect dans l'attentat de la place Djemaa el-Fna à Marrakech qui avait fait 17 morts en avril a écopé de la peine capitale. Le tribunal anti-terroriste de Salé, près de Rabat, a donc suivi les réquisitions du procureur du roi qui souhaitait la peine de mort pour l'accusé. Bien que toujours en vigueur dans le code pénal marocain, la sentence suprême n'est dans les faits plus appliquée depuis 1992. La décision de ce vendredi envoie un message fort à la communauté internationale sur le sort que le Maroc entend réserver aux terroristes.

 

Hakim Dah, le complice présumé du principal suspect a lui été condamné à la prison à perpétuité. Dès l'énoncé du verdict concernant Al-Atmani, la soeur de ce dernier s'est mise crier et à protester dans la salle d'audience empêchant le juge de poursuivre ses jugements, avant de perdre connaissance. Un peu plus tôt dans la journée, les suspects avaient pris la parole devant la cour pour dire qu'ils n'avaient aucun lien avec le Jihad et avec le terrorisme, niant ainsi toute implication dans cet acte meurtrier . « Je n'ai aucun lien avec cet attentat. Je suis innocent » a ainsi lancé le suspect.

 

L'homme avait pourtant reconnu les faits lors de son interpellation avouant qu'il visait des « étrangers » et avait soigneusement choisi sa cible avant d'y déposer une bombe. Ce Marocain de 25 ans décrit comme un « admirateur » d'Al Qaïda, avait également assuré qu'il avait agi par « conviction ». L'explosion avait porté un préjudice énorme au tourisme dans le royaume.

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Derniers Articles

CoalitionsMaghreb

LE MAROC
Née le 10 octobre 2003, la Coalition Nationale pour l'Abolition de la Peine de mort au Maroc (CNAPM) rassemble aujourd'hui 7 ONG :

L'Observatoire Marocain des Prisons / L' AMDH / Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice / L'OMDH / Le Centre pour les Droits des Gens (CDG) / L'association des barreaux d'avocats au Maroc / Amnesty International section marocaine.
LA TUNISIE
a également sa Coalition nationale contre la peine de mort, fondée à Tunis le 14 juin 2007 par 7 ONG de défense des droits de l'Homme et une centaine de personnalités des arts, du spectacle et des lettres.
article

 

 

 

 

 

L'ALGERIE
Le 10 octobre 2009, la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme) crée l'Alliance algérienne contre la peine de mort. Un premier pas vers l'abolition !

 

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Algérie, Tunisie, Maroc.
Qui abolira en premier ?

* L'Algérie est le seul pays arabe à avoir voté pour la résolution en faveur d'un moratoire sur la peine de mort adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 2007

* La Tunisie. Le président Ben Ali s'était engagé à ne jamais signer l'exécution d'un condamné à mort (interview du Figaro Magazine, nov. 2007). Le gouvernement de transition a annoncé qu'il allait signer le 2ème protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort .

* Le Maroc Le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation comprenant l'abolition de la peine de mort. Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) mis en place par le roi en mars 2011 devrait agir en ce sens.  

 

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Etat des lieux de la peine de mort au Maroc (vidéo)  http://www.dailymotion.com/video/xl8sln_mustapha-znaidi-au-rassemblement-de-soutien-a-troy-davis-a-paris-21-09-2011_news 

 

TORTURE / Sur les 141 pays au monde accusés par Amnesty International de pratiquer la torture, le Maroc figure parmi les cinq États où la pratique de la torture est la plus systématique.

Hchouma !

 
Top 5 des pays exécuteurs : Chine (2400 exécutions!), Iran, Irak, Arabie saoudite, États-Unis  (2013). 
La Chine, l’Iran et les États-Unis ont constamment figuré sur la liste des 5 pays ayant exécuté le plus grand nombre de prisonniers depuis les six dernières années. La Chine est responsable, et de loin, du plus grand nombre d’exécutions.