Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Derniers chiffres officiels

113 condamnés à mort attendent leur exécution dans les "couloirs de la mort" au Maroc (2014)
En 2012, 6 peines de mort ont été prononcées au Maroc et 10 en 2013.

Une situation en totale contradiction avec :

  • - les engagements pris par le Maroc avec les instances de droits de l'Homme,
  • - les recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation (IER)
  • - la nouvelle constitution qui se réfère au droit à la vie et au droit international.

Rechercher

Nouvelle constitution marocaine

EXTRAITS

Article 20 : “ Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droi t”.

Article 22 : “ Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit et par quelque personne que ce soit, privée ou publique. (...) ”

Abolition !

Le Maroc sera-t-il le second pays arabe (après Djibouti) à abolir la peine de mort? Le royaume pratique depuis 1993 (date de la dernière exécution) un moratoire de fait.
Le débat
est lancé. Juristes, syndicats et partis politiques sont interpellés. Les associations plus que jamais mobilisées.
Le Maroc renforcera-t-il encore son image de pays soucieux des droits de l'homme en abolissant définitivement la peine de mort ?
liste des articles -

ACTU

L'Afrique en marche vers l'abolition. Le Burundi et le Togo abolissent. Le Kenya commue toutes les condamnations à mort (4000). Le Gabon a définitivement aboli la peine de mort (loi votée en février 2011), suivi du Bénin (en août 2011).

Ailleurs : Les élus du Sénat et de la Chambre des représentants du Maryland (Est des Etats-Unis) devraient voter dans les prochains jours une proposition de loi visant à abolir la peine de mort(fév/mars 2013) 

En Tunisie, bien qu'ayant signé le 20 décembre 2012, avec 109 autres Etats, le moratoire des Nations Unies sur l'application de la peine de mort, la Tunisie continue à condamner à mort. En février 2013, le 12 fév 2013, la chambre criminel de la cour d'appel de Sousse condamnait le tueur en série Kamel Lahouel.

En Algérie, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDDH) reçoit en nov. 2011 le feu vert de la présidence de la République pour entamer un programme national devant aboutir à l'abolition de la peine de mort dans la législation algérienne. Mais pourquoi cette proposition de référendum ?
Au Maroc, le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'IER dont l'abolition de la peine de mort. Un Collectif d'ONG appelait en mai 2011 le gouvernement à adopter l'abolition de la peine de mort et à l'inscrire dans la constitution. La Coalition mondiale contre la peine de mort a tenu son assemblée générale du 24 au 26 juin 2011 à Rabat.Le texte intégral de la réforme de la constitution proposée.
Art. 20 : "Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit".
 

- Le Réseau des parlementaires abolitionnistes ont annoncé officiellement, le 4/04/13 lors d'une rencontre avec Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, leur participation au 5ème Congrès mondial contre la peine de mort  organisé par ECPM à Madrid du 12 au 15 juin 2013.  

Mai 2014 : Les détenus franco-marocains emprisonnés au Maroc ne sont plus transférés en France en raison de la suspension des accords de coopération judiciaires entre les deux pays. Ils envisagent de recourir à la grève de la faim pour être entendus. Parmi eux, plusieurs se disent victimes de tortures. Le Maroc semble craindre pleuvoir les plaintes pour torture, après l'affaire des plaintes contre le chef de la DGST Abdellatif Hammouchi

- La peine de mort en 2012 : la carte du monde

7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 22:03

PEINE CAPITALE - A l'occasion de la présentation du rapport mondial 2015 sur la peine de mort, le directeur général d'Amnesty International au Maroc, Mohamed Sektaoui, a appelé le gouvernement à voter en faveur de la résolution onusienne sur un moratoire de la peine de mort, en vue de son abolition définitive.

M. Sektaoui, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à Rabat, a également plaidé pour la mise en oeuvre des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation sur l'abolition de la peine de mort et à l'abrogation de "tous les signes afférant à la peine de mort dans le code pénal".

Neuf condamnations à mort au Maroc

Avec neuf condamnations à mort prononcées en 2015 et un moratoire de facto maintenu, le Maroc occupe une "bonne position" parmi les pays de la région MENA, où 831 sentences capitales ont été enregistrées dans 17 pays de la région et 1.196 jugements exécutés ont été recensés dans 8 pays, a-t-il précisé.

Le recours à la peine capitale a considérablement augmenté en 2015 dans la région MENA, a souligné M. Sektaoui, qui a précisé que le nombre total des exécutions recensées a augmenté de 26% par rapport à 2014 alors que les condamnations à mort ont affiché une hausse de 6%.

Au Maroc, la dernière exécution a eu lieu en 1993.

Augmentation de 50% d'exécutions dans le monde

Sur le plan international, a-t-il fait savoir, Amnesty international fait état d'une "hausse alarmante des exécutions, dont le nombre n'a jamais été aussi élevé depuis plus de 25 ans". Au cours de l'année 2015, au moins 1.634 personnes ont été exécutées dans 25 pays, soit une nette augmentation de plus de 50% par rapport à l'année 2014 où 1.061 mises à mort ont été recensées dans 22 pays.

M. Sektaoui a indiqué, par ailleurs, que la majorité des pays sont désormais abolitionnistes pour tous les crimes, ajoutant que quatre pays ont aboli la peine capitale en 2015, à savoir le Congo, les Fidji, le Madagascar et le Suriname. La Mongolie a également adopté un nouveau code pénal abolissant ce châtiment, qui entrera en vigueur ultérieurement en 2016, a-t-il noté.

Selon Amnesty International, des condamnés à mort ont vu leur peine commuée ou ont bénéficié d'une grâce dans 34 pays en 2015 tandis qu'au moins 51 condamnés à mort ont été innocentés dans six pays pendant la même année.

Published by Le Maroc contre la peine de mort - dans Presse Maroc
commenter cet article
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 19:04

"L'abolition une cause universelle", tel était le thème d'une conférence organisée mercredi 7 octobre 2015 à l'Ecole de la Gouvernance et de l'Economie de Rabat, à l'occasion de la journée mondiale contre la peine de mort.

Published by Le Maroc contre la peine de mort - dans Presse monde
commenter cet article
8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 18:59

Au Maroc, les abolitionnistes font de plus en plus entendre leur voix. Et aujourd’hui, nous disons avec force que le Royaume doit choisir entre une justice humaine qui ne tue pas et n’a pas les mains entachées de sang et une justice pénale sous-développée qui terrifie et assassine ». Ce mercredi 7 octobre, devant la presse, le bâtonnier Abderrahim Jamaï est toute à sa plaidoirie pour l’abolition de la peine de mort. Un combat que les abolitionnistes marocains mènent depuis les années 1960 et qui s’est organisé en 2001 sous la bannière de la Coalition marocaine contre la peine de mort.
« Pas de justice avec la peine de mort ». Cette année, les abolitionnistes du Maroc ont choisi de se mobiliser autour de ce mot d’ordre à quelques jours de la Journée mondiale contre la peine capitale. Ceux et celles qui militent contre ce châtiment cruel et inhumain constituent un véritable front pour le droit à la vie. Composé de la Coalition marocaine contre la peine de mort, du Réseau des parlementaires contre la peine de mort au Maroc et du Réseau des avocats contre la peine de mort, ce front abolitionniste plaide en faveur d’une justice qui ne soit pas l’expression d’une vengeance à travers la sentence de la peine capitale. Et c’est ensemble qu’ils ont donné une conférence de presse ce matin du mercredi 7 octobre à Rabat. « Il n’y a pas eu d’exécution au Maroc depuis 1993. La peine de mort était en passe d’être supprimée. Annonce en avait été faite par le défunt Driss Benzekri, ex-président de l’Instance Equité et Réconciliation. Que s’est-il passé ? Pourquoi une telle crispation ? A qui l’abolition de la peine de mort fait-elle peur ? », s’est demandé Khadija Rouissi, la coordinatrice du Réseau des parlementaires contre la peine de mort au Maroc.

Couloir de la mort :
une si longue attente


Le débat sur l’abolition de la peine de mort a bien fait son entrée sous la Coupole du Parlement. Ils sont 240 parlementaires à se mobiliser dans ce combat. « Nous appelons à l’organisation d’un dialogue national sur la peine de mort, argument contre argument», a indiqué la députée et ancienne ministre PPS Nouzha Skalli.
En ce mois d’octobre 2015, ils sont un peu plus d’une centaine –dont deux femmes- à attendre leur exécution dans le couloir de la mort. Dans des conditions extrêmes et dont va de nouveau se rendre la délégation de la Coalition marocaine qui a reçu l’autorisation de visiter les condamnés du couloir de la mort.
«C’est totalement inhumain. Ils préfèrent la mort à cette longue attente qui est une torture infinie. Ces condamnés à mort qui ne savent pas s’ils seront un jour exécutés puisque leur peine n’a pas été commuée sont terrorisés par l’idée de mourir. Pour nous, le maintien de la peine capitale ne s’inscrit pas dans le cadre d’une vision conservatrice de la société mais bel et bien d’une politique publique qui va à l’encontre de la Constitution en ne reconnaissant pas la suprématie des conventions internationales ! », s’exclame cette représentante du Réseau des avocats contre la peine de mort.
La peine capitale est en totale contradiction avec les principes des droits humains et de la démocratie. Le projet de Code pénal prévoit ce châtiment suprême dans une dizaine de cas, coupant court à toute forme de débat.
Mercredi 7 octobre, appel a été lancé au gouvernement Benkirane de supprimer la peine de mort du Code pénal, du Code de procédure pénale et du Code de justice militaire. La coalition marocaine contre la peine de mort, le Réseau des parlementaires ainsi que celui des avocats ont également enjoint l’Exécutif à voter en faveur de la résolution onusienne pour l’arrêt de toute exécution tout en demandant l’amélioration des conditions de détention des personnes condamnées à mort et au respect de leur dignité.

Narjis Rerhaye

Jeudi 8 Octobre 2015

Published by Le Maroc contre la peine de mort - dans Presse Maroc
commenter cet article
8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 07:35

PEINE CAPITALE - Si la nouvelle Constitution de 2011 consacre le "droit à la vie", la peine de mort continue pourtant d’être prononcée, bien qu’il existe un moratoire de fait sur les exécutions depuis 1993, au grand dam de la société civile.

À la veille de la journée mondiale contre la peine de mort organisée le 10 octobre, le réseau des parlementaires contre la peine de mort au Maroc, la Coalition marocaine contre la peine de mort et le réseau des avocates et avocats contre la peine de mort ont appelé, mercredi à Rabat, à l’abolition immédiate de la peine capitale.

Entre 1956 et 1993, 198 condamnés à mort ont été exécutés, selon la méthode légale d’exécution, c’est-à-dire fusillés. Le dernier est le tristement célèbre commissaire Tabit, exécuté en 1993.

Pour ce faire, parlementaires et militants des droits de l’Homme ont plaidé pour "une réforme profonde du système pénal national et l'adoption d'une politique basée sur une approche de tolérance, de réhabilitation, de réintégration et de réforme". Cela ne pourrait se faire sans une modification de l’avant-projet de Code pénal, présenté par le ministre de la Justice Mustapha Ramid en avril dernier. Un texte qui maintient la peine capitale.

Au lendemain de la publication du projet de réforme du code pénal marocain, Amnesty Maroc était monté au créneau pour dénoncer le maintien de la peine de mort. "Un signe inquiétant, en contradiction flagrante avec la nouvelle constitution."

En novembre 2014, le roi Mohammed VI avait adressé ce message lors du Forum mondial des droits de l'homme à Marrakech: "Nous nous félicitons du débat autour de la peine de mort, mené à l'initiative de la société civile et de nombreux parlementaires et juristes". Un signal perçu positivement par les abolitionnistes.

Published by Le Maroc contre la peine de mort - dans Presse Maroc
commenter cet article
12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 19:17

Le Maroc a accueilli pour la première fois un concours de plaidoiries contre la peine de mort. ça se passait le vendredi 11 septembre 2015 à Rabat;
La première plaidoirie est celle de Maître Nezha Louafa.
La seconde plaidoirie est celle de Maître Sanaa Hizoune.
Toutes deux ont été primées à côté de Maître Tariq Chahidi.

Published by Le Maroc contre la peine de mort - dans Presse Maroc
commenter cet article
22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 12:57

 

«Il est temps pour le Maroc d'abolir la peine de mort». C’est ce qu’estime Amnesty International. « Pour Amnesty International, il est temps d'abolir la peine de mort au Maroc », a affirmé mercredi 22 avril 2015, Salah Abdellaoui, directeur exécutif d'Amnesty Maroc, en marge de la présentation du rapport mondial 2014 de l'ONG basée à Londres.

Evoquant le projet de réforme du code pénal du gouvernement, M. Abdellaoui s'est dit «inquiet». «Il est question d'une réduction du nombre de crimes (passibles de la peine capitale) de 33 à 11, mais on considère que son maintien est un signe inquiétant, en contradiction flagrante avec la nouvelle constitution », a-t-il souligné.

Pour rappel, lors d'une rencontre lundi sur la réforme du code pénal, le ministre de la Justice Mustafa Ramid a expliqué opter pour une approche «progressive» en réservant la peine capitale aux «crimes les plus horribles».


Selon Amnesty, neuf peines de mort ont encore été prononcées en 2014 au Maroc, tandis que «117 personnes dont trois femmes» se trouvent «dans les couloirs de la mort».

 

ALM.

Published by Le Maroc contre la peine de mort - dans Presse Maroc
commenter cet article
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 10:29

Selon l‘épouse du blogueur saoudien, Raif Badawi pourrait être une nouvelle fois jugé pour apostasie, un crime passible de la peine de mort.

 

 

Le cauchemar est sans fin pour le blogueur saoudien, Raif Badawi. Condamné en mai 2014 à dix ans de prison, à une amende de 1000 riyals (225.000 euros), ainsi qu'à 1000 coups de fouet pour avoir «insulté l'islam», le blogueur de 31 ans pourrait repasser devant les tribunaux. Selon sa femme, Ensaf Haidar, les juges du tribunal pénal d'Arabie envisageraient un nouveau procès, cette fois pour apostasie. Raif Badawi serait alors passible de la peine capitale.

 

«Nous avons des raisons de croire que le même juge a de nouveau demandé au chef de la Cour d'appel de juger Raif Badawi pour apostasie. Nous appelons les citoyens du monde et les gouvernements à ne pas laisser Raif Badawi se faire trainer à mort par ces fanatiques. Et nous renouvelons nos appels à sa Majesté le Roi Salman de pardonner Raif Badawi et lui permettre de quitter le pays», a déclaré Ensaf Haidar, qui vit désormais au Canada avec ses trois enfants.

 

En 2013, le même juge avait déjà tenté d'accuser le militant, qui prône la liberté d'expression dans son pays, de renoncer à sa religion musulmane. Le tribunal avait rejeté l'accusation après avoir assuré que le blogueur était bien musulman. Le 7 mai 2014, Raif Badawin fut toutefois reconnu coupable, en appel, d'insulte à l'islam. Il s'est vu infliger, le 9 janvier, les cinquante premiers coups de fouet de sa sentence. Aucune autre flagellation n'a eu lieu jusqu'à présent, notamment en raison d'une «cicatrisation lente» de ses plaies.

 

Une campagne internationale

 

Amnesty International n'a pu confirmer à ce stade les informations de Ensaf Haidar. En janvier, l'organisation a lancé une pétition mondiale pour obtenir la libération du blogueur saoudien. «Plus d'un million de personnes ont appelé à la liberté de Raif Badawi. Ce devrait être la seule chose dont nous devrions entendre parler», a déclaré Philip Luther, directeur de la section Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International. En France, plus de 110 000 personnes ont apporté leur soutien. Outre cette pétition, de nombreuses personnalités, comme Angela Merkel, David Cameron, le Prince Charles et de nombreux Prix Nobel, se sont mobilisés.

 

Le sort inquiétant des défenseurs des droits

 

Amnesty International France rapporte que dans une récente conversation téléphonique avec sa femme, Raif Badawi a confié: «Mon cas n'est pas un cas individuel, c'est un cas de liberté d'expression et de liberté de religion. S'il te plaît, demande à tous ceux qui sont mobilisés pour nous de défendre également tous les prisonniers d'opinion en Arabie Saoudite, peu importe leurs opinions et peu importe que nous soyons d'accord avec eux ou non. Nous devons tous être libérés.» De nombreux militants pour la liberté d'expression seraient en ce moment poursuivis en justice ou déjà incarcérés en prison. C'est notamment le cas de Waleed Abu al Khair, avocat de Raif Badawi et défenseur des droits humains, condamné à quinze ans d'emprisonnement le 12 janvier.

 

Published by Le Maroc contre la peine de mort - dans Presse monde
commenter cet article
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 10:38

ACTUALISATION 19/01/2015 (10h30): Dimanche 18 janvier, les médias saoudiens ont annoncé l'arrestation de l'homme qui a filmé ces images. Les autorités envisagent de porter plainte contre lui. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur a expliqué que son acte pourrait être considéré comme de la cybercriminalité.

 

 

Femme décapitée en pleine rue à la MecqueCes images, tournées discrètement, montrent l’exécution en public d’une femme dans les rues de la Mecque, lundi. Retirée de YouTube, la vidéo continue de circuler sur d’autres sites. France 24 a décidé de n’en publier que des captures d’écran.

 

Laila Bint Abdul Muttalib Basim, birmane, vivait en Arabie saoudite. La justice du pays l’a jugée coupable d’avoir sexuellement abusé de sa belle-fille de sept ans et de l'avoir tuée.

 

Dans la vidéo, on voit plusieurs policiers la maintenir à terre en pleine rue. Elle clame son innocence et hurle à l’injustice jusqu’à la fin. Un homme la frappe trois fois au cou avec un sabre. Les hurlements de la femme cessent dès le premier coup.

 

Le bourreau lève son sabre dans l'air. Capture d'écran de la vidéo.

 

Puis, une voix s’élève d’un haut parleur : "Annonce du ministère de l’Intérieur… ". Puis la voix déclame des versets du Coran : “La punition de ceux qui font la guerre à Allah et à son messager, et qui les affrontent de toutes leurs forces pour semer la discorde sur la terre, sera la décapitation ou l’amputation des mains et des pieds. "

 

Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, les autorités espèrent que cette exécution découragera d’autres personnes qui pourraient être tentées de commettre des crimes semblables.

 

Le nombre d’exécutions en Arabie saoudite est en augmentation ces dernières années. Il est passé de 78 en 2013 à 87 en 2014. Depuis le début de l'année, Basim est la septième personne à être exécutée, c'est-à-dire en seulement deux semaines.

 

Cette vidéo a été publiée sur Internet alors que l’Arabie saoudite était déjà sous le feu des critiques pour un autre cas d’atteinte aux droits de l’Homme : la semaine dernière, les autorités ont administré 50 coups de fouet à un bloggeur qu’elles accusent "d’insulte à l’Islam ". Une deuxième série de coups de fouet était prévue ce vendredi 16 janvier : Raif Badawi a été condamné à 1 000 coups au total, à raison de 50 tous les vendredis, ainsi que dix ans de prison, mais cette session a été reportée "pour raisons médicales ".


 

Vidéo Pour ceux qui souhaiteraient voir la barbarie saoudienne. Evidemment, ce n'est pas la meilleure pub pour la ville sainte. D'ailleurs la personne qui a filmé l'exécution a été à son tour arrêtée.

http://ivoirtv.net/videos/videos-gags/5055-arabie-saoudite-femme-decapitee.html

Published by Le Maroc contre la peine de mort - dans Presse monde
commenter cet article
17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 08:46

Au lendemain de l'attaque de talibans contre une école de Peshawar, le Pakistan a annoncé, mercredi 17 décembre, la levée de son moratoire sur la peine de mort dans les cas de terrorisme. L'attaque de Peshawar a fait 141 morts, dont 132 enfants, ainsi que les neuf assaillants, selon le dernier bilan fourni par les autorités pakistanaises.

 

Au Pakistan, les condamnations à mort sont relativement fréquentes, mais cette sentence n'était plus appliquée depuis 2008, hormis dans un cas lié à la cour martiale, le pays respectant un moratoire sur la peine capitale.

 

8 000 CONDAMNÉS À MORT

 

Le premier ministre, Nawaz Sharif, arrivé au pouvoir à l'issue des législatives de mai 2013, avait jonglé avec la possibilité de réintroduire la peine de mort, un projet alors dénoncé par des organisations de défense des droits de l'homme et des diplomates européens. « Il a été décidé [par un comité ministériel] que le moratoire devait être levé. Le premier ministre a approuvé cette décision », a déclaré un porte-parole du gouvernement.

 

Selon Amnesty International, environ 8 000 condamnés à mort se trouvent actuellement dans les prisons pakistanaises. Les organisations de défense des droits de l'homme dénoncent aussi le fait que certains d'entre eux ont été jugés par des tribunaux antiterroristes, réputés plus efficaces, même si leurs crimes ne sont pas liés directement à des affaires de terrorisme,

 

Le maintien du moratoire avait été considéré comme l'un des points-clés ayant permis au Pakistan d'obtenir il y a un an le statut « GSP+ » lui permettant d'exporter sans barrière tarifaire de nombreux produits, notamment le textile, vers l'Union européenne, son premier partenaire économique.

 

Published by Le Maroc contre la peine de mort - dans ET AILLEURS
commenter cet article
28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 16:59

Tous pour passer d’une abolition de fait à une abolition de droit, c’est ce que les abolitionnistes de la peine de mort se sont accordés à dire à Marrakech.

Intervenant lors d’une conférence organisée dans le cadre de la deuxième édition du Forum mondial des droits de l’Homme, les militants venus des cinq continents se sont montrés optimistes. La situation s’améliore et de plus en plus de pays optent pour une abolition définitive, ont-ils déclaré. «Aujourd’hui, la situation est très différente d’il y a 30 ans», annonce le président de la Coalition marocaine contre la peine de mort, Abderrahim Jamaï. Selon le bâtonnier, les efforts des militants ont fini par payer dans plusieurs pays surtout en Afrique. Il n’a pas omis de rappeler l’importance du discours royal adressé jeudi aux participants au Forum. Le message évoquant la peine de mort pour la première fois est un bon signe pour les militants de cette cause, a-t-il souligné.

 

De son côté, Raphaël Chenuil-Hazan, directeur de l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), et vice-président de la Coalition mondiale contre la peine de mort, a indiqué que les avancées réalisées dans le domaine de l’abolition de la peine de mort sont les plus remarquées par rapport aux autres causes liées aux droits de l’Homme. Selon ce responsable, ce sont quelque 105 pays qui ont aboli la peine de mort aujourd’hui, soit les deux tiers des pays membres des Nations unies. Ces pays ne dépassaient pas le tiers il y a 30 ans, toujours selon M. Hazan. Pour mieux étayer leur thèse, les partisans de l’abolition de la peine de mort se basent sur un principe fondamental selon lequel la justice ne doit pas être synonyme de vengeance.

 

De plus, ils mettent en avant la nature irréversible de la peine qui peut être prononcée à tort, comme l’ont démontré plusieurs cas partout dans le monde. Sur ce point, la directrice de la Coalition mondiale contre la peine de mort, Maria Donatelli, estime qu’il faut multiplier les efforts pour susciter les débats autour de la question.

S’agissant du Maroc, la responsable trouve que le moratoire observé depuis plusieurs années n’est pas censé durer longtemps et qu’il doit être avant tout un pas vers l’abolition de droit et non pas une situation durable.

Se présentant comme une problématique universelle, l’abolition ne cesse de rassembler les partisans. Au Maroc, c’est tout un réseau de parlementaires contre la peine de mort qui s’est constitué il y a quelques années. Une autre coalition d’avocats a aussi vu le jour. Dans le monde, 160 organisations réparties sur 40 pays se sont rassemblées en une coalition pour mieux faire entendre leur voix auprès des autorités concernées.

 



Questions à Raphaël Chenuil-Hazan, directeur de l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), et vice-président de la Coalition mondiale contre la peine de mort


«Le Maroc est prêt aujourd'hui à passer du moratoire à l’abolition»

 

Quel impact pourrait avoir ce genre d’événement sur la cause des abolitionnistes au Maroc ?

Le fait que l’événement mette la question des droits de l’Homme et l’abolition de la peine de mort au cœur du débat national, au cœur des questions que posent les politiques ainsi que l’opinion publique, est déjà très important. Pour ce qui est de l'impact éventuel ; si vous écoutez le formidable discours de S.M. le Roi hier, vous réaliserez qu'il cite de grandes questions de société, et notamment la peine de mort. Il y a quelque chose qui change dans la société marocaine, vous avez entendu parler du dernier sondage sur la question de la peine de mort où seulement 39% des Marocains sont pour, ça veut dire que même l’opinion publique bouge, que les choses évoluent. La société civile, les hommes politiques... sont prêts à abolir la peine de mort, S.M. le Roi lui-même a dit qu’un débat important devait être mené dans ce sens.

 

Pensez-vous que le Maroc soit prêt à passer du moratoire à l’abolition ?

Oui, je le crois. D’abord parce que ça fait 23 ans que vous n’avez exécuté personne, donc la peine de mort n’est pas utilisée. Cela veut dire que la peine de mort n’existe pas, elle n’est pas une réalité, donc pourquoi ne pas s’en débarrasser une bonne fois pour toutes pour empêcher un jour qu’elle revienne et pour placer le Maroc parmi ces pays abolitionnistes qui sont majoritaires. Il faut rappeler que la grande majorité, deux tiers des pays du monde ont aboli la peine de mort, ça veut dire que c’est irréversible. Je pense qu'au Maroc l’opinion publique, les parlementaires, les avocats, les sociétés civiles, et même les religieux sont aujourd’hui prêts à passer ce cap.

 

Les coalitions sont-elles capables de faire pression dans ce sens ?

Il y a huit ans, quand le CPM est venu au Maroc, on ne pouvait pas parler de peine de mort, on en parlait de manière détournée. C’était difficile, les médias n’en parlaient pas, les avocats et les parlementaires n’en parlaient pas. Aujourd’hui, tout le monde sait que dans un État civilisé, dans un État qui avance, on abolit la peine de mort, on abolit la torture et on abolit l’esclavage, c’est le futur et c’est universel, toutes les cultures, toutes les religions avancent dans ce sens.

Le cas du Maroc

 


Au Maroc, la peine de mort n’a pas été exécutée depuis plus de 20 ans, mais elle continue à être prononcée par les juges du Royaume. Cette abolition de fait n’est pas du goût des abolitionnistes qui revendiquent la fin d’un moratoire qui n'a que «trop duré» pour passer à une abolition de droit. Dans ce sens, le réseau des parlementaires marocains contre la peine de mort avait déjà mis en avant une proposition de loi. Une proposition qui s’articule notamment autour de la suppression de cette peine du Code pénal, du Code de la justice militaire, et de la loi sur le terrorisme. Comptant plus de 160 membres, le réseau des parlementaires marocains contre la peine de mort a été créé en 2012. Présidé par la députée du Parti de l’authenticité et de la modernité, Khadija Rouissi, le réseau prend aussi part aux travaux du Forum de Marrakech à travers des conférences de presse pour sensibiliser à cette question.  L.A.

Published by Le Maroc contre la peine de mort - dans Presse Maroc
commenter cet article

Derniers Articles

CoalitionsMaghreb

LE MAROC
Née le 10 octobre 2003, la Coalition Nationale pour l'Abolition de la Peine de mort au Maroc (CNAPM) rassemble aujourd'hui 7 ONG :

L'Observatoire Marocain des Prisons / L' AMDH / Le Forum marocain pour la Vérité et la Justice / L'OMDH / Le Centre pour les Droits des Gens (CDG) / L'association des barreaux d'avocats au Maroc / Amnesty International section marocaine.
LA TUNISIE
a également sa Coalition nationale contre la peine de mort, fondée à Tunis le 14 juin 2007 par 7 ONG de défense des droits de l'Homme et une centaine de personnalités des arts, du spectacle et des lettres.
article

 

 

 

 

 

L'ALGERIE
Le 10 octobre 2009, la LADDH (Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme) crée l'Alliance algérienne contre la peine de mort. Un premier pas vers l'abolition !

 

 _________________________

 

 

Algérie, Tunisie, Maroc.
Qui abolira en premier ?

* L'Algérie est le seul pays arabe à avoir voté pour la résolution en faveur d'un moratoire sur la peine de mort adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 2007

* La Tunisie. Le président Ben Ali s'était engagé à ne jamais signer l'exécution d'un condamné à mort (interview du Figaro Magazine, nov. 2007). Le gouvernement de transition a annoncé qu'il allait signer le 2ème protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort .

* Le Maroc Le mouvement du 20 février demande l'application des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation comprenant l'abolition de la peine de mort. Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) mis en place par le roi en mars 2011 devrait agir en ce sens.  

 

________

 

Etat des lieux de la peine de mort au Maroc (vidéo)  http://www.dailymotion.com/video/xl8sln_mustapha-znaidi-au-rassemblement-de-soutien-a-troy-davis-a-paris-21-09-2011_news 

 

TORTURE / Sur les 141 pays au monde accusés par Amnesty International de pratiquer la torture, le Maroc figure parmi les cinq États où la pratique de la torture est la plus systématique.

Hchouma !

 
Top 5 des pays exécuteurs : Chine (2400 exécutions!), Iran, Irak, Arabie saoudite, États-Unis  (2013). 
La Chine, l’Iran et les États-Unis ont constamment figuré sur la liste des 5 pays ayant exécuté le plus grand nombre de prisonniers depuis les six dernières années. La Chine est responsable, et de loin, du plus grand nombre d’exécutions.